mercredi 1 octobre 2008

Et puis, Lev Tarassoff (?) est mort!*

Sur la route du "Relais de Jacquou", revenir au "berceau de l'humanité." Souvenez-vous: C'était le 3 Mars 2007:
Prologue:
Les oies bernaches ont quittées le bassin d'Arcachon, Henri Troyat (auteur de la "Lumiére des justes")  vit ses dernières heures et quelques membres de l'Aslr ont migrés vers le Périgord, deux signes que nous avons passés l'hiver mieux que James Brown et Phil.Noiret. Sur une mise en scène de Laure et Thierry, des costumes de Zirauna, des animations nocturnes de Didier et Binbin(G pas tous les noms:je ronflai) des chorégraphies de Pat'oz (double salto dans la boue,même pas mal) et la météo Bretonne,ce week-end,c'était "au théâtre ce soir" pour les absents qui ont tort (et nous ont manqués) en voici le récit:
 Acte I/VTT :
Nous partons pour 30 Kms env. ; ça papote dans le peloton jusqu'à ce que Thierry nous drive vers un ru qui fut certainement un chemin avant le dérèglement climatique, bain de pied pour tout le monde, les premières grimpettes très grasses arrivent. On cherche l'adhérence comme Johnny un paradis fiscal, dans les descentes les vélos glissent comme des morceaux de beurre dans une poêle chaude. La surprise promise par Titi se présente sous la forme d'un  tunnel ex SNCF : 500 M à parcourir sur le ballast. Nous roulons dans l'obscurité sur des pierres grossièrement concassées rendu aussi instable que le prix du baril de pétrole par l'absence des rails et des traverses, avec l'impression de tenir un marteau-piqueur monté sur des roues carrées .Pas de casse, de la bonne humeur et humains et machines repeint de tous les tons ocre que le Périgord recèle, regagnent le gîte alourdi de tant de terre qu'il faudrait s'acquitter des impôts locaux!
 Acte II/Spéléologie.
Merci Christophe! Activité recommandée à tous les claustrophobes. J'ai peur. La peur primale mémoire du cerveau reptilien, une trouille ancestrale de l’époque transitoire entre: Plus tout à fait bête et pas encore humain. Il s'agit en résumé de s'enterrer volontairement, une façon de visiter l'appartement témoin de la demeure finale. J'ai, discrètement, peur. Peut-être les copains aussi. Il n'en parait rien. Il est vrai que cela impressionne ce rituel de la lampe a acétylène, le froid d'abord, ensuite l'obscurité qui te fixe. Quelque chose bouge? Quelqu'un peut-être? Du calme! je ne suis pas seul! SI! La flamme est soufflée! Noir absolu! les copains s'éloignent. Bien sûr qu'il y a quelqu'un et que je le connaîs: c'est l'autre visage de Janus, mon double négatif, celui qui connaît la peur et l'échec. La petite voix qui protège ou inhibe. Question d'écoute. Bouges, si tu ne veux pas être la honte de l'ASLR, rampes dans l'eau entre sol et plafond, passes dans le chas d'une aiguille comme une réminiscence de la naissance en plus rugueux et débouches dans des cavités comme des cathédrales ébloui par l'alternance de la noirceur et de la lumiére retrouvée. Vascillante et éphémère comme la beauté. Les copains sont là. Les filles sont devant com’ d'hab',  échantillon charmant de courage gracieux. Quoique: sans peur il n'y a pas de courage et la spèlèo ce n’est pas plus dangereux que des vacances en Irak! (ou au Mexique: Bernardo, téquila! t'es qui là?)
Entracte/Diner:
Corne d'abondance, bacchanale et  bombance, bouffe, boustifaille et ripaille. Cinq légumes/jour qu'il disent, juste avant d'augmenter discrètement les prix. Dessert et finition à la petite prune a tenir hors de portée de flamme. Nous retardons le moment de se coucher pour prolonger le plaisir d’être ensemble oubien subsiste-t-il dans nos âmes, comme dans celles des générations d'avant et d'après, un solde récurrent d’angoisse enfantine de la peur des ténèbres? Bacchus et Gaster (et Eros pour certains) repoussant Tanatos. (Décodé, ça donne: Olivier est venu avec Delphine.)
 Acte III/Trail.
Entre Grand Brassac et Gabelous les rives du Pervandou; la traversée de l'Auvézere; les grimpettes de glèbe et de pierres blanches des contrefort des causses comblent notre soif de nature enflamme nos cuisses et nos poumons, ouvrent notre appétit. Le « cochon gourmand », le resto choisit par nos deux GO, le satisferat avec son panorama sur le château d'Hautefort juste derrière la Ford blanche.
Epilogue.
Retour nocturne. C'est la pleine lune. Les petits lapins tortillent du pompon dans le faisceau jaune des phares, les oies bernaches doivent être arrivées,"la lumière des justes"s'est éteinte à jamais!
Rideau!
(*) Le titre est inspiré du livre de Pascale Clarke:"Et puis, Fred Chichin* est mort" racontant trois ruptures: l'une politique, les deux autres personnelles, de Nick & Cécilia et celle de l'auteure dans l'unité de temps de l'annèe succédant à l'élection présidentielle.
(*)Fred chichin, c'est la moitié des "Rita Mitsouko" l'autre étant Catherine Ringé 
(*)Lev Tarassoff = Henri Troyat ( Quand tu sais pas, tu me demandes)

1 commentaire:

C'est pas facile ! a dit…

Tu cours tout le temps... tu ne t'arrêtes jamais. Quelle énergie !

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