lundi 27 octobre 2008

Défi Vert/Pari Tenu

(cliquer sur la photo pour agrandir)
Room service§club-sandwichs sous la"passée"

Colombine et ses copines palombes descendent au sud chercher le chaud tandis que nous montons au nord à la rencontre des premiers froids. Nous, c'est Sophie et Jack dans un premier convoi, Steph' dit Binbin et Patrice tout deux footballeurs blessés, têtus, motivés, le grand Joël, le petit Serge en route vers le Défi Vert version Vézère en terre de Corrèze. Certaines palombes vont (peut-être!) "morfler" de la possible rencontre avec Pat "le paloumayre" et nous (sûrement!) de la confrontation avec la nature. Déjà, la"sallers" remplace nos vaches à nous dans les prés d'ici, les toits changent de pente, de couleur et de matière, des jambes de filles disparaissent sous une jupe à pois, une vigne vierge monte rouge comme une bouche dans le Chêne, l'arbre nous sourit, l'accueil  est de Corrèze!

Nous sommes inscrit sous les couleurs Delair-Navarra, et le temps de nous convertir en Raiders, nous partons toutes les dix secondes en regrettant l'absence de la dream team100% A.S.L.R du Raid Landais:  Juju et Clem, issu du mercato et les "anciens" Steph'Duf' et David dont je vous recommande l'excellentissime récit. Bienvenu à  Clément et Julien et accrochez vous les anciens: les jeunes pousse(nt)s!

Samedi-Le Saillant 16h:François Dollent et l'arme fatale(*)

Sous l'égide discrète de François Hollande, le feu est mis aux deux cent raideurs pour une C.O contre la montre à pieds puis à V.T.T; Pasta partie et C.O de nuit. Patrice et Stéphane nos deux blessés servant de lièvres ne ménagent pas leurs blessures, séquelles de leur passion pour le ballon de foot et font les derniers mètres souvent les plus difficiles, cumulant des kms supplémentaires pour le pointage des balises. Quand à moi je subis  les séquelles du ballon de rouge de midi. Je suis en hibernation depuis le "relais de Jacquou" mon entrainement s'est réduit à contracter les abdos en poussant le Caddie et faire des étirements dans la file en attente de me faire plumer à Karouf. Un peu juste pour suivre ces atlhètes. Joël, en partenaire studieux, part au boulot à pieds chargé comme une mûle tous les jours. Dailleurs, quand on se tire la bourre dans les raidillons il est stoïque comme lors de cette sortie vélo quelques temps avant: On tirait le groupe, tout à droite en 52x11, il semblait être dans son salon, devant sa télé impassible pendant que je sentait ma dernière heure arriver. Bien sûr nous furetons aussi dans les épines et je ressort des taillis avec une couronne Christique, une envie de pisser et les lacets défaits. Ces "Ponce Pilate"  s'en lavent les mains et traçent la route sans attendre. Je dis à Père-"pardonnes-leur, ils savent ce qu'ils font!"et le devoir accompli, nous rentrons au gite, avant la pasta partie. 

(*Archives de blog 09/28-10/05 "il était une fois")

Voutezac/21H Ronde de Nuit C.O 9 Km

Bonnie, Clide et les Cyclopes

L'oeil de la lampe au milieu du front, deux cent cyclopes envahissent le hameaux. Joseph Poilu saisit sa pétoire:-"les boches reviennent!"Calmes-toi! Corréze-la-résistante, c'est la C.O qui commence. Balises 1;2;3;4;5:La pasta partie bien calée dans le cimetière à poulet(l'estomac quoi!), il faut crapahuter dans les ruelles pentues pour quelques balises puis s'enfoncer dans la brume sous la frondaison. Balises6;7;8;9;10: Les parents Montagné, taquins, déplaçaient les meubles de la maison familiale et cachaient sa canne blanche durant l'enfance du petit Gilbert, sans doute la bosse  de l'éducation. C'est un peu l'impression que j'ai, riant sous cape, enlaçant quelques troncs et me four(mal)voyant dans les fourrés. Puis, dans la clairière, tandis que mes collègues s'orientent, ma  frontale engage un  dialogue de luciole avec les étoiles. Balises11;12;13;14: Nous gravissons à quatre pattes le crâne du tertre, nous doigts agrippent ses cheveux de lierre et de mousse ou, parfois de coques de chataigne et de houx. Balises15;16;17: Une senteur de menthe fraîche exhale de l'herbe, nous respirons, époumonés, l'haleine Colgate de  la prairie. Balises18;19;20:  Les compagnons d'Ulysse rescapés du Cyclope rencontrent Circé magicienne qui transforme les cochons qui sommeillent en chacun de nous en sangliers bien pratique pour fureter la ronce et le buisson à la recherche de l'avant-dernière balise. Du lactaire, du cépe, de la gueule de loup, de la mure mais pas de balise. Nous manquera, comme à beaucoup, la 19. Bonnie Parker et Clide Barrow, Sophie et Jack ont fait le hold-up sans armes et raflé la mise des vingt balises! L'arme fatale du sourire de Sophie fait fondre les difficultés et décuple l'énergie de Jacques déjà généreux de nature. Bilan: 12 kilomètres parcourus sur les 9 du parcours idéal, une ronde de nuit à la Steevie Wonder quand d'autres sont à la Duracell!

Dimanche-Voutezac-8H -1°/Canoë 7Km

Tagada,tagada, voilà les Dalton

Température négative, une légère bise nous embrasse partout, Corrèze-la-frigide nous enserre dans ses bras glacés. Mes articulations, sans W40, grincent et couinent comme des charnières rouillées en attendant la montée en température de la synovie. Aprés 2 kilos de CàP, Joël, plus preste, nous a déjà choisi judicieusement une embarcation, fine, longue et lourde avec un haut bord, mais pas auto videuse. Mise à l'eau bon dernier, sans reproche ni mauvaise humeur de mon associé car il n'y a pas que  dans la taille qu'il a de la grandeur mon Jojo, il a en aussi  dans le caractère. Pat et Binbin sont déjà loin. Le froid et l'humidité nous font des doigts de verre qui  retrouvent leur sensibilité en cognant entre la pagaie et la coque. Pas de casse mais la chair souffre. L'inertie et la carène choisie par le grand  nous entrainent et nous remontons déjà quelques canoës à la trajectoire hésitante. Mais, la machine à perdre est en marche: bloqué sur une barre rocheuse (c'est moi qui dirige) nous nous retrouvons en équilibre, les 160 livres de Jo à l'avant font balançoire et nous pagayons à vide.  Bon, c'est l'heure de s'énerver! Jo devient Averell, je deviens Joë Dalton. Poussée virile du petit nerveux, la proue plonge un métre en contrebas et la barque devient baignoire. Jo/Averell a de l'eau jusqu'à la taille et les noisettes au frais puis, trouvant la veine de la rivière, là où le courant "tire" fort, quand d'autres canotent en travers ou accrochent les branche basses, les grands coups de "pelles" finissent par payer et nous remontons dans la brume une vingtaine d'équipages. Vingt instants magiques, d'images floutées, de sons amortis des autres "vaisseaux fantomes"sortis et avalés aussitôt par la  buée  de la rivière au rythme de sa respiration montant vers le ciel du jour naissant. Et, de nouveau le silence, la glisse dans le mystère de la brume refermée. Nous concluons en même temps que le couple jaune et noir, à quelques encablures de nos équipiers con-gelés pas chaud pour reprendre les vélos.  

Retour sur la terre ferme: C.O V.T.T, 40Km; CàP en C.O, 10Km;V.T.T balisé, 5Km. Arrivée.

Parc V.T.T Saillant\Échelle contre le mur

Petite liaison tranquillou par le bitume vers les premiers raidillons. Notre allure est un compromis entre assez vite pour se réchauffer et pas trop pour ne pas subir la brise collant nos vêtements humides comme des rideaux sur une vitre. Jacques crève; Sophie meurt..... de froid à ne pouvoir changer de vitesse. Nos orienteurs optent pour un raccourcis empierrés glissant avec un dénivelé qui dresse les bécanes inclinées comme une échelle contre un mur. Tu grimperai, toi en roulant sur des savonnettes? Eux (Patrice et Binbin) si! Nous, on alterne cycliste et pédestre au gré de nos travers sur la caillasse lubrifiée de rosée. En haut la sueur a remplacé l'humidité de la Vézère, les copains arrivent par grappes, le soleil nous donne quelques rayons pour sécher le linge, les orienteurs leurs lumières: on sait ou on va.  De l'air après de l'eau, du feu (dans les poumons), de la terre tout autour des pommeraies et l'enthousiasme comme cinquième élément. Qui dit montée dit descente. La même à l'envers, très raide, très longue, très dure (David, du calme!). Nous comptons quelques sacrés descendeurs dans nos rangs la-bas à l'A.S.L.R: Pascal, Laurent-le-magnifique des Sablons, Pat- le-Paloumayre façon pompier, pieds en avant de la palombière, les Stephane, Philou-chaperon rouge, Bernard-vélo-en-fonte et pas trop de frein mais des cojonès, Binbin( Sierra de Guara, Iraty, Bardenas) Didier ( Téquila, Aguardiente, Mescal, Vodka) David qui descend comme Absalon, écrit comme un reporter de L'Equipe et Jacques qui double toujours poliment. Celle qui nous attend, quasi-verticale, est le dernier stade avant le saut à l'élastique, avec des marches et des pierres roulantes. Pas fan de ces rolling stones-là, je débranche le cerveau et saute dans le vide derrière les fadas. Le cul sur la roue arrière , la selle sur l'estomac, j'oubli le frein avant, je suis poli avec le frein arrière trés susceptible dans le gras-glissant, les bras légèrement fléchis pour encaisser les coups, le regard loin devant pour voir mon avenir, je laisse les potes s'occuper des balises, trop occupé à rester en vie. Aprés 9 Heures d'efforts à bouffer de la graine pour oiseaux(les barres de céréales de chez Overstim), des gels et de l'eau, je dévore une limousine directement au pommier sans la cueillir riant à l'avance de la tête du pommiculteur qui pensera: Maimaimais.......Les moineaux ont des dents? Le cinquième élèment nous fait à tous un peu défaut lors de la C.O en course à pieds et nous laissons l'avant-dernière balise gagner la partie de cache-cache contre un quart d'heure de penalité. Au ravitaillement, il reste une dizaine de biclou(x?). Un peu d'eau, de la pomme et c'est le final. Pratiquement que de la descente, très roulante. On déboule groupés à quatre à la file, grande plaque, petit pignon, pédalage en continu pour l'équilibre (merci Lolo) ça décolle sur les bosses, ça monte sur le talus pour faire des virages relevès, ça égratigne l'écorce des arbres avec les embouts de guidon, en travers avant les petits coins pour remettre le missile à tête trouveuse de trajectoire dans l'axe, relance, passage de la taille du pneu au millimètre entre les pierres. Pilotage comme une femme conduit un couple: laisser de l'amplitude au guidon et controler ses écarts en lui laissant l'impression que c'est LUI qui dirige, le regard loin devant anticipe sur les difficultés à venir. Le vent de la vitesse recolle les oreilles et fait pleurer les yeux comme Benjamin(*) découvrant l'orange au pied du sapin à la place de la PS3. Bien secoués, on descend du shaker sous l'arche de l'arrivée!

Je me retourne et regarde ce raid comme on voit un enfant grandir: J'étais pressé par la fatigue qu'il se termine, comme on est pressé que bébé grandisse et soit propre, marche et devienne autonome. On ne devrai pas, mais qu'y faire: ce moment là ne reviendra JAMAIS! 

Raison de plus pour lui faire des petits frères à ce raid, et on n'a pas finit de s'habiller en collant fluo.

(*) le fillot! (chui pas si méchant la PS était DERRIERE l'orange)

jeudi 16 octobre 2008

S.d.F - Récupération - Marseillaise, etc......et Bonus

"Marseillaise" et " Stade de France"
Serge avait créé le scandale avec sa "Marseillaise" version reggae. Le meilleur moyen de faire vivre une oeuvre n'est-il pas de l'interpréter et de la proposer plus...Actuelle? Bon, c'est pas le propos, Gainsbourg, donc, avait été pris à parti par les paras lors d'un concert dans la circonscrition du Général Bigeard ( Marcel, si tu me lis...) du coté de Strasbourg, du coté des années 80. Face aux paras qui avaient envahis la salle (tu vois de quel coté est le courage: paras-500 VS Gainsbourg-1) il a chanté la "Marseillaise" traditionnelle et que fait un militaire quand il entend la chanson martiale? Il se met au garde à vous. Ainsi Gainsbarre a mis les paras au pas et il invita la compagnie à boire un coup. C'est pour cela que l'on perd les batailles car sur les chemins qui mènent au front les militaires s'arrêtent au bistrot et oublient leur objectif contre une petite binouze. Aux Armes Etc.....Voilà comment le grand Serge récupéra la situation perilleuse par un double salto. Et comment rècupère-t-on celle d'aujourd'hui? La minorité sifflante du S.d.F (Stade De France) n'as rien contre les révolutionnaire de 89, les martyrs de 14/18 ou les Maquisards de 39/40 qu'ils ne connaissent pas mais exprime peut-être une colère contre ceux qu'ils observent: Ce personnel politique indigné, s'augmente et se récompense de mettre l'état dans cet état.  Car c'est a l'Elysée et dans les deux chambres,Assemblée Nationale et Sénat, que l'on ne s'endort pas sur les augmentations indécentes et inopportunes en promettant de légiférer sur les prochains excés des P.P (Parachute Platinium) sans toucher à ceux d'aujourd'hui. L' indignité d'en haut catalyse la fureur d'en bas. Si la république est une famille, les grands pères ont colonisés, les pères ont torturés, les fils expulsent. Tout les fils indignes de la république ne sont pas dans les stades.La "terreur" sanglante de Mirabeau et Danton a fait la république aprés la révolution et les forcenès siffleurs et bruleurs de voitures sont plus proche des révolutionnaire de l'an 01 que les profiteurs de la république de  l'an 08. Observons qu'il y a parmi  ces profiteurs et faiseurs des lois permettant à  quelques sportifs, milliardaires, chantant l'hymne mais "délocalisant" leur fortune pour échapper à l'impôt, égalitaire, né de la révolution qui méritent bien quelques sifflets. Et puis "la marseillaise" es t devenu une institution et quoi de plus révolutionnaire que de  déboulonner une institution surtout quand celle-ci est autant détournée, comme l'impôt, de son esprit révolutionnaire et de son intention égalitaire. D'une autre façon, le sport a remplit son rôle de distraction: Distraire, c'est-à-dire regarder ailleurs parce qu'ici tout va bien!
De notre envoyé spécial, Hanck Koler du stade de France.
Bonus....
-"dix lettres! 
-pas mieux. 
-C.A.P.I.T.A.L.I.S.M.E.
 -Arielle? 
-c'est bon!
 -les chiffres maintenant,à vous Bertrand. 
-150.000 Euros pour une petite bouffe à Monaco pour le staff de Dexia tout juste remis à flot par de l'argent public. 
-pas mieux, merci Bertrand!
Oppor-thunes-ité; Exemple; Morale:
Est-ce bien le moment d'augmenter les frais et les salaires du président, ses collaborateurs et députés qui ont déjà des avantages exorbitants et prendre son temps pour répercuter à la pompe les rares prix qui baissent.
Liberté et censure.Avant et aprés:
La république de Giscard avait laisser passer sans censurer les paroles de Renaud dans sa chanson sur la république:"votre république, moi j'la tringle". Celle d'aujourd'hui utilise les symboles comme diversion. Sans doute  le bonnet Phrygien de Marianne bafouée dissimule moins bien les malfaiteurs de maintenant, alors plus rien ne "passe", d'où la surenchère de la répression, une promesse de plus, facile à tenir.

samedi 11 octobre 2008

C'est l'histoire d'un Coluche........et Balasko.

Les photos?Aucun rapport, si ce n'est que le "sportmaispasque".........Puisque t'es là, lis! Bientôt(peut-être, car il y a une action en justice de Lederman pour interdire sa sortie) le film de Decaunes sur Coluche et la polémique sur le coté obscur de l'homme à la salopette rayée. Michel serait drogué, alcoolique, violent, tyrannique. L'ambiance fin de règne de l'empereur décadent de la rue Gazzin décrite dans le livre de Fred Romano(Elle fut sa dernière compagne): "le film pornographique le moins cher du monde". Bouquin pas vraiment censuré, pas vraiment médiatisé, lors de sa sortie. En ce temps, il n'était pas question de salir la mémoire du grand homme restaurateur des estomacs et des coeurs. Vingt ans plus tard, le film subit(?) la même polémique (organisée?) avec une autre dimension, que le livre.
Vrai ou pas,  on s'en fout: Si tu n'es pas Chantal Nobel, tu t'en fous que Sacha Distel sache ou pas conduire; si tu n'es pas Nathalie Baye, tu t'en fous que le père de Laura (Jonnhy H.) soit un grand penseur; Si tu n'es pas Danone, Vittel ou Générali, tu t'en fous que Zidane soit un acteur. Tout ça pour dire que ces célébrité sont adulées (ou pas) pour ce qu'ils sont les meilleurs (ou pas) dans leur spécialité et que, bien sûr dans l'intimité, ils sont quelqu'un d'autre. Vérité ou vraisemblance, j'essuie les pieds de ma  curiosité sur le paillasson à la porte de l' indiscrétion et finalement, n'entre pas dans la maison des révélations (mais bon, j'ai quand même fini ma lecture). Reste durablement l'amendement Coluche (donations aux assos. caritatives déductibles des impôts, c'est lui) et les restos. Et puis, cessons de confondre Romans zé Biographies et Films avec Documentaires!
 -"et Balasko?
-ma  qué Balasko? Ah oui, Balasko!"Parce que la copine de la première heure du "tchao pantin", à écrit un livre , "Cliente", dont sort également ces jours-ci le film éponyme. Avec justement Nathalie Baye dans le rôle de "cliente"de prostitués hommes. Le livre (que j'ai lu, mais tu t'en fout) témoignant de la prostitution masculine maispasque. car en filigrane il y a la solitude des femmes qui ont réussit leur vie professionnelle et raté leur vie tout court avec le même talent, affrontant avec angoisse et courage l'irréversible course de l'horloge biologique, dans le milieu de l'audiovisuel. Le film (que je n'ai pas vu, tiens t'es encore là?) n'aura peut-être pas l'originalité du bouquin: écrit de la main de Josiane, les chapitres se terminait sur la narration de l'héroïne et reprenait au chapitre suivant par la bouche de son partenaire. Ce va et viens (oh oui! Viens, viens.....) entre la vision féminine et masculine, avec malgré tout des sentiments complexes mais partagés dans cette relation tarifée, parce que l'amour est partout en faisait l'intérêt et au final, un bon bouquin. 
Hank (un petit peu) Kholer pendant que Alex C. va prendre l'air des bords de Garonne.

samedi 4 octobre 2008

Il était une fois......et bonus

vu sur Alain Blog Merci à la légende du  "joueur de flûte de Hammelin" qui a inspiré cette élucubration: ( Le joueur de flûte avait été choisit pour charmer les rats qui envahissaient le village et  les noyer dans la rivière.)
François Dolent fend la dernière buche. L'empilant sur le tas de bois, sa production de la journèe, il aperçoit le soleil couchant comme un point sur le i du pin au fond du jardin. Est-ce sa fatigue noble de bûcheron occasionnel qui exacerbe sa sensibilité?La quotidienne beauté, naturelle, simple et gratuite l'émeut particulièrement. Avec le désir de partager l'instant exceptionnel ( jusqu'à demain mème heure) il appelle sa compagne et lui montre le spectacle. Célimène Fatale travaillant la syntaxe de son prochain discour, lève distraitement la tête et dit: -"pas mal, il y a au moins dix stères" et reprend sa tâche de candidate du parti de François aux élections présidentielles." On est foutu" se dit François "elle pense comme un mec"  déjà, l'autre nuit, lui montrant la lune elle n'avait vu que le doigt. Plus qu'un évident problème de communication entre époux, il pensait plutôt que l'arme fatale du parti avait perdu  sa spécificité de femme immergée depuis trop longtemps dans le bain masculin de la politique. Sa sensibitè, son intuition, sa capacitè à prendre du recul, à user d'intelligence plutôt que des rapports de force, se diluaient dans ce marigot. Pendant ce temps le joueur de flûte montait dans les sondages. Comme celui de la légende qui entrainait les rats vers la rivière, la mélodie de ses promesses enchantait des foules de plus en plus nombreuses.Il jouait si bien du pipeau que  chacune de ses interventions touchait une catégorie. Un jour il promettait aux rats tatinés de chasser les rats cailles, le lendemain c'était les rats piats qu'il protégerait d'un bouclier fiscal, dans la foulée, il rassurait les rats tissés qu'il n'augmenterait pas leurs impôts faisant sa pelote des  rats paces jusqu'aux rats bougris.  Opportuniste et manichéen, opposant ou unissant selon ses besoins les rats patriés aux rats chida. Elu, la première de ses deux promesses fut aussitôt tenue, l'urgence sans doute. Quand l'eau se mit a monter sur le nouveau continent provoquant quelques  noyades, il assura dans un premier temps que l'eau n'atteindrait pas nos rivages. Devant l'évidence de la crue il jura, sans préciser quand et comment, qu'il apprendrait à nager à tout le monde. Le professionnel de la promesse s'est allié à une chanteuse, ainsi c'est parole et musique pour tout le monde! Quand à Célimène, en souvenir du bûcheron, elle aussi, parle plus que jamais........La langue de bois!
Moralité: D'abord, on n' est pas des rats mais attention: Quand les lèches- culs ont des langues de bois on risque de choper des échardes dans l'anus.
Aprés cette prise de chou, une récréation pour secouer les idées préconçues: Bonus (rime riche)
A la santé des profs qui "trinquent"
A l'attention et à l'intention des profs.
A ceux qui ne sont "que" parents d'élève, avant une réunion parents/profs afin d'être en empathie.
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mercredi 1 octobre 2008

Et puis, Lev Tarassoff (?) est mort!*

Sur la route du "Relais de Jacquou", revenir au "berceau de l'humanité." Souvenez-vous: C'était le 3 Mars 2007:
Prologue:
Les oies bernaches ont quittées le bassin d'Arcachon, Henri Troyat (auteur de la "Lumiére des justes")  vit ses dernières heures et quelques membres de l'Aslr ont migrés vers le Périgord, deux signes que nous avons passés l'hiver mieux que James Brown et Phil.Noiret. Sur une mise en scène de Laure et Thierry, des costumes de Zirauna, des animations nocturnes de Didier et Binbin(G pas tous les noms:je ronflai) des chorégraphies de Pat'oz (double salto dans la boue,même pas mal) et la météo Bretonne,ce week-end,c'était "au théâtre ce soir" pour les absents qui ont tort (et nous ont manqués) en voici le récit:
 Acte I/VTT :
Nous partons pour 30 Kms env. ; ça papote dans le peloton jusqu'à ce que Thierry nous drive vers un ru qui fut certainement un chemin avant le dérèglement climatique, bain de pied pour tout le monde, les premières grimpettes très grasses arrivent. On cherche l'adhérence comme Johnny un paradis fiscal, dans les descentes les vélos glissent comme des morceaux de beurre dans une poêle chaude. La surprise promise par Titi se présente sous la forme d'un  tunnel ex SNCF : 500 M à parcourir sur le ballast. Nous roulons dans l'obscurité sur des pierres grossièrement concassées rendu aussi instable que le prix du baril de pétrole par l'absence des rails et des traverses, avec l'impression de tenir un marteau-piqueur monté sur des roues carrées .Pas de casse, de la bonne humeur et humains et machines repeint de tous les tons ocre que le Périgord recèle, regagnent le gîte alourdi de tant de terre qu'il faudrait s'acquitter des impôts locaux!
 Acte II/Spéléologie.
Merci Christophe! Activité recommandée à tous les claustrophobes. J'ai peur. La peur primale mémoire du cerveau reptilien, une trouille ancestrale de l’époque transitoire entre: Plus tout à fait bête et pas encore humain. Il s'agit en résumé de s'enterrer volontairement, une façon de visiter l'appartement témoin de la demeure finale. J'ai, discrètement, peur. Peut-être les copains aussi. Il n'en parait rien. Il est vrai que cela impressionne ce rituel de la lampe a acétylène, le froid d'abord, ensuite l'obscurité qui te fixe. Quelque chose bouge? Quelqu'un peut-être? Du calme! je ne suis pas seul! SI! La flamme est soufflée! Noir absolu! les copains s'éloignent. Bien sûr qu'il y a quelqu'un et que je le connaîs: c'est l'autre visage de Janus, mon double négatif, celui qui connaît la peur et l'échec. La petite voix qui protège ou inhibe. Question d'écoute. Bouges, si tu ne veux pas être la honte de l'ASLR, rampes dans l'eau entre sol et plafond, passes dans le chas d'une aiguille comme une réminiscence de la naissance en plus rugueux et débouches dans des cavités comme des cathédrales ébloui par l'alternance de la noirceur et de la lumiére retrouvée. Vascillante et éphémère comme la beauté. Les copains sont là. Les filles sont devant com’ d'hab',  échantillon charmant de courage gracieux. Quoique: sans peur il n'y a pas de courage et la spèlèo ce n’est pas plus dangereux que des vacances en Irak! (ou au Mexique: Bernardo, téquila! t'es qui là?)
Entracte/Diner:
Corne d'abondance, bacchanale et  bombance, bouffe, boustifaille et ripaille. Cinq légumes/jour qu'il disent, juste avant d'augmenter discrètement les prix. Dessert et finition à la petite prune a tenir hors de portée de flamme. Nous retardons le moment de se coucher pour prolonger le plaisir d’être ensemble oubien subsiste-t-il dans nos âmes, comme dans celles des générations d'avant et d'après, un solde récurrent d’angoisse enfantine de la peur des ténèbres? Bacchus et Gaster (et Eros pour certains) repoussant Tanatos. (Décodé, ça donne: Olivier est venu avec Delphine.)
 Acte III/Trail.
Entre Grand Brassac et Gabelous les rives du Pervandou; la traversée de l'Auvézere; les grimpettes de glèbe et de pierres blanches des contrefort des causses comblent notre soif de nature enflamme nos cuisses et nos poumons, ouvrent notre appétit. Le « cochon gourmand », le resto choisit par nos deux GO, le satisferat avec son panorama sur le château d'Hautefort juste derrière la Ford blanche.
Epilogue.
Retour nocturne. C'est la pleine lune. Les petits lapins tortillent du pompon dans le faisceau jaune des phares, les oies bernaches doivent être arrivées,"la lumière des justes"s'est éteinte à jamais!
Rideau!
(*) Le titre est inspiré du livre de Pascale Clarke:"Et puis, Fred Chichin* est mort" racontant trois ruptures: l'une politique, les deux autres personnelles, de Nick & Cécilia et celle de l'auteure dans l'unité de temps de l'annèe succédant à l'élection présidentielle.
(*)Fred chichin, c'est la moitié des "Rita Mitsouko" l'autre étant Catherine Ringé 
(*)Lev Tarassoff = Henri Troyat ( Quand tu sais pas, tu me demandes)

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