jeudi 31 juillet 2008

banque-route à Lacanau- l'intégrale

Jusqu’au bout de la piste Flaschback Des bonnes et des moins bonnes idées jaillissent au cours des bons repas : les F.B.I (les fausses bonnes idées). Cela peut-être : -« Hey Jacky ! Si on sortait la décapotable cet aprèm’ ? » J.F.K le 23/11/63 à Dallas -« Hé Nick ! Si j’enregistrais un deuxième C.D ? » Carla B. Un jour. Palais de l’Elysée. Et, entre ces deux tragédies, un peu d’air frais : -« si l’on faisait Bx – Lacanau à roller pour s’entraîner ? dit l’Homme. Sont-ce les feuilletés Chèvre, confiture d’oignons (l’âpreté du chèvre t’assèche les papilles et le sucré de la confiture d’oignons te les prend par surprise, ça pétille de saveur comme un préliminaire amoureux de bonne augure), le cru médoc, les yeux de Nelly, la persuasion de Franck (dit l’Homme) ? Je m’entend répondre affirmativement, sans songer au retour qui risque d’être aussi copieux que le poulet aux olives mais peut-être moins savoureux. Personne ne remarque que pour cet entraînement là il faudrait……. De l’entraînement, comme personne ne remarque que j’achève consciencieusement les congolais maison du dessert. St Médard. Gare cycliste. 9h Regroupement des aventuriers de la piste. L’Homme a concédé un départ au plus avantageux. Ce sera : St Médard – Lacanau ( 47X2) Les autres membres de l’équipe originelle des rollingblueband, pas fous, se sont trouvé des occupations moins énergiques pour leur réveil dominical et Frank à enrôlé deux cyclistes intérimaire : Marjorie et Manu inconscient ou courageux. L’équipage vélo, Nell et Fab accompagnées des déjà cités, et piétons à roulettes, Franck et moi, petits épargnants de l’effort à venir partagent le ruban goudronné avec quelques sportifs chevronnés, papys en décrassage des excès de la veille, convois familiaux avec remorque remplies de nains, tous cyclistes. Les muscles froids, nous déclinons l’offre de roulage en commun d’un conseiller clientèle sportif de la première catégorie l’investissement vitesse nous semblant au dessus de nos moyens. Puis, quelques minutes plus tard, nous cédons à l’attrait des subprimes et prenons la roue de deux tentateurs pour un gros rendement de 28km/h sur 7 km où nous rattrapons et dépassons le 1er "conseilleur" jusqu’à l’échéance de Salaunes où le réalisme nous revient et réalisons nos dividendes avant la banqueroute de la fatigue. Attendant les autres actionnaires alourdit de l’impôt bagage – glaciaire – pique – nique nous remercions les deux inspirateurs d’avoir tenu compte de notre spécificité de roller lors des dépassement, croisements et relances douces aux intersections. Jonction pour quelques bornes en commun avec nos pistardes préférées (toi aussi, Manu on t’aime), mais cela ne dure pas : la fièvre de l’or de la vitesse nous reprend et là, c’est Franck qui met le feux derrière un coursier en reprise de pédalage comme il nous l’apprendra telle une excuse à son épuisement après 5 km de vent sur les épaules franchis allégrement à nous abriter. Le paysage, extérieur jour, plein soleil, comme on dit au cinéma, 29°, nous offre sa perspective en ligne de fuite comme les rails de cet ancien chemin de fer aujourd'hui goudronné sur deux segments longs comme un P.E.L. Derrière la roue de Fab, d’une régularité bienvenue de métronome, qui mène le train de ce convoi entre Ste Hélène et Saumos pendant neuf kilomètres puis, dix de mieux, à découvert jusqu’à l'ombrage de la Marina de Talaris où repose sur le clapot le voilier du couple M§Ms ( merci Nell). Je me prends les pieds dans le tapis de l’entrée de la ville et chute comme le cours d’Alcatel Lucent sur le sol Cannaulais avec le chant des grillons sous les pins en surchauffe. Arrivée. Stop. Après, c’est l’Amérique. Lacanau. 12h30 Pique–nique, binouze, plage, et voici venir Manu et Voici qui nous donne des news des people : - « Jenifer s’est "remise" avec Obispo - elle s’est remise au pipo ? - C’est reparti avec O-B-I-S-P-O! - elle est repartie au bistrot? - t’es lourd ! » Soit ! Allégeons. Je vais tenter la baignade. L’océan roule sa houle fraîche et menaçante dans la baïne en formation. Dans le champ de vision : Marjorie. Ses harmonieuses proportions mériteraient à elles seules un blog : lamermaispasque. Com. Un sixième sens me recadre le regard dans le bon axe : Juste à temps. Fabrina sort de l’eau et m’observe. sur le chemin du retour.16h30 La batte et les bêtes. Aprés quelques délices glacés, à valoir sur les prochains débits énergétiques, nous reprenons la rando. Le balancement monotone du geste de poussée un coup à gauche, un coup à droite, lassant me cause une torpeur dangereuse. Alors, réveillé par un groupe de V.T.Tistes, je solde mon compte épargne de tonus par une échappée en leur compagnie, puis pour ne pas payer les agios à un taux d'usure je m'intercale dans le train reconstitué qui m'a rattrapé. Lors d'une pause de récupération nous sommes témoin d'un incident: un échantillon de 3 B:Bétise Brutalité Bestialité, un triste spécimen "d’humanité", qui a tord d’être alcoolisé, s’en prend à deux jeunes à cyclomoteur, qui ont tord d’être là, trop vite, trop insolent, trop dangereux. L’énergie scandalisée de Nelly, l’autorité diplomate et sage de Franck ne réussira qu’à différer le différent. Revoilà le gamin que nous avions réussis à arracher des mains des excités, accompagnés de son père, du sang dans l’œil, de la vengeance dans le regard, une batte de base-ball dans la main. De ces trois éléments la batte recèle certainement plus d'intelligence que les deux "bêtes"et ces deux générations d’abrutis de père en fils se dirigent vers le groupe d’hystériques pressé de changer leur destin de victime en destin de coupable. Impuissant, dégouttés, attristé, nous repartons, concentré dans une colère canalisée par nos valeurs de l’effort inutile et désintéressé qui ne sont malheureusement pas universelles. Franck prend le commandement et sous son impulsion et la participation active de Nelly la dream team amène la meute à 31 compteur. St Médard. Gare cycliste.19h30 épiloque. Le jour et le week-end meurent lentement sous le regard impassible du soleil déclinant. Les compteurs indiquent pour Nelly 99. 5km, pour Manu : 100 tout rond et deux fois deux heures trente. Je prends l’info de celui de Manu, la barre mythique atteinte. Champagne et synthol, C’est ma tournée ! P.S: les allusions monétaires sont un private joke destiné à la plus jolie des banquières.

1 commentaire:

C'est pas facile ! a dit…

Merci pour la plus jolie banquière !!
Quant au texte, il est parfait.
J'en mets un lien sur mon blog de ce pas.

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