samedi 25 avril 2009

Following the White Rabbit.(2)La momie tibétaine


Les faits:- On a retrouvé une momie à 3600 d'altitude.
- pour conserver un corps, il faut l'éviscérer (Méthode égyptienne)
Question: comment s'auto-éviscérer quand on est le dernier humanoïde?
L' hypothèse :un crossover entre les pratiques chamanes, égyptiennes et tibétaines.

Un doigt décharné presse sur la représentation rupestre au pochoir du lapin blanc. Le monolithe exoterrestre bascule découvrant l'entrée du mastaba.
Prân Tèh Jambtohncôu entre et se place sur le mandala au centre représentant kalachakra, la roue du temps.
Afin de limiter ses sécrétions organiques, l'ascète a cessé de s'alimenter et se suffit  de la mastication de l'ayahuesca livrée dans sa lamasserie d'origine à Zongdian par les hyperboréens il y à de cela sept millénaires avant J.C*. Les touristes  nordiques d'avant les Valkyries, de retour d'une visite à l'Inca, seraient (? !)  les concepteurs hardware de la matrice universelle.
Prân s'assoit dans la position du scribe de Thèbes
Il enroule autour de son cou une écharpe  soyeuse qu'il noue ensuite sur ses poignets. La gravité fera le reste: ses mains descendront très, très doucement à la rencontre des rotules. 
Il commence sa méditation par la liturgie des mantras. Il  visualise dans son esprit concentré sur l'unique, la déité du Yidam, immobile. L'étole de soie glisse lentement réduisant le diamètre de sa trachée et régulant ainsi l'entrée de l'oxygène, déjà rare à cette altitude. Il lui faudrait pour bien faire, exécuter les gestes  des mudrās mais ça va le faire, il rejoindra sa propre sagesse innée, appelée yeshé ou rigpa en tibétain.
Le coeur cogne contre les barreaux de la prison thoracique avant la grande évasion: Quarante, trente, vingt, dix, un battement par minutes, un battement par heures, un battement par jours! Les chakras s'ouvrent les uns après les autres. Les humeurs liquides (*) du corps s'évaporent
Un record d'apnée battu à 3600 mètres au dessus de la mer.
La pompe vitale se désamorce. La dessiccation commence. La vacuité de la chair et de l'esprit est atteinte. 
Mais les hyperboréens arriveront peut-être trop tard pour récupérer les données de la clé U.S.B qu'il a placée dans son estomac comme une arche de Néo de tous les A.D.N de l'humanité.
Alors, il a un plan B.
L'esprit tel un thanatonaute (*) immatériel, sans l'objection de l'enveloppe corporelle, part à la rencontre de l'ultime continent.
Passer Sélèné, Mars et Vénus lui  fut facile.
Comme il lui reste un peu d'humanité, il plaignît Saturne et ses  anneaux  comme autant de fiançailles et si peu de concrétisations!
Comme il lui reste un peu d'urbanité il saluât  Andromède!
Comme il lui reste un peu de sens de l'orientation,  il tournat à droite après Alpha du Centaure!
Sortie de la gangue de la voie lactée, 
dés-empétrée des galaxies, 
l'idée est devenu esprit, 
l'âme est devenue.... programme.
Comme les idées vont plus vite que la lumière.
 Il pénétrât dans la matrice. 
Comme prévu!
Coupé au montage:
La variable inconnue.
 Au chaud quelque part dans sa galaxie, à vrai dire assez loin, Germain Gauche, l'hyperboréen(*)  ouvre sa boite mail. Il clique pour télécharger le fichier "Lapin Blanc". Oups!Le maladroit a cliqué sur: "Supprimer". Quand le téléphone sonna, il décrocha de la dextre et de la semestre distraite..... " voulez- vous vraiment supprimer....." 
Il a cliqué sur : "OUI"
Neuf millénaires  perdus!
La variable inconnue est inter-venue!
(*) Jean Claude: j'veux pas d'emmerdes avec les intégristes!
(*) humeurs liquides: Pléonasme , je sais. Mais si je dis : "humeur" tout seul, tu vas penser à l'autre sens: tempérament.
(*)  thanatonaute: Thanatos= mort - Nautes=voyageurs. Merci Bernard! (Le Werber d'avant "les fourmis")
(*) hyperboréen: une sorte de Ch'ti

jeudi 23 avril 2009

Suivre le lapin blanc quand passe "Le Breuil"


La rue des trois conils(*)
(*) Conil: lapin.
(*) "Le Breuil": nom de la péniche de transport de l'A 380.
Gomorrhe silencieuse la ville assoupie subit l'ondée de Novembre. Des tourbillons venteux sont des embruns pénétrants jusqu'aux os.
L'étrange inconnu relève le col de son Burberry's en tournant à l'angle de la Vieille Tour et arrondit les épaules sous la Porte Dijeaux. L'homme sans cou s'éloigne entre les pages d'un Léo Malet un blues de Jonas dans la tête
Atmosphère polar à 4 heures du matin. La ville déserte est un spectacle de la couleur de son humeur.
Le boulanger de la rue Brochon n'a plus rien à pétrir mais tout à décongeler. L'escroc embauchera dans deux heures. Un soupirail soupire sans autre alternative, un clodo profite de sa chaleur gratuite.
L'ertsatz de Nestor Burma pense au petit lapin blanc de tout à l'heure et à l'annonce que lui a faite Miranda:
Miranda demain se marie. Pour l'heure, elle gémit. Ses cheveux font des volutes entre ses épaules et coulent sur l'oreiller. La tête dans le traversin, accroupie les genoux sur les coussins dans une posture pornographique de grenouille stéatopyge offrant, au centre de la cible, une bague intime à son doigt sans ongle au pays de Sodome sans Gomorrhe.
C'est son cadeau d'adieu. Elle ranima de sa bouche sa raideur fléchissant à l'accueil de cette nouvelle doublement douloureuse et il lui fallu deux traits de coke pour retrouver l'indispensable rigidité. Il aperçut surpris un lapin blanc tatoués au creux de ses reins avant de basculer dans le plaisir inconnu et violent.
A St Christoly, un carnassier mécanique et géophage casse la croûte les dents plantées dans le goudron. Interrompu par la nuit, il éventrera demain la chaussée sous prétexte de travaux publics. Des éboueurs interrompus par la pause cassent la graine autour d'une quille de rouge.
L'inconnu soupire sur l'âme humaine en général et féminine si particulière. Il a peu de compassion pour ses compagnons de voyage, passagers du vaisseau terrestre qui abordera tout à l'heure aux rives du soleil.
Sans lui!
Son âme aigrie se rebelle, malgré la joie de ses fibres, et inclue dans sa détestation aussi les objets. Un restaurant fermé, des chaises qui patientent les quatre fers en l'air sur des tables complaisantes, lui épargne le spectacle des manducations inutiles.
Pas mieux pour les hommes:
Derrière les façades, les ventres repus d'anciens rebelles monocouille demi indigné, semi soumis du peuple émasculé, discipliné, horizontal et raisonnable reposent flatulents et ronflants dans des rêves ordinairesd'écran plat ou de 4X4. Des catins légitimes ronronnent prés d'eux alourdies et rassasiées de leur dévotions conjugales.
Il y a dans leur ciel des bonheurs réussit et des plaisirs qui passent et reviennent comme des oiseaux migrateurs tous les vendredi soir.
L'adultère, dont Miranda ne veut pas, comporte cependant plus de sincérité et de désirs véritables que la sexualité rituelle. La vérité, souvent, est nichée au coeur du mensonge.
Il s'abrite par hasard sous l'encorbellement qui avance dans la rue Louis de Jabrun. Sous le mascaron d'une porte cochère il aperçoit intrigué, le deuxième lapin blanc!
Une bicyclette agonise, innocente prisonnière d'un réverbère complice d'un antivol. Les lampadaires perfusent la lumière vitale dans les artères de la ville exsangues de chalands en attendant le jour. Malgré les efforts des halogènes, la clarté jaunâtre fait des ronds autour des poubelles éventrées où festoient les greffiers. Devant la cour Mably une armée d'un seigneur de la guerre enterrée debout affleure la surface, les jumelles Weston patinent sur les casques de soldats luisants comme des pavés.
Les vitrines renvoient une image de Gene kelly muet et triste sur le glacis entre le Régent et le Grand Théatre. Le miroir fendu des dalles quadrillées reflète les douze muses du frontispice dessiné par Gabriel. Le ciel referme ses paupières de nuages.
Cours Xavier Arnozan,
un immeuble se souvient du fantôme d'Haussman.
Derriére un mur, il y a un sommier qui gémit,
un ange qui soupire, un homme qui s'épanche,
un arbre qui se penche
sous le vent qui forcit.
La colonne des Girondins dans son dos, est un hommage aux députés du tiers état et non pas une stèle pour l'équipe des milliardaires en short. Il chemine entre les statues de Montaigne et Montesquieu. Elles ont la posture majestueuse, drapées dans des toges, la mine offusquée de par la fiente des rats volants sur leur perruque de pierre et l'odorat insulté entre miction des fêtards noctambules et  déjections canines sur leur piédestal . Elles patientent dignement entre le départ des forains de la foire aux plaisirs et l'ouverture de la brocante St Fort. Il franchit haletant et humide le portail imaginaire des colonnes rostrales.
Voilà déjà La Garonne et le troisième lapin blanc taggué sur le parapet de la pile onze du pont.
Tout à l'heure, Miranda aura la bague au doigt!
Et lui conserve à jamais autour de son membre la brûlure de la sienne. Dernier visa sur son passeport de voyageur lubrique.
Le piéton libertin songe aux instants de l'existence, parfois chanson dont on n' écrit pas les paroles, pas plus que la musique.
Ou comme tantôt, opéra
chef d'orchestre Miranda.
A elle la maîtrise du livret, et de la partition.
Nulle décision pour la naissance et si peu sur le cour de la vie, les maladies, les joies, les rencontres, les voyages pas toujours sages. Le hasard, ou un lapin blanc, s'est chargé de sa destiné et s'est joué de ses apparentes actions le leurrant sur leurs incidences factices. Parfois quelques réussites éphémères l'ont enflé d'importance.
Trop de chansonnettes, si peu d'opéra, des jours sans chansons, des nuits sans musique!
Le grand final, lui, se décide par la manière et le moment. Le royaume faste de certitudes contre un domaine étriqué de l'aléatoire.
Il n'a pas envie d' humer une autre parfum, de savourer une autre liqueur que la cyprine de Miranda. De connaître un autre plaisir vulgaire, commun et faire de ce premier, le dernier, l'unique absolu.
Il se penche. Le garde corps offense sa poitrine. Il regarde au loin l'estuaire vers Pauillac et plus loin vers l'embouchure. Un vent marin lui apporte l'embrun véritable, de sel et d'iode.
Les épaules secouées d'un frisson, il ne peut voir dans son dos Martin qui arrive.
Martin Dodousse va voir la mer!
Aujourd'hui, le capitaine du "Breuil" remonte à vide vers Pauillac pour charger le tronçon d'A 380, le déposera à Langon qui finira son périple par la route jusqu'à Toulouse. Il est en avance sur la marée.
Troisième d'une génération de mariniers, son grand-père menait les gabarres en Dordogne de Castillon à Libourne chargées de barriques de vin Clairet ou du "cassou," la pierre du Lot. Le métier, transmis par son père, avait bien failli disparaître quand les péniches remplacèrent les gabarres et les moteurs, les vieux gréements.
Il avait fallu l'Airbus et les aménagements du fleuve pour que la profession perdure.
Le touriste de Sodome est fasciné par le maelström en dessous comme par la spirale sans fin d'un hypnotiseur. Il subodore le léviathan qui l'attend. La bande son de Jonas a laissé la place à Paolo Conté: "Una gelatti al lemon".
Son chant des Sirènes!
La Garonne, le limon son flot glacée c'est probable, saveur citron c'est moins sûr : Il plonge pour vérifier!
Bras en croix, tête jetée en arrière, poitrine offerte: Le saut de l'ange.
Martin aborde l'arche aménagée entre les piles dix et douze du pont de Pierre. L' hélice mue par les 1100 ch du diesel tribord, contrarie les tourbillons. L'électronique compense le couple de renversement qui "tire" à bâbord. L'étrave apparaît à l'amont sous la pile du pont lorsque la poupe s'engage sous l'arche en aval.
Dans cette phase délicate pour un marin d'eaux douces, Martin concentre sa vision sur l'antenne, une pointe érigée à la proue comme un viseur.
Il voit un ange sans ailes et sans auréole, poitrine offerte, bras écartés, s'embrocher sur son fanal puis il perçoit un bruit immonde accompagnant le geyser rouge qui jaillit du torse déchiré et se termine en gargouillis.
"Encore un coup du lapin blanc" songe - t- il! Indifférent, cynique et contrarié, il observe que le frimeur, bien inspiré par les ondines, a plongé plutôt que sauté: Mieux vaut l' amant de la sirène qu'un sodomite empalé comme figure de proue!
Martin, retardé, ne verra pas la mer et le candidat à la noyade refusé par les néréides, agonise sur sa broche.
Tout à l'heure, Martin-le-taggeur ira effacer tous SES lapins blancs qui ne l'amuse plus.
Depuis un an qu'ils pousse des ivrognes dans le fleuve et l'au delà pour leur donner le goût de l'eau d'ici Martin s'apeure du tourbillon médiatique autour des noyés de Bordeaux.
"Tant pis pour ce prétentieux" pense-t-il en guise d'épitaphe, de toutes façons, on ne décide pas de sa mort à la place de Thanatos.
Il décroche son téléphone et compose le 12.
L'inspecteur principal Pinault ne sait pas encore qu'il passera sa matinée sur une gabarre.
P.S:- Les passages de la barge se font exclusivement de jour.
-La rue existe, le reste est une fiction. Ou un fin possible!

vendredi 3 avril 2009

Aprés, j'arrête!


Uchronie et anachronisme.
"La vérité est une version des apparences."
Henri Gougaud.
Avertissement: Je respecte les obédiences et les confessions, par contre, si la foi est respectable la crédulité, elle, est souvent ridicule. Quand à l'exploitation commerciale de la naïveté, j'ai du mal.
L'uchronie c'est l'histoire alternative
Refaisons l'histoire.
A tout seigneur, tout honneur « Notre père qui êtes aux cieux..... »
...allez voir si j'y suis tandis que je propose cette version:
An 0.- 25 Décembre
La nativité, réalité virtuelle.
Préambule:
Un mot sur l'immaculée conception quitte à porter atteinte à la réputation d'une jeune fille.
A peine commençée l'histoire torture déjà notre intelligence: Il nous faut croire au Père Noël,aux garçons dans les choux, aux filles dans les roses à la fidélité et la sainteté de Marie
C'est parti.
Once upon a time.....
An 0 moins neufs mois de notre ére.
Sur ce qui deviendra plus tard la terre promise à plusieurs peuples et qui posera quelques problèmes aux colocataires dans deux mille ans.
Bethléem: Le charpentier nommé Joseph travaillait plus pour gagner plus en oubliant un peu Marie sa charmante épouse.
L'entreprise florissante de Joseph en pleine croissance voulu contruire des maisons "clés en mains".
Il se préoccupât donc de maçonnerie, de platrerie et de carrelage. Le charpentier devint vite entrepreneur général non pas de corps d'armée mais de corps de métiers.
Ces différents corps de mètiers étaient la spécialité des Lusitaniens .
Ainsi, Jésus maçon portugais fraichement èmigré en Palestine, fut ravi d'embaucher en Cdd pour commençer dans l'entreprise.
Joseph, quand a lui devenait de plus en plus entrepreneur et de moins en moins entreprenant.
Marie, en toute innocence abreuvait les ouvriers d'une eau fraîche de fontaine, sans discernement et sans ostracisme, la mine rêveuse et la taille bien prise avec la nostalgie des étreintes viriles.
Jésus loin de sa patrie, nostalgique des douceurs féminines en était réduit aux travaux manuels, aussi, pour sa sexualité.
Ils devinrent amant par nécessité hormonale l'âme et le corps en harmonie comblé par un sentiment naissant de reconnaissance réciproque qui devint un amour véritable.
Il s'abreuvérent désormais d'amour et d'eau fraîche avec une fréquence qui ne tardit pas à arrondir le ventre de la pécheresse dans la chaleur et la sècheresse de la terre de Judée et de Samarie
Leur Marie justement de l'amant et du mari for marri de cette conception pas marrante prit l'initiative afin de justifier ses émouvantes et ces voyantes rondeurs.
Joseph harrassé de travail, terminait ses longues journée de labeur par un petit joint de marocaine ( la Jamaïque n'avait pas encore était découverte par Christophe le colombien) avant d'aller se coucher.
Un fournisseur malhonnète (à moins que Marie...) fit des mélanges dans sa barette et Joseph dans sa tête vit des choses qu'il n'avait jamais vus un peu suggérée par Marie.
Une vision d'ange Gabriel, visitant le vestibule de Marie sans toucher aux meubles intimes et déposant dans le tiroir sacrée, un polichinelle en forme de pine o cchio ( l'idée sera d'ailleurs reprise plus tard par un certains Geppeto, menuisier lui aussi en mal de paternité)
Ainsi naquit avec le fils et le saint esprit, le concept de l'immaculée conception.
Joseph aimait sincérement son épouse, détestait l'injustice et croyait à la rédemption.
La charia de l'époque lapidait la femmes adultére sans punir l'amant
Jo inversât la tendance de cette loi inique faite par des machos impuissants avec la peur des femmes: Il pardonnât à l'une et condamnât l'autre.
Magnanine et généreux il donnât à l'enfant le prénom du fautif et, afin que Jésus pére ne fut point éloigné de Jésus fils il coulât dans le béton de la chappe du futur logis familial, le travailleur précaire. Pas par rancune mais plutot pour s'éviter la procédure prud'hommale longue, complexe et incertaine en terme d'indémnité.
Ainsi soit-il!
Amen! (-e- la suite)
Nativité. la légende.
Cécile B 2000, la soeur de son frére:
- « Bon, ça c'est bon coco, on garde!
La crèche , le boeuf et l'âne. Les rois mages tu me les fait un peu plus kitch, demande à Jean- Paul pour les costumes.
Jipé 2? Il est injoignable, je vais galérer.
  • Non Gauthier, andouille! Rajoute un peu de paille c'est bon pour le coté misère et tu m'aères tout ça, je ne me parfume pas au crottin, un bon ventilo façon "sacrée soirée" c'est sexy ces cheveux qui volent. »
A star is born dans le ciel de Galilée, la légende est en marche comme les rois mages un peu à la bourre bien calés sur leurs chameaux entre les deux bosses de l'écologie.
Le film avec beaucoup de copies et de remakes est toujours à l'affiche!
On continue?
Si Jésus avait été gracié.....
An 33 de notre ère.
Yerushalaïm.
Mont du Golgotha.
Pâques J-1.
Un dimanche.
Aujourd'hui on ne bosse pas: c'est Cruxifiction!
Spectacle offert par le procurator romain Ponce Pilate connu pour son hygiene manucurée (son: "je m'en lave les pognes" est resté célèbre).
La populace de Jérusalem se réjouit de l'aubaine de ce jour chomé.
L'affiche est prometteuse:
Il y a Barabbas, un vrai méchant, son complice, anonyme sans doute par timidité ou par amnésie de l'histoire, et Jésus un guérisseur en vedette amèricaine.
Le mauvais vin des phéniciens coule à flot des amphores.
Les marchants ambulants fleurissent çà et là dans la vieille ville.
Une spécialités ottomane nouvelle comble les estomacs: le chich' kebab.
Il se murmure que Sarkosus un conseiller de Tibère débarqué d'une trirème consulaire, prêtée par Bollorus a des idées novatrices en matière de supplice.
L'empereur est mécontent de la gouvernance de Pilate en Judée, alors il convient de frapper fort l'esprit de ce peuple remuant par des éxécutions publiques et cruelles.
Minimus Sarkosus maitrise fort bien la com', balbutiante à l'époque, et l'arme blanche qu'il plante discrétement dans le dos de ses camarades tout en faisant croire qu'il multiplit les porte - manteaux.
Les cales de l'embarcation sont remplies de clous et de marteaux que l'ambitieux projette d'utiliser comme raffinement à la technique locale de la mise en croix.
Les condamnés cruxiphobes sont attachés et non pas cloués par les bourreaux cruxiphiles. Ainsi la mort est provoquée par asphixie: Les malheureux n'ayant plus la force nécessaire à la respiration. La lente agonie peut durer des heures ou des jours pour les plus motivés et les champions de l'apnée sous le regard des foules plus que jamais enclin au respect des lois romaines.
Pieds et mains transpercés rendirent le spectacle plus piquant et le plantage au marteau indispensable devint le clou du spectacle sans bousculer les traditions, ni vexer les autochtones.
La coutume fut plaisante à beaucoup adeptes avant l'heure du "do it yourself" des bricoleurs du dimanche.
Les amis du Medefus qui accompagnaient Minimus, (déjà le patronat prés de la politique) en firent commerce et c'est sans doute pour cela que l'on trouve dans les banlieues de Gaza jusqu'à Nazareth des Leroy Malin et des Bricomarrant.
Ponce Pilate est l'objet d'un dilemme poignant: Il doit au peuple de Judée la grâce d'un condamné, choisit par la foule à l'occasion de la Pâques.
Il y a deux finalistes au coude à coude:
L'un est Barabbas le palestinien.
Ancêtre de Coupat, il pille détourne ou retarde les convois de son compatriote Hassan Céheff.
L'impôt, la marchandise ne rentrent pas ou rentrent tard des provinces lointaines. Les usuriers engraissent anormalement presqu'autant que les banquiers officiels. Tibère est furieux de l' impéritie de Pilate à résorber ce manque à gagner. Son retour à Rome et en grâce est compromis. Il songe avec tristesse aux délices de Capou, à sa villa de Capri. Il lui manque la douceur d'une villégiature à Cythère . Il rêve, tout éveillé à la gloire d'une victoire à Samotrace. Il se mortifie à la pensée que:"Capri, c'est fini." Il "aimerait tant voir Syracuse" et tirer une ultime Salve d'or.
Sa police arretât le coupable et il avait quelques griefs contre ce perturbateur qui en firent son favori.
Le second est Jésus le nazaréhen.
Le conseil de l'ordre des praticiens a eu sa tête pour exercice illégal de la mèdecine.
Aprés quelques succés médicaux, sa réputation faite, les files d'attente s'allongèrent. Mais les espoirs nourrit furent remplacés par des déceptions de plus en plus fréquentes. Il tentât bien un dernier coup avec un paralytique complice, lui intimant l'impératif: "lève toi et marche". Le comparse, valide comme moi, et peut-être vous, fut dénoncé et la ruse fut éventée.
Il gagnât ensuite sa vie par quelques tours de passe-passe:
La multiplication des pains, le remplacement de l'eau par du vin aux Noces de Cana et marchât sur l'eau un soir d'ivresse.Malheureusement le pain était rassi, le vin, de la piquette et on découvrît le cailleboti affleurant la surface du lac de Tibériade.
Aigrit, il tentât de s'installer en ville et chassât les marchands du temple sans ménagement pour agrandir son cabinet de consultation. Il se mît rapidement à dos le commerce local et augmentât ses inimitiés.
Un membre de sa secte, à qui il manquait trente deniers pour finir le mois, dénonçât les méthodes et le repaire de ses partenaires.
Ponce Pilate fit un peu de lobbying pour influencer la foule.
Par intérêt commercial et nécessité juridique, il choisirait la judée plus que la palestine et gracierait "Ecce Homo" plutôt que le terroriste.
Mais il dût céder devant la "vox populi"
L'histoire retiendra qu'il se lavât les mains feignant l'indifférence en maugréant comme un charretier: « va fenculo! » en italien moderne tandis que l'on attendait de lui du latin ancien.
L'histoire se trompe!
Barabbas fut éliminé et Jésus fut gracié.
Moins nuisible que Barabbas, ce dénouement convenait mieux à la politique romaine prèvalante sur la vindicte des commerçants et praticiens réunis.
Sans compter les intérets personnels du préfet.
Anticipant la décision populaire Pilate substituât les suppliciés avant la représentation.
C'est le bandit de grand chemin qui gravît le Golgotha, portant la croix de tout les pèchés de l'humanité en criant: « Je ne suis pas celui que vous croyez » en araméhen dans le texte.
Cette affirmation, souvent employée au féminin, desservie par sa forme négative n'est, de tout temps à jamais, pas trés crédible.
Nota bene:je vous raconterai les incidences de cette réalité potentielle dés qu'elle sera écrite.
Pardon pour le accents circonflexes manquants, mon clavier me fait la tronche

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