vendredi 25 juillet 2008

Les épousailles du Prince Noir et de la Dame Blanche(*)

 
Montussan.
Les conversations bruissent, les amis se reconnaissent et papotent sur le perron de la mairie Soudain une déesse fragile et menue surgit. Les paroles deviennent murmures puis silence. La foule s’ouvre comme la mer Rouge devant Moïse. Je ne l’ai jamais vu si belle. De sobriété gracieuse, de discrétion éclatante, de bon goût. Nous applaudissons spontanément cette apparition pour la montée des marches Montussannes. Un torrent intime bouillonne dans son être dont seuls jailliront quelques embruns au barrage des paupières de cette femme en béton désarmée. L’as parmi les as, vêtus par un coûteux et célèbre couturier italiens, souriant, apparemment détendus pour sa consécration. Sans doute l’expérience de l’excellence, l’habitude des sommets et la modestie des puissants. Ils disparaissent dans l’ombre et l’hôtel de ville où ils ont réservés une chambre, celle des consentements. Ils vont se dire haut et fort devant autant de témoins que d’amis ce qu’ils se sont murmuré. C’est le jour J, l’heure H, la minute aime. Elle va dire OUI à la question pour un champion. Le rassemblement des supporters les plus pieux se dirige à l’azimut vers l’édifice catholique. Quand soudain, Au seuil de l’église l’eau bénite frémit et se met à bouillir dans le bénitier. La voûte abbatiale tremble. Un souffle puissant et surnaturel soulève la robe ecclésiastique et glace les dévots : Celui Qui Sait Tout voit que je suis parpaillot comme Véro, athée, agnostique comme personne mais quand la tête est passée….. J’entre comme Henri IV dans Notre Dame : si « Paris vaut bien une messe » ces deux là valent bien que je me damne et de finir comme Ravaillac, écartelé entre l’amour de l’amitié et la fidélité au protestantisme. Nous échangeons un regard complice: Véro calme Luther, moi Calvin et tout rentre dans l’ordre de la sérénité.
J'aperçoit Laurence. Un bref tremblement de trac aussitôt maitrisé agite imperceptiblement ses bras dénudés et sa voix noire, fine et puissante en direct de New Orléans et de sa gorge  monte  sans faillir sous la voussure millénaire. Un frisson fait vibrer l’air et l’assistance.
La princesse charmante et le prince charmé persistent dans leur consentement, logique point d’orgue d’une grande série d’heureux évènements de la dernière décade. Alors, le "canon de Pachelbel" nous tire à bout portant des frémissements émus, lorsque Karine, métissage de beauté et d’art, se penche sur l’ harpe dans un geste d’Erato(*) à la rencontre du ré grave. Par sa posture et sa chevelure, son visage et sa mine, son interprétation resplendissante de jeunesse et de talent convie la Grèce antique à l’union des belles âmes. Quelques bondieuseries et Gospel plus tard les mariés de l’édile et les époux de dieux sortent sous les pagaïes, les arcs, les roues, symboles de notre amitié et de nos passions. Désormais, chaque jour le goût de la vie sera plus savoureux et le coût de la vie moins onéreux chaque année fiscale. Nous espérons rester dans vos mémoires. Vous resterez dans nos cœurs et nous, déjà, réclamons du rab d’AXXXXXXXry. Alors……..Vite un garçon !
(1)le prince noir vous voyez qui c'est, en plus sympa et moins belliqueux que l'original et la dame blanche c'est celle de Fausto Copi dont il disait qu'elle était sa drogue parlant de sa maitresse devenu son épouse)
(*) une de 12 muses: celle de la musique
Château de Camarsac Voilà un CDD qui se termine et un CDI qui s’entame entre ce sympathique garnement polyvalent comme un couteau suisse capable de concevoir un raid clé en main ou sangler un baudrier, déjauger un cata (maran) sans cata (strophe), monter sur le podium ou creuser une piscine, tenir un micro ou lâcher ses poursuivants, construire une palombière ou de solides amitiés et cette alchimiste jolie transformant le sable du Pilat en or de Maguide(*) et les gènes de Pat en jolies petites princesses pour une durable union. Celle au regard qui parle et dit:-« reste pas là, bouge » ou : -« fais moi un garçon ». Il faut la comprendre, elle ne répètera pas, accepte le mariage et nous permet, nous convie au spectacle réjouissant de la passion raisonnée de l’un avec le raisonnement passionnant de l’une. Tout deux également belle et beaux ont cependant une déformation : ils ont chacun deux cœurs. Celui de l’élégance et du courage et l’autre tout entier pour s’aimer. -Pat s’était endormi, rompu de fatigue et de bonheur en botte de terrassier, un GPS au poignet, une pioche à la main il voit Sandrine curieusement et inhabituellement vêtue. Autour de lui des plafonds, de la moulure, des lustres haut dans son ciel, des tapisseries et des tableaux dans son horizon, de la marqueterie et des tapis sous ses pieds, l’agitation, la clameur d’une noce dans sa tête. Penchée au dessus de lui : ELLE ! - qu’est ce que tu fait dans mon rêve ? - tu ne rêves pas ! dit-t-elle en l’embrassant Le didji envoie du gros son, présage de gros bonheur. Que la fête commence. Que la vie continue !
(*) lire le "raid aquitaine.

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