jeudi 22 janvier 2009

-3- the show must go on!

Post mortem. (suite de "Régression) Thomas Benjamin Dunid enchaine les virages qui se succède et s'ègrennent comme un chapelet. Sortie d'Andorre à la Séu d'Urgell suivant le lit du rio Llobregat vers Manresa la montagne qui croyait en avoir finit avec les Pyrénées, sursaute pour les contreforts de Montserrat. Le 1200cc V4 de la Yamaha mord de son gros gommard (l'énorme pneu arrière) le goudron,  glissouille et propulse l'ensemble homme machine qui bascule à droite, en raclant le bitume, dommage que la nuit ne soit pas encore là, ça aurait de la gueule cette gerbe d'étincelle. Affublé d'un vieux Cromwell (casque façon bol), un foulard de lin blanc que le menton saillant tente de percer, les lunettes de glacier fortement teintées, lui font une figure de Montand dans "L'aveu". Dans le perfecto  l' urne cinéraire de faïence ishtar blanche sertie d'opale grossièrement fermé par une bande de scotch d'emballage lui fait un buste d'amazone et entrave la fermeture du blouson.Il est à J-1 de la dispersion des cendres dans la méditerrannée sur les mots  de Hérédia pour "les conquérants".  Le jean en cuir  détendu des tonnes de tramontane et de vent d'autan qu'il a essuyé depuis Bordeaux fasseye et claque sur ses hanches.
Il revoit le petit matin du "jour d'aprés"le "premier du reste de |[leur] vie" sans elle.
Les deux frères ont rassemblés quelques affaires, sans se regarder, reniflant  leur peine individuellement. Une vie entière dans un sac à mains, quelque cartons, un sac poubelle. Dans la petite chapelle une vingtaine de personnes figées, stupéfaites, le frère de Paris , la petite fille de  Marseille, les soeurs d'Agen, le géniteur de Montcuq rassemblé devant ce visage de cire que personnes n'ose embrasser. Le préposé à la fermeture de la boîte a des gestes lents mais pas trop. Il utilise un vilebrequin moins sacrilège qu'une visseuse élèctrique, plus professionnel qu'un tournevis, un de ses collègues consulte discrètement sa montre: "encore deux mises en bière et c'est l'heure de l'apéro" songe-t-il.
La moto bondit entre les lacets et s'écrase sur sa fourche à chaque freinage comme un gros chat sur une souris. Le pneu avant lèche l'asphalte en miaulant à la limite d'adhérence et s'incline sur son flanc pour la courbe suivante en limant les cales-pieds. L'arriére de la bécane suit en tortillant de la croupe sous l'effet des 100 chevaux envoyés par la rotation de la poignée droite.
Une mémoire moléculaire, intime lui fait revivre le moment originel.  Dark Vador, avant de passer du côté obscur, a laché un milliard de tétards à l'assaut de l'étoile noire, une flagelle le propulse à la godille comme un missile thermo-guidé, le crâne d'obus transperce l'écorce de l'ovule se précipant dans sa chaleur et sa lumière tel une phalène avec un devenir de foetus. Des millions d'appelés, un seul élu! Neuf mois d'apnée, de répit, de repos avant la grande glissade. Un toboggan, une meurtrière, le bout du tunnel, une faible clarté, brûlante pourtant à ses yeux tout neufs,  et voilà le gagnant: un être visqueux avec son unique baluchon au bout du cordon. C'était dans la deuxième moitié du XXème siècle, pas encore le temps du bébé sans fil. Un  éclair d'hyper-lucidité et  l'image de"la longue dame brune" repassant en  écoutant Callas avec à ses pieds un mouflet cassant ses petites voitures au son de l'aria cantabile de la "Norma", lui ont soufflé l'idée saugrenue sur le chemin du grand bleu: puisqu'elle avait fabriqué toutes les cellules de son corps, elle serait présente dans chaque atome et ressentirai les mêmes émotions. D'où l'improvisation de ce détour vers le rocker et la diva  sur le site éponyme pour assister au concert "Barcelona".
Monastorio de Montserrat.
Tom béquille la moto devant la pompe Repsol. Sur l'esplanade un doberman tente sa chance sur un caniche femelle et pomponnée, des touristes mitraillent au Canon ou Minolta la façade de l'imposant bâtiment et les machinistes désencombrent le back side tandis que l'ingénieur du son contrôle les balances. S'agirait pas que Larsen s'invite à la fête ce soir:Freddy Mercury, la reine des "Queens", a convaincu Montserrat Caballé, de mêler leur tessiture et leur talent. 
Il  pénètre dans le "restaurante" (*) contiguë à la station tandis que le pompiste complète "el lleno" de sa machine. Des touristes, des routiers se partagent l'espace et le zinc des comptoirs  chargés de cagnas (demi de bière)  de huevos duros (oeufs durs)  de serviettes en papier et de cure-dents siglés "San Miguel", le brasseur local. Le bas du comptoir est ceint d'une lisse basse  ou se grattent les bottes, des crachoirs en laiton comme chez Lucky Luke sont disposées dans la sciure et servent de cenicéros (cendriers) pour les plus habiles, le sol alentour est jonché de mègots et pellures d'oeufs des plus  maladroits. On jette par terre en Espagne, pas par saleté mais par culture.Il commande -"por favor, un bocadillo al jamon con tortilla y un vaso de Rioja, " pour le plaisir du rrrrr qui roule comme un caillou et aussitot "racler" la rota de la seconde syllabe, dans un exercice de phonologie linguale et gutturale réunit dans le même vocable qui l'enchante.(à suivre)

N.B: (*)Ce bar existe ...pas à Montserrat mais plutot du coté de Mollet del Vallès quelques kilomètres au nord de Barcelone, il jouxte l'hotel Catalàn. Les routiers quand à eux, sauf pour la desserte locale préfèrent la route du "Perthus" par l'autovia  (gratuite) et l'autopista (payante) pour descendre à Barcelona le long de la Costa Brava 

dimanche 18 janvier 2009

-2- Régression ( l'intégrale)

(suite de "terminus!")
Le couloir.
Aux murs sont plaqués les images pieuses de la vierge improbable et du nudiste cruxifié comme des pubs indécentes pour le grand voyage organisé, option paradis pas marrant. Moïse est là lui aussi, barbu majestueux. Il a les tables de la loi sous le bras et il file les chocottes à tous le monde. Ses sourcils fronçés sur son oeil sévère semble annonçer l'ultime comptabilité. La balance des péchés et des repentances qu'il refilera à son pote St Pierre ou à Cerbère selon les cas et les confessions. Tom progresse parmi les mourants sur les brancards et les sursitaires en déambulateurs. Il y a sans doute parmi eux des héros ou des lâches, des saintes et des catins et, plus surement, des ordinaires. Comme si la vieillesse et la mort donnait la vertu de l'oubli. Rien ne transparait dans ce monde courbé, vaincu et fatigué. Sans doute sa trouille le rend- t-elle primaire, binaire, manichéen. Dans une chambre entrou'verte il aperçoit malgré ses oeillères un squelette relié à la vie par le mince fil de la perfusion. Il gratte sa barbe de deux jours, ses joues crissent comme une biscotte que l'on beurre. Un vacarme dans ce silence: Dérangés, les glissements de ces fantômes en déplacement s'interrompent. Il controle par dessus son épaule s'il n'a pas déclenché une crise cardiaque et repart, gêné d'être vivant. Une odeur de soupe, de merde et de javel flotte dans l'air. Les femmes de service ont en permanence des seaux et des serpillères pour chasser les odeurs comme un combat symbolique et inlassable du bien contre le mal. Il a beau s'isoler dans son autisme à vocation salutaire cela ne suffit pas. Il sait qu'elle va, comme tous les jours, éteindre cette tèlè qui s'allume à "Derrick" et finit à "Questions pour un champion"et confondre les prénoms pour finalement le reconnaître. Pourtant, le long du couloir qui conduit à la chambre de sa mère il ressent une inquiétude étrange et nouvelle. Son esprit mystérieusement opportuniste reconstruit les premières années comme un échappatoire. C'était les années de la douce dépendance celle d'avant la coupure du cordon.
A 18 ans, il subissait le pouvoir de son entre-jambe, conduisait sa moto payée avec les job d'été et suivait sa queue comme un chien suit sa truffe faisant fi de l'inquiétude qu'il lui causait autant en partant enthousiaste qu'en revenant meurtri. Elle le soignait encore et encore. Et lorsque qu'elle s'aperçevait que les griffures ne devaient rien à ses chutes à moto mais plutôt aux rencontres avec quelques tigresses, la femme libre s'effaçait devant la mère, un sourire étirait ses lèvres, à la commissure pointait une légère fierté maternelle, une indulgence pour ce gamin qui croyait être un homme alors qu'il n'était qu'un marteau-piqueur.
Sa vie progresse à reculons tandis que ses pas le rapproche de sa destination. Au sol, des marquages et des codes couleurs organisent la circulation entre le réfectoire et les chambres, des sanitaires jalonnent comme des cailloux le parcours de ces petits Poucet incontinents. Des lisses où s'agrippent des mains tavelées, ridées longent les murs comme le bastingage d'un navire immobile définitivement à l'ancre. Il accélère le pas et le film de son adolescence impatiente, sans succès, sans excès, disciplinèe, obéissante et boutonneuse. Son angoisse grandit, son enfance se recroqueville sur des odeurs de cannelle et de pains perdus.
Il a dix ans. Ce sont aussi les tartines du quatre heures, redoutables: du pain huilé coté croûte et frotté à l'ail autant dire la solitude dans la cour de récré. Les passagers des coursives deviennent des ombres translucides. Il fait un pas de coté pour éviter de traverser ces hologrammes.
L'angle du couloir, il tourne, la chambre 112 approche. Une main géante fait des noeuds avec ses entrailles.
Cinq ans. La tête dans les jupons tandis que sur le feu, la cuisiniére "tourne" le riz au lait la gousse de vanille et la fleur d'oranger. Encore quelques mètres.
Trois ans, c'est sa main inquiète sur son front brulant, le Vick's et le camphre pique ses yeux.
Les premiers années, les toilettes à la lanoline et les senteurs d'amande douce. Quelques fauteuils roulants sont rangés dans un recoin tel un parkinq improvisé. C'est là! C'est l'heure! Il frappe.
Lorsqu'il franchi le seuil, c'est un enfant fébrile qui marche à peine:
-" Maman, t' es là?"
Et, c'est un embryon qui tombe sur le sol. cordon coupé. Définitivement!
Elle est là.
Mais elle est morte!
(à suivre)
Nota Bene:......l'idée du couloir, symbolique régression qui ramène vers l'enfance, vient du roman "La Mare au diable". Il faut rendre à Aurore Dupin ce qui lui appartient, son pseudo: George Sand et son idée: Germain, le personnage principal en proie au doute et à l'indécision, tourne en rond et se perd dans la nuit et la forêt autour de cette Mare ensorcelée pour finalement revenir a son point de départ Un couloir de la mort contre une "Mare au diable"

jeudi 15 janvier 2009

-1-Terminus!

De n'avoir jamais écrit sur la mort de sa mère, Jean Soufre....
-"stop!
-quoi?
-arrête Al, tu vas encore te cacher derrière des calembourgs faciles et des peudos à la con. Tu écris: j'en souffre, Jean Soufre connais pas! D'accord?
-je peux raconter à la troisième personne?
-Banco, mais pas d'excès, Alex!"
Tom s'engage dans la rue Ulysse Gayon. Sens interdit, trottoir. En roller tout est permis:S'accrocher au bus dans le faux plat montant de la rue Fondaudège, une traction sur les bras pour quitter ce bus qui s'arrête et s'élancer vers le pare-choc de la bagnole à portée de ses petites mains ou bien saisir d'un revers le passage de roue, le corp dans l'angle mort du rétro (parce que certains automo-bilieux te font "gicler"s'ils t'aperçoivent), sauter les nids de poule et les séparateurs de voie, redevenir foetus en  position de l'oeuf dans les descentes entre les voitures, tortiller du cul dans les relances, glisser des huit roues, chercher la sensation forte qui lui fera oublier sa destination et cette chape de plomb qui va l'écraser, lui désintégrer le moral pour les jours à venir. Rue Ulysse Gayon il y a FR3 mais aussi la maison de retraite, rayon mouroir. Sa maman y compte les heures. Ce ne sont pas les meilleures.  Trompe-la-mort s'est raté: il arrive intact à destination! Quittant son habit de voyou, il retire son bandana, déchausse et sort de son sac à dos des chaussures civilisées. Poumons en feu, de l'adrénaline plein les veines, il franchit le seuil. Tête basse de la honte d'être valide dans ce monde de vieillards. Le mollet agressif pourtant mais  les jambes de flanelle des  peurs précédentes ou de l'épreuve qui l'attend (à suivre)

lundi 12 janvier 2009

Images plutot que le son

travailler + pour gagner + (Bouge pas Carla,accroche-toi Nick!)
Suppression des juges d'instruction...........Une vrai fausse bonne nouvelle!? Maternité express: Même pas mal.... la bonne volonté et l'humanitaire.... mariage & des - illusions!....... Le couple royal...... notre démocratie..... Le big boss!
Parce que qqs dessins (trouvés sur le Jiho Blog, Bakchich et l'ami Geluck, liens dans la rubrique:"Favorites & pistonnés) valent mieux qu'un long discour.

vendredi 9 janvier 2009

Zèro de conduite!



Une portée de renardeaux batifole attendant maman partie au ravitaillement dans le poulailler voisin. Les lapins fous de pleine lune s’enivrent de luzerne. L’astre luit et la nuit d’été ressemble au jour. Hormones en folie pour tout le monde, même la tribu des raminagrobis (nos amis les chats, selon Lafontaine) court en tous sens, les uns pour honorer leurs rendez – vous, les castrés du jour pour annuler. Elle arrive! Il lui ouvre la portière de la voiture et la serre dans ses bras. Elle revient à lui comme le refrain d'une chanson, sublime! Ce n'est pas le maquillage, inexistant, ni la tenue, elle va bosser, pourtant son sourire, son visage, ses yeux, son regard le fascine du message subliminal qu'elle lui transmet comme une espèce de phéromone visuel. La mystérieuse chimie circule et le contamine. Ils savent leur avenir immédiat, l'anticipe, le désire. Morts de faim leurs bouches se trouvent et se dévorent. Les épidermes se cherchent, les tee-shirts se relèvent. Elle colle ses petits seins de vingt ans contre son paillasson pectoral. Deux allumettes et un frottoir. Le feu les prend. Le point de non retour est atteint: Ils titubent, basculent dans le précipice obscur de l'âme cachée. L'âme animale souvent contenue, le monde parallèlle. Les vêtements glissent, les plus précieux sont sacrifiés. Elle se hisse sur la pointe des pieds, bascule ses hanches et s’ouvre. L’ombre s’écarte, libère sa bouche, s’abaisse et se relève, lente, pénétrante, se glisse, progresse délicatement et se cale. Papillon épinglé. Calmés, immobiles, les cœurs ralentissent leurs rythmes, leurs lèvres se retrouvent et les langues reprennent la valse interrompue dans un souffle apaisé. Les corps communiquent, s’activent, se parlent et se comprennent. La raison, c’est la durée et la durée c’est la vie. Ces deux pensées rebondissent en un syllogisme tacite: Ils savent sans se le dire que cette folie doit cesser avant que d’être emporté par la banalité de la fréquence et le risque d’un danger faussement romantique. La morale exprime d'une faible petite voix: c'est la dernière! D’une rotation sur la pointe, elle réussit un demi tour sur elle-même en repliant la seconde jambe comme on enfourche une selle, sans le perdre. Approuvant l’initiative, il s’écarta suffisamment pour cette douce manœuvre mais resta toutefois dans son âtre, dur comme une bûche de chêne au milieu de braises incandescentes. Il attisa délicieusement au boufadou tranquillou puis au soufflet avec un rythme qui devint vite celui d’une forge. La flamme partit en une bouffée brutale. Des vibrations saccadées faillirent l’éjecter mais elle le garda en elle pour une ondulation plus longue avec le tendre gémissement d’une plainte contenue tandis qu’il pensait à ses impôts pour ne pas subir la contagion de ce brasier fatal, garder sa liqueur bouillonnante et l’accompagner encore. La lune rosit de pudeur ou du soleil montant. Un nuage lui ferma l’œil comme une paupière. Elle se souvenait qu’il tenta une fois de prendre son chemin de traverse et elle avait fait entretenir par son mari le passage de cet itinéraire bis. Alors, elle se dégagea lentement, le guida en le caressant et lui offrit sa bague la plus précieuse à son troisième majeur. L’arc formé de son corps cambré comme une vénus Hottentote reçu la flèche de Cupidon intrigué et ravi de cette cible inattendue et, pour tout dire, inespérée. Son cœur, lui aussi à l’étroit, explosadans sa poitrine. Elle, le regardant par dessus son épaule, en contrôlant de ses mains posées sur ces hanches dociles l’équilibre de l’attelage et la tendre progression de l’intrus, frémissante, perçut une brûlure. Puis, la chaleur de ce pieu qui l'empale, l’envahit. Elle se sentit dominée et puissante à la fois dans une étourdissante composition de bonheur subtil, de plaisir animal, de pouvoir incommensurable. Il murmura dans ses cheveux et la douceur de sa nuque une supplique inutile : Elle était de toute façon incapable de ne pas se laisser emporter. Ils tremblèrent ensemble, leurs êtres hoquetant crescendo, soudés, vibrants de toutes leurs fibres fusionnées en une entité éphémère. La clarté solaire poussa et se mélangea pareillement à la lunaire. Le vent inclina les fleurs vers le sol comme pour les posséder et désaltérer de rosée leurs corolles. Il y eut sur le pré l’ombre chinoise d’un animal mythique à deux têtes dont l’une exhale et l’autre brame. Les lapins, debout, l’œil alerté, les oreilles tendues ont cessés leur dînette. Une fragrance inconnue, à la fois animale et végétale monte de l’herbe. Le jour arrive comme une délivrance. Elle a donné son corps tout entier, un peu de son âme et « quand tu aimes, il faut partir » comme dit Blaise (Cendrars). Ils partent. Ils ont eu vingt ans ensembles quelques minutes. Et ils s’en vont chacun dans leur vie comme des gens raisonnables, les sens retrouvent le sens, les organes leurs dimensions habituelles, la mémoire est marquée au fer rouge. Une source coule au plus intime d’elle. Emue, frissonnante. Elle sourit. Elle se sentait désirée et aimée, comprise et protégée. En secret! Les renardeaux retrouveront leur maman, bredouille et contente.

jeudi 8 janvier 2009

Histoire (presque) sans paroles!

Arnaud Stalgie? Regard dans le rétro: une (bonne) tranche de vie en qqs photos: Salut Bernard! Apparté coucou Maryclair, on reprend:

samedi 3 janvier 2009

L'air et la chanson!

Andy traine quelques casserolles mais il s'en accomode!Marcel Trouillard: Inférence et Handycap patronymique.
Marcel Trouillard est dans une voiture fermée de l'intérieur. Un gamin fait le tour de la voiture avec un cutter et raye la peinture sur l'ensemble de la carrosserie. Marcel Trouillard est un être humain, éveillé, valide et pourtant il ne réagit pas.
Pourquoi?
Parce que Marcel Trouillard est un bébé!
Inférence et handicap patronymique:
Inférence, parce que Marcel, prénom connoté années cinquante, te fais penser à un adulte quinquagénaire plutôt que futur ado baggy et boutonneux. Ensuite, le patronyme t'influences: Trouillard! Tu penses que le gars ne doit pas être trés courageux.
Idées préconçues, jugements hatifs et autres préjugés. Toujours pressé par le temps, l'impératif d'avoir une opinion instantannée et surtout de classer dans ses tiroirs intimes, son environnement social.
Pourtant, quand vint le temps de se nommer, de se reconnaître, les noms de famille vinrent du métier ( Boucher, Boulanger, Pécheur) du lieu ( Dupont, Dulac, Duprés, Deville, Duchamp) ou de la région associé a un trait de caractère (Ardéchois coeur fidéle, Tourangeau Sans- quartier). On peut être certains que nos ancètres n'avait pas de mal à se reconnaitre dans les premières générations des patronymes.
Aprés des siècles de dilution et de brassage il ne reste plus grand chose des qualités et des origines. Pour se forger une opinion, imaginons un monde de bandes dessinées avec ces personnages qui nous entourent ou que nous avons tous croisés sous d'autres pseudonymes:
Yvan Hité qui manque de modestie et Matt Huvu de discrétion, Alex Cessif de modération et Hank Kholer s'indigne plus que de raison. Luc Sur a une idée derrière la tête en collant de prés Vanessa Laupe elle même trés libre tandis que Jack Façial connait quelques débordements. Tom B. Dunid met du temps à comprendre la vie et Arnaud Stalgie regarde trop souvent dans le rétro. Jean Villevoisin trouve que l'herbe est plus verte dans le pré d'à coté et Armand Getout devrait surveiller sa ligne.
Dictée par l'instinct et pas encore déformé par le jugement, souvent la premiére impression est la bonne.
Méfions-nous des inférences toutefois car certains en ont l'air mais pas la chanson tandis que pour d'autres c'est paroles et musique! (pour le cas où cet excellent texte vous aurait échapper)

2récits/1évènement

La naissance de Cali Contexte Emilie, ma belle fille, m'avertit par couriel de l'arrivée sur notre planète d'un chat nouveau. Je me suis amusé à (re)faire à ma façon le trés beau texte d'Emilie jolie, j'espère que vous aimerez. C'est pour rire bien sûr. Son récit est en rouge,le mien est en noir, bien sûr!) - il était une fois, une petite Calipette, 8 mois, qui allait draguer le chat d'à côté, Dormeur - Once upon a time in St Loubès, Calipette, sexuellement mature à 8 mois allât chauffer le gros libidineux fatigué d'à côté, dormeur le bien nommé. - Celle-ci franchement amoureuse, décida de faire un bébé avec ce Monsieur Chat - Subissant l'impérieuse loi des ses hormones, et comme on le verra plus tard, confirmant son goût pour les adipeux, elle fit avec celui qu'elle avait "sous la main". - Inquiète de ne pas savoir comment s'y prendre, abandonnée très jeune par sa maman, elle chercha très tôt un endroit pour préparer son petit nid douillet. - Mal initiée et même pas du tout avisée des risques de la chose, autodidacte de l'amour elle s'abandonna comme sa mère l'avait fait d’elle (de toute façon le distributeur de préservatifs de la pharmacie était en panne)  - Elle choisit, à défaut de panière à chat, le coffrage d'un canapé.Un samedi matin, alors que ses propriétaires dormaient, au lever du soleil, elle sentit el gato sonner à la porte ... - La cigogne livra, non pas en 48h mais deux mois plus tard, le résultat du test de grossesse. - Cette rude épreuve fût d'autant plus éprouvante pour elle que personne ne se doutait qu'un tel événement arriverait si tôt, et donc, personne au chevet pour la rassurer, la seconder.Quelques heures plus tard, enfin, elle entendit quelqu'un approcher, si bien que le petit Cali-méro s'est réveillé." T'entends Tamou ( c'est mon fils et son mari) cet oiseau qui chante ? " Fit sa maîtresse un peu dans le pâté. - Dans une solitude aussi douloureuse et discrète que la conception fut agréable et secrète, La délivrance étonna et réveilla d’un gazouillis mystérieux toute la maisonnée. - Le maître n'avait bien sûr rien entendu : un peu sourd et aussi dans le pâté ... - Le géniteur clandestin et zoophile ( c'était lui l'adipeux libidineux) à la surdité sélective se donna un temps de réflexion pour trouver un alibi à ce moment d’égarement vécu deux mois plus tôt en simulant un sommeil profond. -Alors que la maîtresse pensait que se sifflement venait d'une pie perchée sur l'antenne, Cali-méro poussa un autre petit cri. Cette fois-ci, la planque était dévoilée. Les coussins du canapé volèrent dans tous les sens, un rayon de soleil laissa apparaître ce qu'il y a de plus beau dans la vie : la vie ! - A la surprise collective autant qu'à la joie familiale apparut une peluche soyeuse au petit coeur palpitant et au grand appétit. Tamou eut la confirmation vivante que Calipette le trompait avec Dormeur. Plus besoin d'alibi quand on tient le coupable pensa Tamou soulagé mais un peu jaloux tout de même! - Un magnifique petit chat tout noir, avec le bout des pattes et le ventre tout blanc, dans les pattes de sa maman, heureuse de savoir qu'elle n'était plus toute seule.Celle-ci se fera opérer afinde faire en sorte qu'elle n'aille plus courir les "Dormeur" ...Le petit se porte bien, il a donc bien profité, il a pour l'instant du lait pour 2 et 2 mamans pour lui tout seul ! - Tamou pensa que par solidarité avec Calipette rendue stérile, il choperai discrètement Dormeur pour lui enlever l’objet du délit. Avec un cutter désinfecté et un soupçon de vengeance punitive ! Une façon aussi de faire valoir la parité et l’égalité des sexes. - Il recherche encore une nouvelle maison. - Si c’est une proposition, désolé, je suis déjà grand - père !

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