jeudi 22 octobre 2009

Pseudo sur égo. 2/2

Bande son: Phill Collins. "One more time"
L'autre vie.
Bloggeuses, mes soeurs, bloggeurs, mes frères.....
Notre vie virtuelle, plus vrai que la vrai ?
Dans la véritable, celle du Sauternes et des macarons, on ne décide pas de grand chose à part de payer des factures et de pousser son caddie.
Ne parlons même pas de celle d'avant, celle des "coco Boer et des Carambar à un franc", celle des bacs à sable.
A quel moment arrive le libre arbitre?
Après le passage obligé de l'inné? le début du raisonnement, l'acquis? Non pas!
L'acquisition de la libre pensée?
Pas sûr:tu l'as choisi, toi ton éducation? Ta religion?
Et selon quels critères?
Sitôt après la succession des périodes d'encodage et de décodage commence le monde des choix.
Premier véritable choix de bloggeur, le pseudo, révélateur par son outrance dans l'euphémisme ou dans l'hyperbole, de ce qu'il doit dissimuler.
Entrent en scène Jean Kaude et Dédé Codeur personnages de la vie parallèle:
L'égo submergé refait surface pour prendre un bol d'air, vivifiant et régénérateur dans un sursaut d'enfant rebelle repoussant l'adulte normatif une dernière fois.
Et se libère:
"le long du fleuve qui remonte
par les rives de la rencontre
aux sources d'émerveillement"*
Armand Getout gourmand de vie, a oublié une bulle de néant en danger d'éclater sur une pointe d'immaturité.Une merveilleuse étoile a pénétrée en chantant cette alvéole pleine de vide. Les échanges virtuels sont devenus intimes et l'alvéole, alcôve des secrets. Arnaud Stalgie court encore après le goût de la première fois. Le second visage de Janus apparait. Est-il vraiment si sombre?
Al. Chimie transformera-t-il ce plomb en or?
Jean Villevoisin,en quête d'identité, traverse la rue pour aller dans la prairie d'en face voir si l'herbe y est plus verte . Attraversiamo! comme on dit à Rome.(traversons)

"on voit dans le jour qui se lève,
s'ouvrir tout un pays de rêves
Le tendre pays des amants"*
Un affluent improbable rejoint "le long fleuve tranquille" du cour de la vie juste avant l'aube et l'estuaire. Quelques méandres sociaux s'opposent au confluent et ils ne se jetteront pas ensemble dans le même océan vers l'autre continent.
Sommes-nous plus sincères au coeur de nos mensonges?
J'ai marché lentement sur les dalles de la gare comme un enfant jouant au ralenti à la marelle du ciel vers la terre. Je n'étais pas triste. Je me suis détaché lentement de toi, accompagné par ton parfum de femme encore sur ma peau pour rentrer dans la torpeur des jours qui viendront s'empiler dans ma vie d'après toi. Ils auront longtemps la saveur de ton souvenir.
Comédiante, tragédiante!
Le retour du ciel vers la terre. Fin de partie de l'ultime marelle. Retraverser la rue et revenir sur son trottoir où rien ne pousse.
Sans amertume.
Et grandir!
" et quand tout semble à la dérive,
le fleuve roule son eau vive
et l'on repart à l'infini
où l'on découvre au bord du tendre
Le jardin où l'on peut s'étendre
la terre promise de l'oubli"*
Merci Georges!Merci Toi!
* la carte du tendre. G. Moustaki.

5 commentaires:

charivarii a dit…

je sens dans ces lignes comme ... un apaisement
il y a là des questions essentielles, ce qui n'empêche en rien la poésie, il y a là de la tendresse
et les paroles de la chanson de Moustaki, superbes, émaillent si bien ce magnifique billet

dusportmaispasque a dit…

@charivarii:
"magnifique billet" Madame est bien bonne. Merci mais restons simple: j'ai cessé d'avoir peur.
Si je savais utiliser Deezer....

Dana a dit…

Et All Excessive, il fera quoi ?

A chaque fois que je viens chez toi, il y a une page de pub qui s'ouvre sur "Valérie, complice de vos envies " : )

Il n'y a pas d'oubli. L'amour, quand il s'en va, il reste en nous.

Je me souviens le chemin tortuex que j'ai emprunté pour choisir mon pseudo, l'histoire racontée à la manière de Kundera, commencera par : " Par un hasard..." Ou par un choix ?

Bon, je file faire "mon" aérobic et libérer plein d'endorphines. Bises.

dusportmaispasque a dit…

@Dana:- Désolé pour la pub, mais je ne maitrise pas et je ne touche pas de thunes sur ces pub pirates.A vrai dire je ne les vois même pas. J'espère qu'elles ne sont pas inconvenantes.
- Amour: sentiment définitif et irréversible (voir "Tag" archives de blog: Mai)
- en ce moment je suis plus inspiré par Rimini Valcéa que par Milan :-*

Dana a dit…

Non, pas inconvénantes, surtout qu'on nous promet des réductions !

Aïe, c'est Rîmnicu-Vîlcea, va falloir que tu prennes des cours de roumain.

Messages les plus consultés

Archives de blog