samedi 27 juin 2009

La Matrice, le Lapin Blanc et les cafards .2/3 & 3/3

Source photo:pile et face
N.B: Terminé!
Mais je ne sais toujours pas le pourquoi de cette confrontation avec la montagne alors que j'ai horreur du vide (et je ne parle pas forcèment du précipice).
Besoin de s'élever et de redescendre, rassuré. Et ce coté sombre qui emplit la vacuité de l'esprit durant le sommeil.
Ce texte, qui a l'air de dater est concentré ici afin d'éviter les petits bouts éparpillés de ci de là. Sans compter que le premier jet est souvent assez maladroit.
"[Celles*] qui m'aiment prendront le train"....... en marche.
*je déteste et inverse cette règle grammaticale où le masculin l'emporte sur le féminin.
Le pitch:Le sujet s'endort à la belle étoile épuisé, le corps empoisonné par les toxines, l'esprit en activation maximale et rêve que notre univers est virtuel, régi selon les règles d'un webmaster issu lui même d'une intelligence supérieure, lui-même....etc,etc....Un univers de poupées russes.
[..Le crapahut sur le Vignemale et le Tourmalet à vélo, plus tard.......]
Redescendu de 1000 mètres, je reviens du monde minéral pour me confectionner un lit de cryptogames, prés de la cascade" du Pas de l'Ours".
Hachés par la course, la montagne et la faim, j'étale le duvet sur ma couche de fougères.
Tous les neurotransmetteurs fabriqués par l'effort, le plaisir et l'angoisse vont créer, sans substance exogène, des connexions improbables entre des neurones qui ne se connaissaient pas.
Le sommeil arrive et le concierge du rationnel rentre dans sa loge.
Sous une couche de brume de mystérieux cocons montent la garde à mon insu.
"- la nuit tu rêves?
- non, je voyage!"
De préférence au delà de cet univers!
La troisième lune D'hyperborée codeTerra II, 9.5 Mo, reflète sur la serre de Germain Gauche une lumière grise et bleu.
Germain contrôle l'humidification et la température de son élevage de cocon, puis enferme sa précieuse culture.
Le temps sur Hyperborée c'est 7 milliards d'années terrestres en un click de souris et Germain Gauche doit à la chance ou à la Variable Inconnue d'être encore vivant sur la planète jumelle de la terre.
A cette différence prés que la vie a prit un autre chemin, sur hyperborée: Ce sont les cafards qui dominent la chaîne alimentaire. Des cafards de 2.50 mètres et friands de chair humaine.
La Matrice a téléchargé un logiciel de reproduction sur Terra II avec une gestation des protéines dans les cocons.
Rasséréné, Germain retourne à son ordi.
Sur la cheminée il y a une poupée russe sous une tête de cerf. Aux murs, tu ne trouveras pas du Dali ou de l'Andy Wharrol mais un canevas représentant une scène de chasse dans des tons marronnasse et verdâtres. Dans l'entrée, pas de Jeff Koon, ni de Calder mais un chien de faïence en guise de porte parapluie et des animaux empaillés. Pas de traces d'Ousmane Saw.
Germain Gauche est peut-être une pointure en informatique mais il a des goûts de chiottes.
L'univers où est implanté le système solaire représente un atome de la 10ème poupée russe à l'intérieur de la "Matriochkas" et le système astral hébergeur d'hyperborée est lui même un simple atome dans une autre "Babouchka"quelque part dans la Matrice.
Germain, qui vient de régler son affaire à l'avatar "Jackson M."décidément transgressif au delà du supportable, se remet à sa tache principale celle qui le maintien en vie dans ce monde de cafards: La recherche d'un anti-virus pour éradiquer, enfin, le cheval de Troie code "lapin blanc".
Je n'avais pas d'avis sur la ré-introduction de l'ours dans les Pyrénées.
Des bruits étranges s'immiscent dans ma bulle.
Tout autour, des mouvements feutrés referment un cercle d'inquiétude.
Désormais j'en ai un: C'est non!
"La nuit est le manteau des pauvres"dit Claude Roy aux enfant de CM2.
Le duvet ne m'offre qu'une faible protection contre le froid et la brume. Le fond humide et gelé mordille mes orteils et j'entre dans la mâchoire glacée qui étend sa morsure à l'ensemble de mon corps recroquevillé.
Alors je me replie puisque mes jambes trop courtes m'interdisent symboliquement de toucher le fond. Je fais le lotus horizontal ou l'embryon, que je n'ai cessé d'être, mon menton cherche mes rotules, les trouve et se cale entre mes genoux, ma tête entre dans mes épaules, mes mains se retrouvent paume contre paume, pas si paumées finalement.
Je ne prie pas. Oh, que non!
Je glisse entre mes cuisses mes mains unies vers le centre de ce qu' intimement je suis.
J'ai chaud!
Je redeviens!
Je n'ai plus peur: je ne suis pas encore né.
Alors, je peux dormir.
Autour de moi les cocons semblent plus nombreux!
Germain Gauche( G.G) devait à la Variable Inconnue, celle de l'univers du dessus, sa survie: Les autres cocons contenants ses frères embryons faisaient les délices des cafards, une sorte de friandise dans leur régime alimentaire.
La Matrice avait programmé pour lui l'alternative d'un destin "divin"palliatif à sa finalité nutritive : Germain sera prélevé du cheptel et deviendra Webmaster de l'univers hébergeur de Terra I, autorisation 007, permis de créer et d'anéantir! De Genèse en Armageddon.
Sa "maladresse" était en réalité un algorithme voulu par la Matrice.
Les premiers millénaires en temps terrestre avait été laborieux. Les humains, imbus de l'illusion de leur propre réalité, nommaient "Infini" ce qu'ils ne pouvaient mesurer et "Hasard" ce qu'ils ne pouvaient contrôler.
Durant une petite heure de son absence de gardien de cocons, le chargement des logiciels de traitement de texte fut corrompu par les organiques de Terra I qui se disputaient sur les différents standards à adopter: Logographique, syllabique, cunéiforme, hiéroglyphique, orthographique etc.
Pour corriger, il créa l'avatar Pierre de Roset et l'écriture passât rapidement du calame au clavier et du papyrus aux pixels
Les programmes "autocad" à peine chargés voilà que les organiques le remerciait à coup de mastabas, pyramides, temples, dolmens, mégalithes et autres cathédrales. Autant de tentatives pour tenter de le rejoindre en prolongeant dans la pierre leur existence de chair. Il supprima donc cet outil écoeuré par leur condescendance et leur ignorance.
La programmation mentale des humanoïdes en mode grégaire développât des organisations sociales des plus brillantes qui pourtant se succédèrent selon un cycle immuable: Barbarie-Civilisation-Décadence.
Les édifices-témoins perdurèrent troublants les biologiques suivants qui se perdirent en théories sur les moyens employés par leurs ancêtres pour leur édification.
L'obscurantisme des théocrates ralentissant le chargements du logiciel évolutif, il dut anéantir ces inerties et créa les avatars Copernic, Galilée, Darwin interfaces de décodage de la révolution astronomique et de l'évolution des espèces.
Créant les avatars peste, choléra, lèpres et grippes diverses, Gégé modula la fréquentation de l'espace disponible sur le disque dur. Puis les avatars Hitler A. Mao T, Staline, Ford H. Renault L. Citroën A. plus efficients complétèrent son programme de régulation.
Gégé avait crée l'univers à sa propre image verbalisant en numérique les déviances de son subconscient.[à venir: transition du numérique au biologique]
Cela lui prit six jours. On dit qu'il se reposa le septième.
G.G sans états d'âmes, fournissait l'apport en protéines issu de sa propre races aux cafards. Le circuit neuronal romantique des biologiques verrait là l'improbable ironie de la matrice où il n'y avait qu'indifférence. Le concept du bien et du mal n'existe pas sans la conscience!
Gégé avait le projet pour les prochaines minutes, d'unir la galaxie Andromède(1.4Mo) au système solaire(156 Ko), mais il devait pour cela éliminer le virus code "lapin blanc" menaçant d'en faire un quazard en lieu et place d'une supra galaxie.
L'intelligence artificielle des humanoïdes, dévellopa en son absence une contre mesure défensive le virus "lapin blanc".
Il advint de cette création ce qu'il était advenu du Golem, de la créature de Frankenstein et de la découverte d'Oppenheimer:
Un virus aléatoire, sous différentes versions dont ils perdirent le contrôle et qui menaçait leur survivance.
La version Biologique, téléchargé dans l'A.D.N détruisait les cellules des organiques. La caste scientifique, section médecine lui attribuait des vocables différents selon leurs affinités: métastase, Alzheimer, V.I.H, et autant de cancer générant ses pseudo- spécialistes.
Le"cheval de troie" s'activait ou pas selon les aléas de la régulation nécessaire.
La version Astrophysique les nommait quazard, trou noir, antimatière, naines blanches.
Les ignorances respectives se grisaient de synonymes où se noyait leur incompréhension et leur laborieux progrés.
La version Déiste en liaison avec la caste Skyzophrène multipliait les théories. Les premières en place revendiquaient le statut de religion avec la fallacieuse légitimité de l'ancienneté. Les retardataires, sans martyre et sans historique, celui de secte avec en commun l'autorisation 007 bis, captation de propriétés.
La version Capital des humanoïdes détourna les progrès de la science au deuxième millénaire du temps terrestre et organisa la prédation de la caste des goinfres pour accélérer ce processus de Pandore.
Germain Gauche s'amusa beaucoup de cette capacité des humains à s'auto-détruire, ignorant dans la griserie que lui procurait la puissance, qu'au dessus des avatars, le Grand Manipulateur de marionnettes tirait les fils.
Le Gestionnaire des Gestes, ailleurs quelque part dans la matrice, s'amusait lui aussi du process induit par Germain, au bord extrême du maëlstom de sa propre auto -destruction.
Les G.G se divertissaient parallèlement de l'inventivité de leurs créatures respectives au service de l'illusion et s'étonnaient de leur aptitude à travestir leur apparence de marionnettes et d' avatars.
Le froid me dévore et le vacarme de la cascade me réveille.
La séquence encodage de mon voyage astral a saturé mon mental et j'ai la sensation que mon crâne est un samovar en ébullition.
Le soleil n'est pas encore là. Il me faut un café! Il me faut une douche!
"-t'en voulais de la précarité? ben t'en as!"
Je suis entre un paturage et une cascade, les cairns sont la seule signalétique et n'indiquent que le refuge à une heure de marche.
Mon ado flamboyant me renvoi à ma propre adolescence et les compromis, à mes trahisons.
Je retrouve encore aujourd'hui cette rigide immaturité qui dénie les renoncements nécessaires pour un absolu désuet autant que romantique. Les transgressions, régressives. Les rebellions, vaines. Le scénario initial corrompu ( la trahison) par la peur de la réussite si proche de l'échec. La mauvaise gestion de mon altérité qui sème les germes de l'échec dans l'élaboration de chaque stratégie:
Symboliquement j'ai préparé mon sac (stratégie) avec mes chaussures (la Variable pas si Inconnue que ça) fétiches (romantisme) qui empêcheront le projet d'aboutir (peur de réussir).
Qui tire les ficelles de cette maladresse organisée?
Mon autre Moi, dans l'obscurité de mon âme, prépare mon plantage avec Mon consentement aveugle:
Une étrange dichotomie verbalise le projet et les actes le compromette.
Pourquoi?
-Le statut de victime fédère les compassions et le rend confortable. Mauvais deal:L' équivalent énergie est au moins égal à celui nécessaire à la réussite.
-La confusion de l'esprit qui amalgame entêtement et volonté, idée et obsession, courage d'entreprendre et inconscience du risque inutile.
Mais la sagesse de Sénèque n'empêcha pas la folie de Néron. Alors, j'observe mon clone écrire le même scénar. de vie sous mon regard impuissant, inutile et inquiet.
Avec dans le programme, le virus auto-destructeur.
Comme le Seppuku inscrit dans le destin du Samouraï.
Je me rendors en révisant mon lexique personnel:
Adolescence: Période d'invincibilité et d'immunité qui rend jaloux les adultes et fait la fortune des dermathos.
Enfant: Clone ayant la mission de réussir ce que les anciens ont raté.
La brume matinale a tout recouvert. Je ne vois plus les cocons. Ont-ils seulement existés?
Germain vient de finaliser son anti-virus et se prépare à le Downloader.
L'incidence immédiate sera que le "lapin blanc" cessera de sévir et l'effet domino sera la collision d'andromède avec le système solaire. Un bénéfice immédiat pour l'humanité et, dans un second temps quelques millions d'années en temps terrestre, la fin du monde.
Et, accessoirement, l'avatar de l'inspecteur Pinault ne terminera pas son enquète puisque "la vérité est ailleurs".
Le Gestionnaire des Gestes, le Gégé du dessus, reprochait à Gégé du dessous son interventionnisme.
La régle absolu de la Matrice était La Neutralité et la Non Ingérence. Il lui fallut donc intervenir.
Il lui fallu donc transgresser la règle pour empêcher la transgression de la règle.
Il n'est pas programmé pour raisonner mais pour exécuter!
Il activa donc la "V.I":
La Maladresse Organisée de Germain Gauche.
Le téléphone sonna chez Germain.
Il décrocha de la dextre et de la semestre écrasa machinalement un bébé cafard qui "faisait" déja ses dix centimètres.
Oups!!!!
La porte d'entrée céda sous la poussée de Maman Cafard. Une odeur fétide, pestilentielle et acre accompagnée d'un souffle rauque envahit la pièce. D'une mandibule agile et tranchante elle décallota l'opercule du crâne de Germain.
Celui-ci n'échappat pas à son destin de nourrisseur de cafards. Il donna même de sa personne.
Bien sûr, usant de la fonction parole, encore active lorsque le prédateur entamma sa dinette de cervelle, il argumenta et tenta de faire prévaloir la tolérance de ses maîtres en contrepartie de son rôle d'éleveur de cocons . La cafarde n'a pas l'instinct maternel mais elle a faim.
La bête exécutât le programme et savoura sa vengeance qui sur Hyperborée Terra II est un plat qui se consomme à vif.
L'élocution de notre G.G devint lente, syllabique, alphabétique. Sa voix ralentit, devint grâve comme celle du cerveau de Carl dans le film de Kubrick lors de sa déconnexion, tandis que le cafard faisait des mouillettes avec ses neurones.
La recette du Germain/coque en quelque sorte.
A l'extérieur un taggeur graffe son mur:
DIEU EST MORT-Nietzche
La vengeance est un plat qui se mange froid-Jésus.Christ
Je me réveille en sursaut: il y a une bestiolle dans mon duvet!
Un cafard ou apparenté.
Innocent sûrement mais:
" - Si ce n'est toi c'est donc ton frère!"Lafontaine-je.
Sans plus réflèchir, je l'écrase d'un réflexe de survie.
Avec dégoût: Les coprophages ont mauvaise haleine!
The end!

vendredi 26 juin 2009

Etat d'âme végètal.

Source Worth 1000.com
Rien à voir avec le texte d'hier. Disons un interlude.

J’ai senti, chez une amie, pointer le désarroi de la quarantaine.

Illico j'ai frétillé du clavier et pondu ce petit conte.

De cette initiative intrusive (puisqu’on s’en doute désormais: j’ai l’affection opportuniste) j’ai perdu l’amie et aussi un ami, puisqu’il était …..

….son mari!

Et tout deux, susceptibles.

Il me reste ce texte que j’ai la faiblesse d’aimer malgré la double attrition qu’il me coûtât!

Je suis un arbre!

Je suis un arbre et j’ai quatre saisons.

Bien planté dans le sol, des racines jusqu’aux antipodes je suis DANS et SUR la terre, élancée dans le ciel, je suis un arbre fille.

A la fin du printemps, de mon printemps, ya un gros zarbre qui s’est planté à côté de moi.

Y m’a fait peur çui-là avec ses grosses racines!

Eh puis non, finalement.

Alors j’ai bourgeonné plusieurs fois. Un bonheur, de bonne heure et, puisqu’ on était deux ramures entrelacées, on a construit une cabane pour ne pas se lasser, bien solide avec de grosses branches pour se protéger.

C’est l’été, mon été.

Les bourgeons ont fleuris, je suis sûre qu’ils vont donner de beaux fruits. En tout cas je fais tout pour: je les nourris de ma sève, je leur donne ma fraîcheur, mon ombrage. Je les caresse de mon feuillage et j’invite quelquefois dans notre arbre, des oiseaux à picorer et partager nos jeux d’eaux et de soleil. Ce n’est pas facile parfois, avec ces chèvres qui viennent brouter mon écorce et ces chiens qui viennent me renifler le tronc. Alors je laisse s’évader quelques feuilles de mon imaginaire, s’envoler portées par la musique, le vent et se poser parfois sur un plage pour y rester, parfois sur la mer pour y voyager, quelques fois entre les pages d’un livre pour y sécher.

Qu’importe, j’en ai plein, des feuilles!

Autant que de rêves!

C’est l’automne, mon automne ou monotone, je ne sais pas comment on dit: je suis un arbre.

Pourtant, de plus en plus de feuilles tombent après l’orage.

J’ai peur!

Je résiste à la bourrasque encore et toujours.

Je crains que parfois l’une d’ elles rencontre un étranger. S’y pose et s’y repose. Le caresse et lui plaise.

Qu’il me prenne(?!) des petits bouts de bois, des petits bouts de moi!

C’est pas ma faute, c’est le vent.

Je suis un arbre!”

mardi 23 juin 2009

S.D.F;Ours et Tourmalet!1/3

Préambule.
"Gling"fait le micro onde.
Je craque!
Et un jingle pub de trop sur la lucarne allumée.
Pourtant, je suis guéri!
Pourquoi cette bougeotte qui me reprends?(voir Blog it)
Je sais.
Je ne l'avoue pas, mais je sais.
Un gros coup de mou: Dans la chambre de l'héritier mâle alpha, trois préservatifs.
Un gamin que j'ai torché, y a quoi? dix-sept ans! A qui j'ai enlevé les roues stabilisatrices de son vélo , y a quoi? quinze ans?Il me semble même qu'hier encore je lui massais les gencives au sirop "Delabarre."
Putain, c'est l'heure: J'ai toujours un temps de retard sur la réalité.
J'me casse.
Contexte aggravant: La compétence des usurpateurs égale à celles des infirmiers de "Midnight Express"dont la seule solution consiste à alterner la pilule bleue et la pilule rose me donne l'envie de tourner à contresens.
Sursaut, encore!
Dérisoire! Je sais!
J'ai envie d'avoir froid. J'ai envie d'avoir faim. Sans possibilité de monter le chauffage ou d'ouvrir un frigo.
Partir et fuir ce ciel bêtement bleu et ce temps qui ment comme un miroir. J'ai envie de la brume sur des pavés mouillés à coup de bruine sur le port d'Ostende.
Il me faut du glauque, de l'authentique, de l'outrancier!
Des marins d'Amsterdam, des putes en vitrine, des maquillages qui mentent tout autant que le temps.
Le temps qu'il fait et celui qui passe.
L'outrance et l'excès révèlent ceux et ce qu'ils doivent dissimuler.
Envie de flash back! D'exténuement et de dénuement. De dopamine naturelle, la sérotonine qui apaise, l'adrénaline qui calme.
Trop loin et trop tard le quai et la brume: Altitude et Brouillard, plutôt!
Ce sera donc: S.D.F volontaire (et temporaire) dans les Pyrénées!
Moins glauque!
Et là (re) commencent les compromis: Tu crois que le sport et la solitude c'est l'absolu, la défonce sans autres limites que tes tripes?
Non!
Concessions à la légèreté: J+1:Pour crapahuter en autonomie dans la montagne comme j'ai prévu de le faire en course à pied, pas de tente, un duvet minimaliste, des petits beurre, pâte d'amandes, fruit secs, quatre litres de flotte et basta. Dormir à la belle étoile, si elle veut bien se faire belle.
Concession au moyen de transport:J+ 2: Montée du "Tourmalet" à vélo, donc caisse à boulon obligatoire ( ben oui, pour transporter le biclou). Pas de moto, pas de bras qui s'allongent et les oreilles qui reculent à l'accélération.
Pas de vulnérabilité aux éléments. Je ne sentirai pas le vent et la pluie, l'odeur et la température qui changent aux passages des forêts. Je ne déclencherai pas ma tempête personnelle, mon orage intime: des vents de 200 Km/H en tournant la poignée sans décaniller les arbres. Je subirai "les autres" dans la montée en lacets vers Cauterets à la queue leu leu.
Concessions à l'équipement:Ascension du Vignemale: Pas de cordes ni de batons, encore moins de piolet et de pointes: je passerai par le "Pont d'Espagne"au lieu de Gavarnie et je me passerai du franchissement du glacier vers "Baysselance".
Pas de godillots mais des "New Balance"ulta light qui doivent avoir au minimun deux marathons dans les semelles.
Crash test annoncé, séquence préparation à l'échec.
Concession à la solitude: J+ 3: Pour la partie Canoë il faut ....un canoë et une partenaire qui me rappelle que rien ne se réalise sans Elle:
- "Chérie, tu peux me rejoindre sur la Leyre du côté de Salles avec le Kayak et me récupérer à Arcachon?
- Bien sûr mon amour!"
Une perle , j'te dis!( je vous passe les négociations/concessions)
à suivre: Repassez demain je vous raconterai. (pour les S et accents qui manquent: "Do it yourself"comme disait la dame de fer)

lundi 22 juin 2009

Démocrasseuse.

Portrait de Louis XIV par Hyacinthe Rigaud (1701)La dif' entre Nick et Louis XIV ème: Loulou ne cachait pas ses talonnettes!

Le nouveau règlement, qui n'a pas été soutenu par l'opposition, a été adopté à main levée et envoyé au Conseil constitutionnel, qui devra le valider à l'heure du déjeuner afin que Nicolas Sarkozy puisse s'exprimer à partir de 15h00. Source:Accueil Yahoo! Actualités

-a) Pourquoi demander l'avis du conseil constitutionnel, à quoi sert de "débattre"si la résultante est connu d'avance?

-b) Le président n'assistera pas aux questions relatives et consécutives à son discours.

Est-il utile de chercher d'autres comparaisons entre ces deux démocrates?

- Louis XIV pratiquait le pouvoir absolu par crainte de la noblesse et le souvenir de son enfance marquée par "La Fronde".

- Mininus change les réglements par crainte du populo.

Trois observations:

a) Cela se passe dans la salle du "serment du jeu de paume" qui n'a pas vraiment porté chance à Louis XVI (qui paya la facture des excés de son grand père royal).

b) Révolution: je vous rappelle la dèf': retour au point de départ (astronomiquement parlant)

c) C'est à la république que nous devons notre faste et flamboyant président.

jeudi 18 juin 2009

Ce week-end, le VTT ne m'a pas trop réussi....... ...Alors j'ai lu les journaux( source: Backchich info) Aprés le travail du dimanche, le travail pendant les arrêts maladie, le report de l'age de la retraite une nouvelle idée du boss de British Airways: Le travail gratuit! Tatie Michelle rassurante........ Minimus toujours populaire.................... .... et j'ai pris un animal de compagnie!
Nota Bene:Sur cette bizarrerie je ne veux pas casser l'ambiance, mais il a fallu un tatoueur bien sûr, mais surtout quelques "médecins": Chirurgien; Dentiste; Anesthésiste( j'espère) le psy c'est pour plus tard!

Airbus et Dieu informatique.

Source: Backchich info. 7 octobre 2008 (Airbus Quantas)Intérieur de la cabine aprés les fausses turbulences et les véritables projections des passagers contre les plafonds.

Nous avons connus directement ou indirectement les étranges pannes aléatoires de l'informatique imposée dans nos caisses à boulons. Les assistances à la conduites des automobiles: les programmeurs de vitesse, les correcteurs de trajectoire, les anti démarrage qui bugguent et se remettent à fonctionner mystérieusement.

Alors, pour Airbus en attendant mieux on change les sondes (mécaniques), sans autres préconisation que le principe de précaution, certes prudent mais pas très scientifique : Cela calme le grand public et les constructeurs s’auto- rassurent.

Mais on ne touche pas au Dieu informatique!

Sinon, à qui confierions-nous nos comptes bancaires et notre Défense Nationale?

extrait d'un article de Bacchich info:( faut fouiller le net:c'est pas sur TF one que tu risques de le trouver)

L’EFFRAYANT PRÉCÉDENT DE QANTAS

“Une référence au très grave incident survenu le 7 octobre 2008, à bord d’un Airbus A330 de Qantas, une compagnie aérienne australienne, par ailleurs réputée parmi les plus sûres du monde.

Ce jour là, un Airbus A330-300, assurant un vol entre Singapour et Perth, et par une météo très clémente, est contraint de se poser d’urgence à Exmouth, une ville de l’ouest de l’Australie, après avoir chuté brutalement de 2 000 mètres en quelques secondes.

Une expérience terrifiante, rapporteront les passagers au correspondant de l’AFP : « C’était horrible, absolument épouvantable, terrible, la pire expérience de toute ma vie », a déclaré Jim Ford, un habitant de Perth, qui a cru sa dernière heure arrivée alors que des passagers étaient projetés dans la cabine. « Les passagers et membres d’équipage qui ne portaient pas leur ceinture de sécurité ont été projetés dans la cabine, certains ont touché le plafond », ajoutait Nigel Court, l’un des passagers.(*photo ci dessus)

DÉJÀ LES « TUBURLENCES »

Sur les 303 passagers et 10 membres d’équipage, 36 ont été blessés, dont 20 grièvement, victimes de fractures ou de blessures à la colonne vertébrale notamment. Dans sa dépêche, l’AFP ajoute que « selon certains médias », cet incident aurait pu être provoqué par « des turbulences ». La même dépêche indique encore que « le responsable régional de Qantas, Ian Gay, a précisé que les enquêteurs allaient étudier l’hypothèse des turbulences ».

Ceci alors même qu’en réalité, les conditions météos sont favorables. Ces turbulences fantômes allaient d’ailleurs être mises hors de cause par l’enquête menée conjointement par l’ATSB australien et par le BEA (bureau d’enquête) en France.Il apparaît en effet que l’Airbus ( celui de la Quantas) ait été victime d’une très grave panne de son informatique et tout spécialement de l’Adiru (Air Data Inertial Reference Unit). Cet Adiru est un équipement essentiel qui envoie au système de navigation des informations sur la vitesse et l’altitude de l’avion.

QUAND L’INFORMATIQUE DEVIENT FOLLE

Dans le cas de l’Airbus de Qantas, l’Adiru s’est donc mis a fournir des informations totalement farfelues sur l’altitude de l’appareil. En réaction, les systèmes de sécurité automatiques dont est équipé l’A330 ont brutalement introduits des corrections visant à corriger cette altitude « anormale ». Avec pour résultat de provoquer donc la chute de l’appareil Chute rattrapée dans les conditions favorables évoquées (il fait jour, il fait beau) in extremis par son équipage.

La gravité de l’incident dont a été victime l’avion de la Qantas aux antipodes n’échappe pas à l’EASA (Agence européenne de la sécurité aérienne). Celle-ci émet plusieurs directives à destination des compagnies aériennes afin d’informer les équipages sur la conduite à tenir en cas de dysfonctionnement. Dans le jargon aéronautique, on appelle cela une « emergency airworthiness directive » qui, comme son nom le laisse présager, indique que ces directives sont à mettre en œuvre « d’urgence »

mardi 16 juin 2009

Keep a touch!

Notre ami Siné: La légende ne le dit pas mais cela pourrait illustrer le procés Courjault.Pour rester en contact quelque dessins de Lassalvy ( un humour de chansonnier un peu daté, mais on se détend.....) Vie conjugale? Mes amis sportifs (ceux qui gagnent)

dimanche 14 juin 2009

Chirurgie: Esthétique?

La cause du sourire mystérieux de Mona Lisa enfin dévoilé: Léonard en a marre de cette Joconde, de son timide sourire, de sa chevelure et de son tour de poitrine, alors il a confié son modèle à un chirurgien californien.Et voilà "La Gioconda" de retour des States!

samedi 13 juin 2009

Conversation autour d'un livre

Je suis souvent consterné d'entendre dans la file d'attente d'un ciné ou à la Fnac rayon littérature:
-"qu'en pense la "critique?"
Comme s'il fallait un avis pour s'en faire un à soi.
Comme si le chaland hésitait pour son investissement de temps et d'argent entre un livre, un film ou un ticket de loto.
Il faut à la majorité bélante un bandeau sur la jacquette, l' avis blasé d'un imbécile souvent salarié de l' éditeur avant d'acheter (et peut-être de lire) l'oeuvre d'Untel prix Goncourt ou Renaudot.
Pour moi, un auteur est légitime dés qu'il est publié, le plus discrétement possible.
Conversation (sortie de mon imagination) entre vendeur et acheteur:
"Bonjour Mr, je voudrai un livre.
- de quel auteur?
- environ vingt centimètres!
- Vincent qui?"
Have nice day!

vendredi 5 juin 2009

Vents contraires.

ou apologie de l'erreur:
Dans une galaxie voisine de cette blogosphére, quelqu'une m'a écrit:
Ecume.
A l’écume de la vie
Je me suis souvent frottée
Combien s’y sont noyés 
Pendant que je luttais.
Les vagues successives
M’entraînent aujourd’hui ailleurs
Au loin, à la dérive
Effacer mes erreurs.
Je laisse sur le sable
L'empreinte de mes pas
Mes pensées inavouables
Mon âme les oubliera.
à quoi je réponds comme souvent à contre courant:
A l'aune de nos erreurs
Arpentons notre route(*)
Celles de la déroute(*)
Ou celles de nos hauteurs.
Par Romulus et Rémus
De Rome à cette louve ravit
nommons routes nos vies
aux deux visages de Janus.
Plutôt que d'opposer les jumeaux
Faisons l'union de l'échec et du succés
Plus aptes à nous enseigner
Puisque tous deux tout autant gémeaux.
Ne demandes pas à ton âme l'oubli
N'ajoute pas l'amnèsie à l'erreur
Apprend l'expérience à ton coeur
Que c'est la raison qui l'a trahi.
Tes intimes pensées jamais n'avoue
Puisque nous nous réalisons par la passion
Tandis que nous disparaissons dans la fusion
Alors, laisse un peu de secret entre nous.
A l'aune de nos erreurs
Mesurons l' ascension jusqu'au faîte
Des triomphes autant que des défaites
Et dominons ces deux menteurs.

Et, ainsi que l'affirma Kipling:

"Alors, les Rois, les Dieux,  la Chance,  et la Victoire

seront à tous jamais tes esclaves soumis

et ce qui vaut mieux que les Rois et  la Gloire"....

tu seras un homme, ma chèrie!

(*)il est singulier ce pluriel: un ensemble; deux éléments.

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