samedi 7 novembre 2009

No one.

Source: Pierre Farel. Tous les personnages de l'artiste sont sans visages, mais il est sympa il retire les bourrelets et rajoute des cheveux.
Des corps mais pas de visages.
No one: personne, comme nous!
Pourquoi ce post?
Parce qu'il doit y avoir l'anniversaire de la naissance de quelqu'une quelque part. L'Inconnue. Personne. Une nouvelle étoile.
On y va?
Et le sixième jour Dieu a dit:
"-que la lumière soit!"
et la lumière fut.
Enfin, d'après Victor Hugo: "La légende des siècles"
Novembre a commencé comme toujours par la fête des morts et de tous les saints. Détestable et inéluctable habitude. Puis viendra le 11. L'armistice. Fin de boucherie production.
Entre les deux, au delà du mitan, mais comment faire avec un chiffre impair,c'était déjà hier, Novembre avait six jours et d'une étoile nouvelle, la lumière fut.
Comment s'appelle-t-elle?
L'inaccessible?
No one!"
"Et pourtant elle tourne"
Et elle en fait, des révolutions dans le coeur des hommes.

"Quand tu aimes il faut partir

Quitte ta femme quitte ton enfant

Quitte ton ami quitte ton amie

Quitte ton amante quitte ton amant

La monde est plein de nègres et de négresses

Des femmes des hommes des hommes des femmes

Regarde les beaux magasins

Ce fiacre cet homme cet homme ce fiacre

Et toutes les belles marchandises

Il y a l’air il y a le vent

Les montagnes l’eau le ciel la terre

Les enfants les animaux

Les plantes et le charbon de terre

Apprends à vendre à acheter à revendre

Donne prends donne prends

Quand tu aimes il faut savoir

Chanter courir manger boire

Siffler

Et apprendre à travailler

Quand tu aimes il faut partir

Ne larmoie pas en souriant

Ne te niche pas entre deux seins

Respire marche pars va-t-en

Je prends mon bain et je regarde

Je vois la bouche que je connais

La main la jambe le l’oeilJe prends mon bain et je regarde

Le monde entier est toujours là

la vie pleine de choses surprenantes

Je sors de la pharmacie

Je descends juste de la bascule

Je pèse mes 80 kilos

Je t’aime"

"Quand tu aimes il faut partir"

Je note et je pars! Merci Blaise Cendrars

6 commentaires:

Carole a dit…

Pour où ? ... J'ai ajouté un petit mot plus bas, bon week end ou bon voyage.

dusportmaispasque a dit…

@ Carole:Non , rien! Je rebondissais sur l'idée du poète un amour trop grand il faut partir.Le sal(a)ud est dans la fuite.
Moi qui ne suis pas poète, je reste.
-ton mot en plus, j'ai vu, j'adore!

Pierre Delphin a dit…

Je suis venu (en passant chez Charivarii), j'ai vu, j'ai aimé, donc je pars.
Peut-être bien que je reviendrai.
Pierre
ecritexte.canalblog.com

charivarii a dit…

je ne garde qu'un vague (et mauvais) souvenir de Cendrars, sujet de Bac français

je découvre donc, grâce à toi
et merci

et j'admire au passage la richesse de ta belle imagination; imagination de je me sens dépourvue; on admire chez l'autre ce que l'on n'a pas et c'est bien ainsi

dusportmaispasque a dit…

@Pierre:De là bas à ici c'est venir de l'au delà à la glèbe: je risque de coller à la semelle avec mes lourdeurs.
et cette promesse: "peut-être bien que je reviendrai"
comme un refrain de chanson alors léger, léger.....
@ Charivarii: "-Si t'avais révisé...."
C'est vrai que l'on découvre bien tard les poètes dont on nous a détournés dans notre phase rebelle. Nous étions en travaux avec des admirations enflammées et disproportionnées.

Comme celle que tu exprimes à mon égard.

cathiminie a dit…

Blaise Cendrars, souvenir d'un nom qui ne m'évoque aucun poème. Du coup je suis allée chercher! Tiens il est suisse d'origine! ä part cela ce poème est amer même s'il se veut ouvert! Mais je trouve que le tableau sans visage et le poème sur l'amour qui fuit vont bien ensemble. Absence du regard dans le tableau qui n'empêche pas au "spectateur= de lui donner son regard(j'aime ce mystère sans visage) et poème ambigu que l'on lit jusqu'au bout en attendant la chute, et qui résonne de départs, même chargés d'amour!
Wouahou, j'ai commenté! un exploit!!! ;-))

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