vendredi 25 juillet 2008

trail du prince noir

Trail du prince noir II ème du nom Préambule: Surplombant les vignes et forêts de la commune de Camarsac, le château domine le relief de l'Entre-Deux-Mer.Il fut édifié au XIVème par Laurent de Canteloup, puis agrandit au XVIII par Pierre de Gérès. Il doit son surnom de Château du Prince Noir à Edouard de Woodstock, prince de Galles et fils de Edouard III, roi d'Angleterre, qui y a séjourné pendant la guerre de Cent Ans. La paix règne sur la terre de France en l'An de grâce 8 après le bug de l'an 2000, Edouard est toujours vivant:sa descendance a remplacé la noblesse du sang par la noblesse du cœur, le destrier par le vtt et les joutes ne sont plus qu'oratoires .Les lotissements remplacent les champs de batailles, les tournois ne se font plus pour le mouchoir d'une dame mais toujours pour l'honneur d'une place chèrement gagnée. Dans les veines de ses héritiers coule à jamais l'envie d'en découdre. Sur ses terres. Pacifiquement!
Action!
Une fenêtre météo s'entrouvre timidement pour accueillir les randonneurs et coureurs, sur l'enclave angloise d'entre deux mers rendue au royaume de France. Piqûre de rappel historique, je vous la fait courte: en 1152 après le divorce d'Aliénor d'Aquitaine et de Louis VII le Jeune, plus porté sur la prière que sur le frisson crapuleux, Aliénor, en jachère et caliente comme une baraque à frites, rencontre sur Mytic.fr Henri II Plantagenêt dit la poutre de Westminster.
Romantique autant que pragmatique, elle range son patriotisme dans le panty et un Eurostar plus tard, déboulle à London avec la Guyenne dans son hennin et un barricot de Clairet de Quinsac sous le bras.
Riton II, serrurier opportuniste, lui bricole la ceinture de chasteté et la Guyenne devint anglaise.
Nous voilà partis pour quelques bisbilles qui aboutiront plus tard à la "guerre de cent ans". En attendant la communauté européenne prévue dans un demi millénaire, on échange avec les aïeuls de Lady Di et les ancêtres des Beatles quelques horions, on s'interroge à la tenaille rougie à blanc pour connaître le digicode de quelques ribaudes, on s'empale dans la joie et s'étripe dans la bonne humeur jusqu'à ce que, non contents de boire de l'eau chaude avec des feuilles dedans et de faire bouillir les viandes rouge, ils vint aux "Godons" l'idée de rôtir la viande blanche, autrement nommée Jeanne la pucelle, à Rouen en 1431.
C'en est trop, et pour punir ce double outrage à la chasteté et à la rôtisserie, rendez-vous fut prit au château de Castegens pour l'ultime castagne dite "bataille de Castillon" où John Talbot perdra contre Michel Pérunin par 1453 à 0 (Michel, c'est le finisseur qui achevât John d'un coup de hache d'où sans doute l'expression "on s'est fendu la gueule!" qui de nos jours à une connotation plus festive).
L'affaire est conclue mais pour l'Aquitaine, les conséquences ne sont pas bénéfiques. Plus question de chartes au contenu libéral, plus question de "consentir " l'impôt. Jean de Foix, fils de Gaston 1er dit le Lion des Pyrénées, restaure quelques privilèges aux Castillonnais pour calmer le jeu et on se reverra à la prochaine coupe du monde.
L'on me pardonnera cette digression un poil triviale, mais un peu d'histoire ne nuit pas et il est bon de rappeler pourquoi nous portons le béret basque plutôt que le chapeau melon. Pour être équitable, et en terminer avec cette histoire de couvre-chef, c'est grâce à "l'entente cordiale" entre un amateur de cigare et le grand au képi que nous ne portons pas non plus le casque à pointes.
La course:
Donc, Phoebus est provisoirement radieux mais il y a plus solaire que lui au fond des tentes militaires austères, préposées aux inscriptions, Maryclair, Marie-Pierre, Véronique, Babeth, Sophie, Delphine, Danièle, Barbara, Christine, Nora et Sandrine, portent l'éclat sobre et sans paillettes de la beauté en langue d'Oc et les miss de la Dame au chapeau font marchandes de Capus comparées à nos princesses. Ainsi, dans l'assombrissement feutré des toiles, dotée d'autant de bijoux, la vitrine de l'A.S.L.R a des allures de joaillerie et les dossards sont à trois chiffres pour culminer à 845 futurs clients de LAFUMA; INTERSPORT entre autres mécènes avisés.
Chevaliers, écuyers, piétaille et marmaille, car les marmousets sont conviés à la fête, esgourdent David et Gérard à la sono lorsque Alain Létard, prince des mots dont le sceptre est un micro, convalescent châtelain de Lemoine, griot de la course à pied de la pointe de grave aux confins des Pyrénées, enrichit la mémoire vivante de la course nature par sa talentueuse présence. Le plateau s'enorgueillit de la participation de quelques "grosses cylindrées": Pascal 1et 2; Ghislain; David; Denis; Bruno; Marc; Wilfried, gourmands de chrono, les fuselées fusées Ariane; Karine; Frédérique; Annie Rose; Virginie habituées des podiums et entre autres figures amies, Martial le bien nommé, frais quinqua du jour entouré de quelques millepattes, le couple organisateur de l'Apre côte ; Galopins de Guyenne; Denis Boys; A.G.N; Anonymes du Campus et que l'on m'émascule si j'en oubli. Briefing de Patrick, devant la salle des fêtes et le cortège se dirige vers la place Fuendejalon pour le départ réel. (L'on pourrai dire aussi: la salle, défaite, se vide comme le Karouf de Beijing vers un territoire non boycotté, mais bon…) Ce transfert permet au moins bons de voisiner des cardios qui montent à 200, côtoyer du cuissot de rugbyman, d'observer le déroulé talon fesse d'échauffement de ces formules 1 qu'ils ne verront plus que de loin et de dos, rectifier quelque laçage ou l'ajustement d'un cuissard, et de remettre un peu d'ordre dans les boxers masculins. A chacun ses T.O.C pour évacuer la pression du départ. Les assaillants grimpent prestement au château, qui se souvient d'assaut moins pacifique, par le vignoble, accueilli par damoiselle Agnès sur les terres et avec la permission de Thierry Lurton qui vinifie la cuvée spéciale pour l'occasion. Insensible à ses charmes, la cavalcade continue. Pascal décroché, le ciel attristé pleure. Ses larmes célestes détrempent le sol déjà imbibée comme un supporter du P.S.G, la contré est rendue à la météo britannique. Cette ondée complique la course contre le temps. Il s'agit de trouver de la motricité, d'éviter la racine perfide, l'escargot téméraire et la cagouille suicidaire, être Candeloro dans les montées grasses, Grangé dans les dépressions glissantes, Manaudou au passage des gués. Le terme de l'effort approche lorsque Alicia et Bernard maître des lumières, bien que jeune retraité, entre encore dans la carrière et leur allume la grotte. épilogue.
L'enfant de deux ans né de l'O.P.N avec une cuillère d'argent dans la bouche est déjà mature, grâce à la fidélité des sponsors, l'ardeur des bénévoles, la ferveur des participants. Gageons qu'il invitera, à son troisième anniversaire, quelques équidés pour le castel et fera chauffer la boule à facettes pour guincher la carole, la tresque, l'estampie ou la saltarelle, toutes danses médiévales. Avec D.J David aux platines et Martial au champagne!
Que cela se dise. Que cela se fasse.
Serge

4 commentaires:

Anonyme a dit…

mwxcjei

Anonyme a dit…

je voulais avoir quelques infos sur la course et j'ai grâce à vous voyagé dans des temps qui me sont bien connus...Je vous en remercie.

Dame Mathilde (plus connu pour vous sous le nom de préparateur)

dusportmaispasque a dit…

Ma pharmacienne préférée ici? Dieu me savonne!

dusportmaispasque a dit…

Hélas 3X hélas: il manque les commentaires de Chonchon et Manu

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