samedi 27 juin 2009

La Matrice, le Lapin Blanc et les cafards .2/3 & 3/3

Source photo:pile et face
N.B: Terminé!
Mais je ne sais toujours pas le pourquoi de cette confrontation avec la montagne alors que j'ai horreur du vide (et je ne parle pas forcèment du précipice).
Besoin de s'élever et de redescendre, rassuré. Et ce coté sombre qui emplit la vacuité de l'esprit durant le sommeil.
Ce texte, qui a l'air de dater est concentré ici afin d'éviter les petits bouts éparpillés de ci de là. Sans compter que le premier jet est souvent assez maladroit.
"[Celles*] qui m'aiment prendront le train"....... en marche.
*je déteste et inverse cette règle grammaticale où le masculin l'emporte sur le féminin.
Le pitch:Le sujet s'endort à la belle étoile épuisé, le corps empoisonné par les toxines, l'esprit en activation maximale et rêve que notre univers est virtuel, régi selon les règles d'un webmaster issu lui même d'une intelligence supérieure, lui-même....etc,etc....Un univers de poupées russes.
[..Le crapahut sur le Vignemale et le Tourmalet à vélo, plus tard.......]
Redescendu de 1000 mètres, je reviens du monde minéral pour me confectionner un lit de cryptogames, prés de la cascade" du Pas de l'Ours".
Hachés par la course, la montagne et la faim, j'étale le duvet sur ma couche de fougères.
Tous les neurotransmetteurs fabriqués par l'effort, le plaisir et l'angoisse vont créer, sans substance exogène, des connexions improbables entre des neurones qui ne se connaissaient pas.
Le sommeil arrive et le concierge du rationnel rentre dans sa loge.
Sous une couche de brume de mystérieux cocons montent la garde à mon insu.
"- la nuit tu rêves?
- non, je voyage!"
De préférence au delà de cet univers!
La troisième lune D'hyperborée codeTerra II, 9.5 Mo, reflète sur la serre de Germain Gauche une lumière grise et bleu.
Germain contrôle l'humidification et la température de son élevage de cocon, puis enferme sa précieuse culture.
Le temps sur Hyperborée c'est 7 milliards d'années terrestres en un click de souris et Germain Gauche doit à la chance ou à la Variable Inconnue d'être encore vivant sur la planète jumelle de la terre.
A cette différence prés que la vie a prit un autre chemin, sur hyperborée: Ce sont les cafards qui dominent la chaîne alimentaire. Des cafards de 2.50 mètres et friands de chair humaine.
La Matrice a téléchargé un logiciel de reproduction sur Terra II avec une gestation des protéines dans les cocons.
Rasséréné, Germain retourne à son ordi.
Sur la cheminée il y a une poupée russe sous une tête de cerf. Aux murs, tu ne trouveras pas du Dali ou de l'Andy Wharrol mais un canevas représentant une scène de chasse dans des tons marronnasse et verdâtres. Dans l'entrée, pas de Jeff Koon, ni de Calder mais un chien de faïence en guise de porte parapluie et des animaux empaillés. Pas de traces d'Ousmane Saw.
Germain Gauche est peut-être une pointure en informatique mais il a des goûts de chiottes.
L'univers où est implanté le système solaire représente un atome de la 10ème poupée russe à l'intérieur de la "Matriochkas" et le système astral hébergeur d'hyperborée est lui même un simple atome dans une autre "Babouchka"quelque part dans la Matrice.
Germain, qui vient de régler son affaire à l'avatar "Jackson M."décidément transgressif au delà du supportable, se remet à sa tache principale celle qui le maintien en vie dans ce monde de cafards: La recherche d'un anti-virus pour éradiquer, enfin, le cheval de Troie code "lapin blanc".
Je n'avais pas d'avis sur la ré-introduction de l'ours dans les Pyrénées.
Des bruits étranges s'immiscent dans ma bulle.
Tout autour, des mouvements feutrés referment un cercle d'inquiétude.
Désormais j'en ai un: C'est non!
"La nuit est le manteau des pauvres"dit Claude Roy aux enfant de CM2.
Le duvet ne m'offre qu'une faible protection contre le froid et la brume. Le fond humide et gelé mordille mes orteils et j'entre dans la mâchoire glacée qui étend sa morsure à l'ensemble de mon corps recroquevillé.
Alors je me replie puisque mes jambes trop courtes m'interdisent symboliquement de toucher le fond. Je fais le lotus horizontal ou l'embryon, que je n'ai cessé d'être, mon menton cherche mes rotules, les trouve et se cale entre mes genoux, ma tête entre dans mes épaules, mes mains se retrouvent paume contre paume, pas si paumées finalement.
Je ne prie pas. Oh, que non!
Je glisse entre mes cuisses mes mains unies vers le centre de ce qu' intimement je suis.
J'ai chaud!
Je redeviens!
Je n'ai plus peur: je ne suis pas encore né.
Alors, je peux dormir.
Autour de moi les cocons semblent plus nombreux!
Germain Gauche( G.G) devait à la Variable Inconnue, celle de l'univers du dessus, sa survie: Les autres cocons contenants ses frères embryons faisaient les délices des cafards, une sorte de friandise dans leur régime alimentaire.
La Matrice avait programmé pour lui l'alternative d'un destin "divin"palliatif à sa finalité nutritive : Germain sera prélevé du cheptel et deviendra Webmaster de l'univers hébergeur de Terra I, autorisation 007, permis de créer et d'anéantir! De Genèse en Armageddon.
Sa "maladresse" était en réalité un algorithme voulu par la Matrice.
Les premiers millénaires en temps terrestre avait été laborieux. Les humains, imbus de l'illusion de leur propre réalité, nommaient "Infini" ce qu'ils ne pouvaient mesurer et "Hasard" ce qu'ils ne pouvaient contrôler.
Durant une petite heure de son absence de gardien de cocons, le chargement des logiciels de traitement de texte fut corrompu par les organiques de Terra I qui se disputaient sur les différents standards à adopter: Logographique, syllabique, cunéiforme, hiéroglyphique, orthographique etc.
Pour corriger, il créa l'avatar Pierre de Roset et l'écriture passât rapidement du calame au clavier et du papyrus aux pixels
Les programmes "autocad" à peine chargés voilà que les organiques le remerciait à coup de mastabas, pyramides, temples, dolmens, mégalithes et autres cathédrales. Autant de tentatives pour tenter de le rejoindre en prolongeant dans la pierre leur existence de chair. Il supprima donc cet outil écoeuré par leur condescendance et leur ignorance.
La programmation mentale des humanoïdes en mode grégaire développât des organisations sociales des plus brillantes qui pourtant se succédèrent selon un cycle immuable: Barbarie-Civilisation-Décadence.
Les édifices-témoins perdurèrent troublants les biologiques suivants qui se perdirent en théories sur les moyens employés par leurs ancêtres pour leur édification.
L'obscurantisme des théocrates ralentissant le chargements du logiciel évolutif, il dut anéantir ces inerties et créa les avatars Copernic, Galilée, Darwin interfaces de décodage de la révolution astronomique et de l'évolution des espèces.
Créant les avatars peste, choléra, lèpres et grippes diverses, Gégé modula la fréquentation de l'espace disponible sur le disque dur. Puis les avatars Hitler A. Mao T, Staline, Ford H. Renault L. Citroën A. plus efficients complétèrent son programme de régulation.
Gégé avait crée l'univers à sa propre image verbalisant en numérique les déviances de son subconscient.[à venir: transition du numérique au biologique]
Cela lui prit six jours. On dit qu'il se reposa le septième.
G.G sans états d'âmes, fournissait l'apport en protéines issu de sa propre races aux cafards. Le circuit neuronal romantique des biologiques verrait là l'improbable ironie de la matrice où il n'y avait qu'indifférence. Le concept du bien et du mal n'existe pas sans la conscience!
Gégé avait le projet pour les prochaines minutes, d'unir la galaxie Andromède(1.4Mo) au système solaire(156 Ko), mais il devait pour cela éliminer le virus code "lapin blanc" menaçant d'en faire un quazard en lieu et place d'une supra galaxie.
L'intelligence artificielle des humanoïdes, dévellopa en son absence une contre mesure défensive le virus "lapin blanc".
Il advint de cette création ce qu'il était advenu du Golem, de la créature de Frankenstein et de la découverte d'Oppenheimer:
Un virus aléatoire, sous différentes versions dont ils perdirent le contrôle et qui menaçait leur survivance.
La version Biologique, téléchargé dans l'A.D.N détruisait les cellules des organiques. La caste scientifique, section médecine lui attribuait des vocables différents selon leurs affinités: métastase, Alzheimer, V.I.H, et autant de cancer générant ses pseudo- spécialistes.
Le"cheval de troie" s'activait ou pas selon les aléas de la régulation nécessaire.
La version Astrophysique les nommait quazard, trou noir, antimatière, naines blanches.
Les ignorances respectives se grisaient de synonymes où se noyait leur incompréhension et leur laborieux progrés.
La version Déiste en liaison avec la caste Skyzophrène multipliait les théories. Les premières en place revendiquaient le statut de religion avec la fallacieuse légitimité de l'ancienneté. Les retardataires, sans martyre et sans historique, celui de secte avec en commun l'autorisation 007 bis, captation de propriétés.
La version Capital des humanoïdes détourna les progrès de la science au deuxième millénaire du temps terrestre et organisa la prédation de la caste des goinfres pour accélérer ce processus de Pandore.
Germain Gauche s'amusa beaucoup de cette capacité des humains à s'auto-détruire, ignorant dans la griserie que lui procurait la puissance, qu'au dessus des avatars, le Grand Manipulateur de marionnettes tirait les fils.
Le Gestionnaire des Gestes, ailleurs quelque part dans la matrice, s'amusait lui aussi du process induit par Germain, au bord extrême du maëlstom de sa propre auto -destruction.
Les G.G se divertissaient parallèlement de l'inventivité de leurs créatures respectives au service de l'illusion et s'étonnaient de leur aptitude à travestir leur apparence de marionnettes et d' avatars.
Le froid me dévore et le vacarme de la cascade me réveille.
La séquence encodage de mon voyage astral a saturé mon mental et j'ai la sensation que mon crâne est un samovar en ébullition.
Le soleil n'est pas encore là. Il me faut un café! Il me faut une douche!
"-t'en voulais de la précarité? ben t'en as!"
Je suis entre un paturage et une cascade, les cairns sont la seule signalétique et n'indiquent que le refuge à une heure de marche.
Mon ado flamboyant me renvoi à ma propre adolescence et les compromis, à mes trahisons.
Je retrouve encore aujourd'hui cette rigide immaturité qui dénie les renoncements nécessaires pour un absolu désuet autant que romantique. Les transgressions, régressives. Les rebellions, vaines. Le scénario initial corrompu ( la trahison) par la peur de la réussite si proche de l'échec. La mauvaise gestion de mon altérité qui sème les germes de l'échec dans l'élaboration de chaque stratégie:
Symboliquement j'ai préparé mon sac (stratégie) avec mes chaussures (la Variable pas si Inconnue que ça) fétiches (romantisme) qui empêcheront le projet d'aboutir (peur de réussir).
Qui tire les ficelles de cette maladresse organisée?
Mon autre Moi, dans l'obscurité de mon âme, prépare mon plantage avec Mon consentement aveugle:
Une étrange dichotomie verbalise le projet et les actes le compromette.
Pourquoi?
-Le statut de victime fédère les compassions et le rend confortable. Mauvais deal:L' équivalent énergie est au moins égal à celui nécessaire à la réussite.
-La confusion de l'esprit qui amalgame entêtement et volonté, idée et obsession, courage d'entreprendre et inconscience du risque inutile.
Mais la sagesse de Sénèque n'empêcha pas la folie de Néron. Alors, j'observe mon clone écrire le même scénar. de vie sous mon regard impuissant, inutile et inquiet.
Avec dans le programme, le virus auto-destructeur.
Comme le Seppuku inscrit dans le destin du Samouraï.
Je me rendors en révisant mon lexique personnel:
Adolescence: Période d'invincibilité et d'immunité qui rend jaloux les adultes et fait la fortune des dermathos.
Enfant: Clone ayant la mission de réussir ce que les anciens ont raté.
La brume matinale a tout recouvert. Je ne vois plus les cocons. Ont-ils seulement existés?
Germain vient de finaliser son anti-virus et se prépare à le Downloader.
L'incidence immédiate sera que le "lapin blanc" cessera de sévir et l'effet domino sera la collision d'andromède avec le système solaire. Un bénéfice immédiat pour l'humanité et, dans un second temps quelques millions d'années en temps terrestre, la fin du monde.
Et, accessoirement, l'avatar de l'inspecteur Pinault ne terminera pas son enquète puisque "la vérité est ailleurs".
Le Gestionnaire des Gestes, le Gégé du dessus, reprochait à Gégé du dessous son interventionnisme.
La régle absolu de la Matrice était La Neutralité et la Non Ingérence. Il lui fallut donc intervenir.
Il lui fallu donc transgresser la règle pour empêcher la transgression de la règle.
Il n'est pas programmé pour raisonner mais pour exécuter!
Il activa donc la "V.I":
La Maladresse Organisée de Germain Gauche.
Le téléphone sonna chez Germain.
Il décrocha de la dextre et de la semestre écrasa machinalement un bébé cafard qui "faisait" déja ses dix centimètres.
Oups!!!!
La porte d'entrée céda sous la poussée de Maman Cafard. Une odeur fétide, pestilentielle et acre accompagnée d'un souffle rauque envahit la pièce. D'une mandibule agile et tranchante elle décallota l'opercule du crâne de Germain.
Celui-ci n'échappat pas à son destin de nourrisseur de cafards. Il donna même de sa personne.
Bien sûr, usant de la fonction parole, encore active lorsque le prédateur entamma sa dinette de cervelle, il argumenta et tenta de faire prévaloir la tolérance de ses maîtres en contrepartie de son rôle d'éleveur de cocons . La cafarde n'a pas l'instinct maternel mais elle a faim.
La bête exécutât le programme et savoura sa vengeance qui sur Hyperborée Terra II est un plat qui se consomme à vif.
L'élocution de notre G.G devint lente, syllabique, alphabétique. Sa voix ralentit, devint grâve comme celle du cerveau de Carl dans le film de Kubrick lors de sa déconnexion, tandis que le cafard faisait des mouillettes avec ses neurones.
La recette du Germain/coque en quelque sorte.
A l'extérieur un taggeur graffe son mur:
DIEU EST MORT-Nietzche
La vengeance est un plat qui se mange froid-Jésus.Christ
Je me réveille en sursaut: il y a une bestiolle dans mon duvet!
Un cafard ou apparenté.
Innocent sûrement mais:
" - Si ce n'est toi c'est donc ton frère!"Lafontaine-je.
Sans plus réflèchir, je l'écrase d'un réflexe de survie.
Avec dégoût: Les coprophages ont mauvaise haleine!
The end!

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