lundi 27 octobre 2008

Défi Vert/Pari Tenu

(cliquer sur la photo pour agrandir)
Room service§club-sandwichs sous la"passée"

Colombine et ses copines palombes descendent au sud chercher le chaud tandis que nous montons au nord à la rencontre des premiers froids. Nous, c'est Sophie et Jack dans un premier convoi, Steph' dit Binbin et Patrice tout deux footballeurs blessés, têtus, motivés, le grand Joël, le petit Serge en route vers le Défi Vert version Vézère en terre de Corrèze. Certaines palombes vont (peut-être!) "morfler" de la possible rencontre avec Pat "le paloumayre" et nous (sûrement!) de la confrontation avec la nature. Déjà, la"sallers" remplace nos vaches à nous dans les prés d'ici, les toits changent de pente, de couleur et de matière, des jambes de filles disparaissent sous une jupe à pois, une vigne vierge monte rouge comme une bouche dans le Chêne, l'arbre nous sourit, l'accueil  est de Corrèze!

Nous sommes inscrit sous les couleurs Delair-Navarra, et le temps de nous convertir en Raiders, nous partons toutes les dix secondes en regrettant l'absence de la dream team100% A.S.L.R du Raid Landais:  Juju et Clem, issu du mercato et les "anciens" Steph'Duf' et David dont je vous recommande l'excellentissime récit. Bienvenu à  Clément et Julien et accrochez vous les anciens: les jeunes pousse(nt)s!

Samedi-Le Saillant 16h:François Dollent et l'arme fatale(*)

Sous l'égide discrète de François Hollande, le feu est mis aux deux cent raideurs pour une C.O contre la montre à pieds puis à V.T.T; Pasta partie et C.O de nuit. Patrice et Stéphane nos deux blessés servant de lièvres ne ménagent pas leurs blessures, séquelles de leur passion pour le ballon de foot et font les derniers mètres souvent les plus difficiles, cumulant des kms supplémentaires pour le pointage des balises. Quand à moi je subis  les séquelles du ballon de rouge de midi. Je suis en hibernation depuis le "relais de Jacquou" mon entrainement s'est réduit à contracter les abdos en poussant le Caddie et faire des étirements dans la file en attente de me faire plumer à Karouf. Un peu juste pour suivre ces atlhètes. Joël, en partenaire studieux, part au boulot à pieds chargé comme une mûle tous les jours. Dailleurs, quand on se tire la bourre dans les raidillons il est stoïque comme lors de cette sortie vélo quelques temps avant: On tirait le groupe, tout à droite en 52x11, il semblait être dans son salon, devant sa télé impassible pendant que je sentait ma dernière heure arriver. Bien sûr nous furetons aussi dans les épines et je ressort des taillis avec une couronne Christique, une envie de pisser et les lacets défaits. Ces "Ponce Pilate"  s'en lavent les mains et traçent la route sans attendre. Je dis à Père-"pardonnes-leur, ils savent ce qu'ils font!"et le devoir accompli, nous rentrons au gite, avant la pasta partie. 

(*Archives de blog 09/28-10/05 "il était une fois")

Voutezac/21H Ronde de Nuit C.O 9 Km

Bonnie, Clide et les Cyclopes

L'oeil de la lampe au milieu du front, deux cent cyclopes envahissent le hameaux. Joseph Poilu saisit sa pétoire:-"les boches reviennent!"Calmes-toi! Corréze-la-résistante, c'est la C.O qui commence. Balises 1;2;3;4;5:La pasta partie bien calée dans le cimetière à poulet(l'estomac quoi!), il faut crapahuter dans les ruelles pentues pour quelques balises puis s'enfoncer dans la brume sous la frondaison. Balises6;7;8;9;10: Les parents Montagné, taquins, déplaçaient les meubles de la maison familiale et cachaient sa canne blanche durant l'enfance du petit Gilbert, sans doute la bosse  de l'éducation. C'est un peu l'impression que j'ai, riant sous cape, enlaçant quelques troncs et me four(mal)voyant dans les fourrés. Puis, dans la clairière, tandis que mes collègues s'orientent, ma  frontale engage un  dialogue de luciole avec les étoiles. Balises11;12;13;14: Nous gravissons à quatre pattes le crâne du tertre, nous doigts agrippent ses cheveux de lierre et de mousse ou, parfois de coques de chataigne et de houx. Balises15;16;17: Une senteur de menthe fraîche exhale de l'herbe, nous respirons, époumonés, l'haleine Colgate de  la prairie. Balises18;19;20:  Les compagnons d'Ulysse rescapés du Cyclope rencontrent Circé magicienne qui transforme les cochons qui sommeillent en chacun de nous en sangliers bien pratique pour fureter la ronce et le buisson à la recherche de l'avant-dernière balise. Du lactaire, du cépe, de la gueule de loup, de la mure mais pas de balise. Nous manquera, comme à beaucoup, la 19. Bonnie Parker et Clide Barrow, Sophie et Jack ont fait le hold-up sans armes et raflé la mise des vingt balises! L'arme fatale du sourire de Sophie fait fondre les difficultés et décuple l'énergie de Jacques déjà généreux de nature. Bilan: 12 kilomètres parcourus sur les 9 du parcours idéal, une ronde de nuit à la Steevie Wonder quand d'autres sont à la Duracell!

Dimanche-Voutezac-8H -1°/Canoë 7Km

Tagada,tagada, voilà les Dalton

Température négative, une légère bise nous embrasse partout, Corrèze-la-frigide nous enserre dans ses bras glacés. Mes articulations, sans W40, grincent et couinent comme des charnières rouillées en attendant la montée en température de la synovie. Aprés 2 kilos de CàP, Joël, plus preste, nous a déjà choisi judicieusement une embarcation, fine, longue et lourde avec un haut bord, mais pas auto videuse. Mise à l'eau bon dernier, sans reproche ni mauvaise humeur de mon associé car il n'y a pas que  dans la taille qu'il a de la grandeur mon Jojo, il a en aussi  dans le caractère. Pat et Binbin sont déjà loin. Le froid et l'humidité nous font des doigts de verre qui  retrouvent leur sensibilité en cognant entre la pagaie et la coque. Pas de casse mais la chair souffre. L'inertie et la carène choisie par le grand  nous entrainent et nous remontons déjà quelques canoës à la trajectoire hésitante. Mais, la machine à perdre est en marche: bloqué sur une barre rocheuse (c'est moi qui dirige) nous nous retrouvons en équilibre, les 160 livres de Jo à l'avant font balançoire et nous pagayons à vide.  Bon, c'est l'heure de s'énerver! Jo devient Averell, je deviens Joë Dalton. Poussée virile du petit nerveux, la proue plonge un métre en contrebas et la barque devient baignoire. Jo/Averell a de l'eau jusqu'à la taille et les noisettes au frais puis, trouvant la veine de la rivière, là où le courant "tire" fort, quand d'autres canotent en travers ou accrochent les branche basses, les grands coups de "pelles" finissent par payer et nous remontons dans la brume une vingtaine d'équipages. Vingt instants magiques, d'images floutées, de sons amortis des autres "vaisseaux fantomes"sortis et avalés aussitôt par la  buée  de la rivière au rythme de sa respiration montant vers le ciel du jour naissant. Et, de nouveau le silence, la glisse dans le mystère de la brume refermée. Nous concluons en même temps que le couple jaune et noir, à quelques encablures de nos équipiers con-gelés pas chaud pour reprendre les vélos.  

Retour sur la terre ferme: C.O V.T.T, 40Km; CàP en C.O, 10Km;V.T.T balisé, 5Km. Arrivée.

Parc V.T.T Saillant\Échelle contre le mur

Petite liaison tranquillou par le bitume vers les premiers raidillons. Notre allure est un compromis entre assez vite pour se réchauffer et pas trop pour ne pas subir la brise collant nos vêtements humides comme des rideaux sur une vitre. Jacques crève; Sophie meurt..... de froid à ne pouvoir changer de vitesse. Nos orienteurs optent pour un raccourcis empierrés glissant avec un dénivelé qui dresse les bécanes inclinées comme une échelle contre un mur. Tu grimperai, toi en roulant sur des savonnettes? Eux (Patrice et Binbin) si! Nous, on alterne cycliste et pédestre au gré de nos travers sur la caillasse lubrifiée de rosée. En haut la sueur a remplacé l'humidité de la Vézère, les copains arrivent par grappes, le soleil nous donne quelques rayons pour sécher le linge, les orienteurs leurs lumières: on sait ou on va.  De l'air après de l'eau, du feu (dans les poumons), de la terre tout autour des pommeraies et l'enthousiasme comme cinquième élément. Qui dit montée dit descente. La même à l'envers, très raide, très longue, très dure (David, du calme!). Nous comptons quelques sacrés descendeurs dans nos rangs la-bas à l'A.S.L.R: Pascal, Laurent-le-magnifique des Sablons, Pat- le-Paloumayre façon pompier, pieds en avant de la palombière, les Stephane, Philou-chaperon rouge, Bernard-vélo-en-fonte et pas trop de frein mais des cojonès, Binbin( Sierra de Guara, Iraty, Bardenas) Didier ( Téquila, Aguardiente, Mescal, Vodka) David qui descend comme Absalon, écrit comme un reporter de L'Equipe et Jacques qui double toujours poliment. Celle qui nous attend, quasi-verticale, est le dernier stade avant le saut à l'élastique, avec des marches et des pierres roulantes. Pas fan de ces rolling stones-là, je débranche le cerveau et saute dans le vide derrière les fadas. Le cul sur la roue arrière , la selle sur l'estomac, j'oubli le frein avant, je suis poli avec le frein arrière trés susceptible dans le gras-glissant, les bras légèrement fléchis pour encaisser les coups, le regard loin devant pour voir mon avenir, je laisse les potes s'occuper des balises, trop occupé à rester en vie. Aprés 9 Heures d'efforts à bouffer de la graine pour oiseaux(les barres de céréales de chez Overstim), des gels et de l'eau, je dévore une limousine directement au pommier sans la cueillir riant à l'avance de la tête du pommiculteur qui pensera: Maimaimais.......Les moineaux ont des dents? Le cinquième élèment nous fait à tous un peu défaut lors de la C.O en course à pieds et nous laissons l'avant-dernière balise gagner la partie de cache-cache contre un quart d'heure de penalité. Au ravitaillement, il reste une dizaine de biclou(x?). Un peu d'eau, de la pomme et c'est le final. Pratiquement que de la descente, très roulante. On déboule groupés à quatre à la file, grande plaque, petit pignon, pédalage en continu pour l'équilibre (merci Lolo) ça décolle sur les bosses, ça monte sur le talus pour faire des virages relevès, ça égratigne l'écorce des arbres avec les embouts de guidon, en travers avant les petits coins pour remettre le missile à tête trouveuse de trajectoire dans l'axe, relance, passage de la taille du pneu au millimètre entre les pierres. Pilotage comme une femme conduit un couple: laisser de l'amplitude au guidon et controler ses écarts en lui laissant l'impression que c'est LUI qui dirige, le regard loin devant anticipe sur les difficultés à venir. Le vent de la vitesse recolle les oreilles et fait pleurer les yeux comme Benjamin(*) découvrant l'orange au pied du sapin à la place de la PS3. Bien secoués, on descend du shaker sous l'arche de l'arrivée!

Je me retourne et regarde ce raid comme on voit un enfant grandir: J'étais pressé par la fatigue qu'il se termine, comme on est pressé que bébé grandisse et soit propre, marche et devienne autonome. On ne devrai pas, mais qu'y faire: ce moment là ne reviendra JAMAIS! 

Raison de plus pour lui faire des petits frères à ce raid, et on n'a pas finit de s'habiller en collant fluo.

(*) le fillot! (chui pas si méchant la PS était DERRIERE l'orange)

4 commentaires:

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