mardi 25 août 2009

Desperate Burka- wife

Cliquez sur le titre et allez chercher le diaporama en troisième page:
Comment parler de Burka sans risque? L'humour: Le dessin de Jiho.
Et ne vous laissez pas rebuter par la photo d'ouverture, Siné trés en forme, trés second degrés.

lundi 24 août 2009

Conversation avec Sapho.In progress, follow me!


Tentation.1/3 J'ai du mal à la regarder dans les yeux!
Valérie, voisine et lesbienne, est sur le pas de la porte et en culotte: un triangle rose pale se superpose à un autre triangle sombre. Une troublante pilosité franchit la frontière du liseret de dentelle.
"-t'as de l'ail?
- sans doute, entre!"
Nous sommes tous les deux célibataires alternatifs et nous nous croisons parfois dans le jardin, elle en bermuda et moi pas rasé.
Je suis en mode clodo depuis quatre jours. Je vis avec les volets mi-clos et je n'ai pas ouvert la bouche depuis le même temps.
Ma complice finit ses vacances dans sa famille, sans moi qui évite ma belle-mère, et celle de Valérie, je ne sais pas.
Habituellement, elle vient se connecter chez nous attendant d'avoir sa propre connection.
Habituellement, elle s'habille.
Habituellement, elle s'assoit.
Aujourd'hui, elle s'accoude au bureau, négligeant le siège, cambre son dos et tapote distraitement le clavier en offrant sa croupe inconsciemment.
"- thé? proposé-je laconique: j'ai un peu chaud aux oreilles de l' intrusion brutale de sa féminité dans ma solitude et mon élocution s'en ressent.
Elle oublie l'ordi et s'acagnarde dans le fauteuil sous la mezzanine en écartant les cuisses involontairement, jambes repliées sous les fesses en position du scribe de Thèbes.
- Volontiers! Fabrina est partie? je ne l'ai pas vu depuis lundi, répond-elle verrouillant son regard dans le mien.
- tu ne devais pas partir à la montagne? enchaine-t-elle charitablement: je suis incapable de former une phrase. Je lui tend le paquet de Cérébos.
- de l'ail, pas du sel.
in petto, je l'imagine en gigot et moi en gousse d'ail.
- J'ai envie d'y être, pas d'y aller.
- ???
- Je diffère mon départ depuis mardi. Pas envie de me taper trois heures de bagnole.
Elle rit en basculant la tête en arrière innocemment. Je baisse involontairement les yeux. Elle me surprend en train de réfléchir fixement sur sa vitrine entrebâillée et ce foin qui déborde de la charette
- faut se décider dit - elle sans malice.
- t'as raison, dis-je en m'éloignant dans le couloir
- j' infuse? demande-t-elle saisissant la théière.
- (moi aussi) vas-y, je vais chercher ton ail"
Elle se marre: la cuisine est dans l'autre direction!
Je me dirige vers les toilettes pour une vidange express sans rendez-vous.
Marrant:
Tandis que je m'agite d'un poignet qui n'a pas perdu la main, je pense, entres autres, qu'elle explore ce coté masculin opportuniste affectif en usant de son célibat provisoire et moi, mon coté féminin autiste /lucide des impérieuses nécessités.
Cinq minutes chrono plus tard, sans un gémissement au moment de la délivrance, j'émerge et réapparaît dans la pièce où je la trouve une tasse à la main lisant "Zéro de conduite" sur mon blog.
De connivence et amusés, nous poursuivons notre conversation rassurés par le même soulagement.
Sans doute le besoin de troubler et d'émouvoir sans risquer une balle perdue lui suffit-il.
Ce besoin qu'elles ont parfois de plaire sans séduire.
Conversation. 2/3
J'ai laissé fondre les jours et se consumer les nuits, sans les cendres et les regrets qui vont avec. Je suis bien.
Je n'arrive pas à partir de cette maison devenue muette et voilà cette voisine avec sa féminité qui me ramène dans le monde réel.
Elle termine sa lecture et me glisse:
- c'est étrange cette écriture hermétique...
- répulsive coupés-je
- si tu veux, comme si tu voulais parler sans être entendu. Ton humour lourdingue est comme un verrou.
- C'est récent.
- Tu l'as toujours fait.
- Sans le savoir. J'ai découvert, en visitant d'autres blog, nos pudeurs paradoxales. Indécentes et bizarres. Je commence par déclamer puis je murmure quand les invités sont partis. Alors je réécris par dessus, je rajoute les bouts qui manquent, j'élague et débroussaille, j'essarte et distribue des clés.
- C'est"[ta] lettre volée" d'Edgar Allan Poe, tout le monde l'a sous les yeux, personne ne la voit."
J'aime sa culture.
"- ta marque de fabrique, sauf que toi ta lettre, personne ne la cherche."
j'aime sa perspicacité.
"- la marque de mon désintérêt.
- Ou de ta peur."
De la psychologie, maintenant. Faut que je reprenne la main cette gamine de 40 balais est en train de me percer.

Soulagé pour quelques heures de ma testostérone, mes pensées s'épurent. Débarrassé des contingences d'entre-jambes, je me souviens que l'amitié reste possible, si le mec est moche.
Tout les feux sont au vert. Le temps a fait son oeuvre.
Et toujours et encore cette piquante ironie du hasard:
Après tout, Val. et son identité sexuelle, c'est un peu comme un pote fendue. Une sensibilité de femme avec une vision d'homme.
"- Je savoure, enchaînais-je pour couvrir et taire mon coté obscur, comme si elle pouvait entendre le verrat qui sommeille.
- quoi?
- cette liberté sans solitude, la télé silencieuse, les tubes de dentifrice que je n'ai pas à reboucher...
Elle tente de m'interrompre et s'effondre soudain en larmes dans mes bras. Je sens son corps chaud et palpitant d' oiseau blessé.
Shit! La boulette*.
Instantanément je vois ma stupidité et son désarroi. Sa séduction maladroite, grossière et masculine, n'était rien d'autre qu'un S.O.S.
Save Our Soul. Elle aimerait bien en avoir des tubes de dentifrice à reboucher.
D'une voix hachée par les pleurs et plus du tout coquette elle hoquette:
- Céline..... est...... partie.
Et boum, les vacances ne tuent pas que des automobilistes!
*celle-là, fallait l'oser.

Les vacances! Période de vacance de l'esprit et de vacuité intellectuelle rapidement emplie d'hyperactivité cérébrale où l'on se découvre profondément soi en s'imaginant être quelqu'un d'autre.(ouf)
Les ex Peter Pan qui ne veulent pas grandir rechutent et repartent vers le voyage sans fin des illusions toutes neuves pour guérir leur désillusion.
Le train des cocus de l'été entre en gare, là dans mon salon. Elle, il, s'est gouré de destination. Chez moi soufflent des vents contraires: elle trouvera ailleurs suffisamment de pleureuses avec leur mot de compassion plein de fausse tendresse.
Et cette odeur de bergamote: Tout contre moi la chaleur presque nue de son corps mouillé de larmes me donne le vertige. Au secours, sauver mon âme: Un salaud pour un salut. J'opte pour la thérapie du coup de pied au cul.
Qu'elle devienne!
Femme debout plutot que pendue à un cou qui ne m'appartient pas tout à fait.
Et tracer sa route loin de moi.
Accroche ta ceinture, on annonce des turbulences:
"-J'te lis le journal, Val?"
Elle se décroche, interloquée.
Sans attendre sa réponse, j'envoi mon missile:
"- Une afghanne vend sa petite fille pour payer l'amputation de l'ainé parce qu'un enturbanné en mobylette est passé la semaine dernière dans son village de cailloux. Dans le doute, un croisé a fait "yes i can" sur le joystick de son F15 Strike Eagle pour nettoyer ce nid de terroristes. Il ne reste plus que du sang et de la poussière, des cadavres et des infirmes....
alors tes problèmes de bourgeoise bien nourrie......"
Normalement j'ai gagné un baffe ou un coup de pied dans le siège de mes pensées.
Valérie est forte, experte en provocation et je ne suis peut-être pas de taille.
à suivre!

Pour justifier le titre de ce blog: un de mes premiers texte, mais surtout une vidéo que je ne savais pas insérer à mes débuts de blog laborieux.Cette épreuve (les 24h, pas la vidéo) m'attirait pour son aspect écolo maispasque, (parce que l'équivalent carbone pour emmener la logistique de tous les coins de l'europe des 500 équipes de 10....) et pour l'ironie de rouler à 40km/h à la force des jambes là où quelques jours plus tôt, les bolides consommaient 1000 litres à l'heure.
Jouer avec ou contre le vent, faire des alliances d'un jour pour boucler un tour difficile, tester la solidarité et découvrir ses limites personnelles en signant l'état des lieux de ce corps, résidence principale habité depuis déjà 50.5 .

vendredi 21 août 2009

Le choix de Suzy

Je n'arrive pas à trouver la suite de la nouvelle de l'été écrite par les blogueurs.
Peut-être est-ce trop long, et il n'y a plus de relayeur? (lire les com')
Alors j'ai imaginé une fin:
Suzanne et la fourmi.
"y zon tou fé pété"
L'information ronronne depuis que MYahoo est la seule source mondiale d'information. La presse écrite a totalement disparu en l'an 2000.10 du temps terrestre grégorien.
Lorsque les gratuits apparûrent, il ne restait que "20 minutes" à vivre à la presse traditionnelle toujours en retard d'un "Métro". Avec le métier de journaliste disparurent les rédacteurs et les correcteurs. Un seul pays fut retenu pour alimenter la banque de données de l'info mondiale: La France! En raison de l'efficacité de son éducation nationale homologuée à 86% de réussite au BAC.
Mais la Fourmi n° F 54.003.240 décode le langage ancien et se moque de l'orthographe.En cette année 4000.10 elle reste la seule forme de vie qui résista à la raréfaction des ressources naturelles de la planète épuisée par les goinfres humanoïdes du troisième millénaires.
Fourmi cherche un article au rayon archives numériques dans les décombres de la B.N.F. Un fait divers de la rubrique des chiens écrasés. Où des fourmis écrasées.
Termites, fourmis, cafards, quelques souris sans fil, grâce à leur frugalité, leur organisation sociale et leur habitat souterrain furent les générations post- humaines elles mêmes générations post-dinosaures.
A ceci prés que les humains disparurent par auto-destruction sans la météorite fatale aux dinos. Il faut dire qu'ils n'avaient trop pas mal négligé* les autres formes de vie animale: disparition des insectes polinisateurs, raréfaction et extinction de la végétation, la race humanoïde s'auto-acheva en transformant la végétation restante en éco-carburant. Les banquiers contraignirent les cultivateurs à produire pour l'industrie. Les prix des aliments de base flambèrent. Emeutes, guerres, bombinettes classiques puis nuclèaires et ce dernier article dans l'urgence:
"Y zon tou fé pété".
F.54.003.240 a trouvé celui, plus ancien et mieux écrit, qu'elle cherchait:
A l’image des deux fourmis qui s’affrontent sous ses yeux pour un tic-tac, Suzanne est consciente que l’une d’elles doit l’emporter. Et il se pourrait bien que, cette fois, ce soit elle la gagnante. Écrasant de l’index la fourmi la plus grande, elle se détend en imaginant le visage de Céline lorsqu’elle lui apprendra qu’Arnaud la quitte. Pour elle.

Virginie

Paaaaarfait! Tout y est:

La mort de son ancêtre exècutée sans jugement pour un Tic-Tac d'occasion.

Grâce à Virginie la journaliste, en quelques lignes elle connait les circonstances horrible du décés de son aïeule, le nom de la coupable, son cynisme et son indifférence pour la forme de vie formique.

Ah! "on" savait faire du journalisme en temps là.

Grâce à l'alliance avec la caste des souris sans fil en deux clics F 54.003.240 revient dans le monde numérique.

An 2000.9.

Web 2.0

Square de la mort. (860 G.O)

Pelouse 03.(102.M.O)

Brin d'herbe 3000.26.(16.Octets)

Tic-Tac Orange (2.0c) facile à repérer.

Elle revoit en live la scène tragique.

Trop tard: Suzanne vient de commettre son forfait.

Elle aurait dû choisir un Tic-Tac menthe, pour des questions de camouflage sur le green, Suzanne!

De l'acide formique plein l'index, elle perçoit un claquement sec dans son dos. Elle eut tout juste le temps d'aperçevoir une fourmi se dressant du haut de ses 2.50 mêtres juste avant d'être décapitée par la guillotine vengeresse des mandibules en colère.

Elle s'en fout Suzy, mais elle ne s'en sort pas mal:

De Suzanne à Marie-Antoinette, aprés une vie médiocre, une fin de reine.

The end!

(*) formulation"d'jeuns" tu peux censurer.

jeudi 20 août 2009

Le boucher de Bègles.

source photos: site du loto, ne représentent pas le protagoniste de l'article ci-dessous.
Ce n'est pas un sérial Killer, c'est notre boucher à nous.
Autant dire une idole.
Le marronnier de la P.Q.R.
Un vrai viandar avec son tablier plein de sang, des voisins commerçants et le Ricard à l'apéro. Des dialogues et des habitudes.
Des:
"- y en a un peu plus mâame Michu, je vous le laisse?un os pour le chien, du mou pour le chat, je vous le compte pas...."
et des:
"-T'as fait ton loto, Pascal?"
Voilà, t'y es: Bègles c'est la ville "de" Noël Mamère, du premier mariage homosexuel et Pascal Brun, c'est le gagnant 2004 de l'euro million: 26.215.627 Euros.
Ça lui est tombé dessus, à ce pauvre Pascal.
A quarante balais, il en a pris 10 d'un coup.
Alors, lui le célibataire par obligation, mieux intégré dans le petit commerce que dans l'affectif, perd tous ses repères, se découvre une sexualité tardive, fait des essayages, démarre des collections, des addictions de bagnoles et de putes et surtout se fait taper par des potes dont il ne se souvient pas.
Pour régler toute la misère du monde, dans le doute et pour commencer, il arrose autour de lui, parce qu'il est perdu avec tout ce fric qui dégouline. Perdu et généreux de l'envie de faire d'autres heureux.
Bien sûr, quand tu arroses, ça pousse. L'entourage grandit, grandit, grandit.
Alors, il s'exile en Suisse pour se faire taper par des pros.
Là, il dérange dans ce monde concentrationnaire de blindés qui le trouve peu légitime dans l'institution des anciens riches, lui le nouveau venu dans le monde qui brille.
La fortune s'accepte sans vergogne chez les banquiers, mais il existe une hiérarchie non dite chez les spécialistes du lingot d'or et du chocolat. Il y a:
  • la fortune du travail, partie de rien et tombée dans leurs comptes secrets, la plus méritante.
  • Il y a la fortune qui s'hérite, la plus noble, celle du sang mais pas forcément méritée.
  • Il y a celle de la chance, pour les uns divine et pour les jaloux, illégitime.
Il y les uns, moins chargés qui lui lèche le fion et les autres encore plus riches que lui, qui le méprise. Alors, pour retrouver ses repères et un semblant de vérité, il revient parfois dans le coin de ses souvenirs d'ancien pauvre avec la nostalgie assortie au cuir Alcantara de la voiture rouge et au 95 C de la passagère blonde en train de le sucer.
Et, comme il en marre de se faire saisir toutes ses Ferrari, parce que en dessous de "2 grammes" il ne conduit pas, Pascal, il "met" les cartes grises de ses bolides sur des prête noms.
Au lieu de se faire saisir, il se fait dépouiller, Pascal.
Il fait le bonheur de la Presse Quotidienne Régionale, Pascal.
Alors on a de ses nouvelles l'été.
Les dernières ne sont pas bonnes.
Comme d'habitude avec ses deux grammes, il se fait chopper.
Comme d'habitude, il arrose.
Il a tenté de soudoyer les flics avec un pot de vins de.......1000 Euros.
Il ne sait plus où il est , Pascal. Nous sommes au Pyla, pas à Bangkok.
Que nous apprend " Sud-Ouest" (la P.Q.R) du 18/08/09?
- Il n'arrive pas à décrocher de la région, Pascal.
- Il a de moins en moins de liquide sur lui, Pascal!
Que se passe-t-il?
Les flics l'embarquent et le mette au frais 48 heures.
Ils portent plainte pour corruption et réclame au titre des dommages et intérêts........10 000 Euros chacun!
Sans doute le prix de la dignité de ces "incorruptibles".
A l'année prochaine et emporte de la monnaie, Pascal!

mercredi 19 août 2009

Gaby.

"Reine" "Tipi"et "Gabriel"


-"ça sent la frite, Papy."dit Gaby.
Il n'a pas tort, Gabriel: Quand tu déboules à St Jean de Luz, dés la sortie de l'autoroute ce ne sont pas la moule et l'iode qui t'assaillent! C'est le Mac Do voisin du péage qui impose à la ville son empreinte olfactive et son Big Mac.
Alors, tu t'acquittes de l'octroi en apnée en te disant que c'est bon pour la traversée de la baie à la nage de tout à l'heure.
Gabriel!
Trois ans et des brouettes que ce néo-terrien est arrivé sur la planète et une heure qu'elle m'a posé la question:
-"ça ne te déranges pas qu'on emmène Gabriel avec nous en vacances?"
Ma complice de vie a mis un point d'interrogation par politesse, mais c'est le contraire d'un Q.C.M ce genre de question avec une seule réponse possible, comme souvent avec les gonzesses.
Je fais semblant de réfléchir, pour être poli moi aussi et tandis que je spécule, je m'entends dire: "oui, bien sûr!" entre docilité et spontanéité.
Bon, je l'aime bien Gabriel.
Ses yeux étonnés, sa curiosité, sa démarche enthousiaste et chancelante quand il rencontre un caillou, mais sa maman qui l'affuble à longueur de journée de "mon ange, mon coeur, mon amour, mon trésor, mes yeux"(et pourquoi pas mon clito aussi) pour lui demander ce qu'il veut bouffer, ses repas interminables, ses jouets en permanence sur la table, sa valise de doudou( S;X ?) divers et indispensables me font craindre un peu.
Je souris en pensant à mon père, que nous visiterons bientôt vers Cahors.La tête de Gaby quand il verra l’ancêtre. Son coté rustique lorsqu' il coupe du pain dur à la hache (si,si!) pour donner à ses chevaux. Sa tête de professeur Tournesol luisante dessus, hirsute sur les bords, ses dents en clavier de piano, une blanche, une noire, son "un mètre cinquante" qui saute en croupe sur les vertigineux"Reine" Canelle"ou "Tipi", ses canassons autant dire ses enfants, son autorité quand il saisit la jambe d'un bourrin pour le ferrer.
Je pense à l'émerveillement de ce petit Duquesnoy débarquant chez les Groseilles.
Alors, tandis que je me faisais les bras cinq heures durant en kayak descendant le "Luy" lui- même affluant(*) vers "L'Adour"entre Monfort en Chalosse et Dax, le plan s'ourdissait:
Ses parents contraints de travailler, Le chiard sans vacances est coincé entre une grand-mère coquette et un grand-père bricoleur-débordé comme tous les retraités. Nous, belle soeur, beau frère, héritons du bambin imprévu au programme:
L'ange Gabriel.
De mémoire, ne serait-ce pas le gars de "l'immaculé conception"?
Le saint esprit descendu sur terre pour engrosser une vierge sans toucher les bords en faisant porter le chapeau au charpentier. Le grand gourou qui donne de la vertu à l'adultère et disparaît sans pension alimentaire dont la secte avec le bizness des statuettes de la vierge (?!) et l'enfant (chuis protestant j'te rappelle)marche encore deux mille ans plus tard. Total respect, man!
Je prend la menotte de cet homonyme de l'homme d'affaires qui m'appelle déjà papy et, sans rancune, je l'installe dans la voiture.
Tu sais quoi?
Cela nous a rajeuni, Fabrina et moi, ce saut dans le temps du temps où nous procédions à l'élevage de nos propres nains.
Je l'avais bien casté ce môme: à part un seul petit coup de blues le soir lorsque je lui lisais son histoire préférée de "Franklin"au Campanile de Cahors et une amorce de caprice au resto de la cité de l'espace à Toulouse gérée dans la classe et la douce autorité de ma virile et tendre complice, il accepte désormais les légumes qui ne sont pas des frites et termine sa gamelle.
Nous avons réglé le rite du popo:
Sa maman lui met une couche lorsqu'il annonce une pèche imminente (si, si!).
Il démoule DANS sa couche, elle le nettoie et ça repart.
ça m'a rendu dingue d'assister à ce rituel avec l'obligation de silence poli que je dois à nos hôtes.
Avec nous et loin de sa maman, sans AUCUN problème il évacue en direct, normal, suffisait de demander.
Tu sais quoi?
Le problème des enfants, ce sont les parents!
(*) je sais: affluEnt de... mais là il s'agit du participe présent du verbe affluer vers...donc un A.

dimanche 16 août 2009

Tourmalet, maispasque.


source photo:www.cols-cyclisme.com/pyrenées
«-C’est la mère Michel qui a perdu son chat
Qui crie par la fenêtre, il ne reviendra pas!»
Est-ce une périphrase pour dire que Mr est parti, « Chercher des cigarettes Dans l’état du Massachusetts »?
Je l’ai retrouvé Mr Greffier, un peu à plat et en panne de moral:un 4X4 lui a roulé sur le buffet : il ressemble à une pizza et ses tripes sont de sortie comme lorsque l’on marche sur un tube de dentifrice sans bouchon.
Le monde motorisé impose sa brutalité au monde vivant.
A charge de revanche !
Sans se soucier de ma présence, un corvidé fait un festin de l’ancien félin. La nature s’accommode et la chaîne alimentaire improvise.
"- Stop!
- what?
- un incipit, c'est pour attirer le lecteur pas pour le refouler: Souviens-toi de Marcel: "Longtemps je me suis couché de bonne heure...."là, les filles qui aiment les chats sont parties et les gars qui aiment les chattes aussi!
- je ne suis pas Proust.
- t'inquiètes, on a vu!
- alors je continuerai à utiliser les symboles, les oxymores, les contre sens et les mots rares au prix de la fréquentation confidentielle de ce blog.
- t'es maso ou bien....?
- non, mais le pays qui affiche 86% de réussite au bac, au prix de l'abandon de l'orthographe et des phrases bien construites mérite un effort.
- ton ironie est minable et rétrograde. Tu es aigri parce que ton fils conjugue le verbe "croiver" au lieu de "croire", use du "si j'aurai" au lieu du "si j'avais", dis "c'est des" en place de "ce sont"et ajoute des E à bonjourE et à c'est durE.
En plus, tu n'es pas champion du monde coté langue.
- cépafô!mais je me soigne: on dit "de plus, tu n'es pas....."
- c'est bon, continue!"
J’ai laissé la voiture à Lourdes et enfourché le vélo « pour un petit tour au petit jour ». Une boucle de 100km environ autour de la ville mariale comprenant la montée du Tourmalet par Barèges, la descente vers Ste Marie de Campan et le retour dans la cité des miracles via Bagnères de Bigorre.
Une nano Odyssée dérobée au temps qui s’érode.
Résister aux envahisseurs famille je vous Hai me! Donner de l’espace temporel à l’aventure intérieure.
« Pour un flirt avec toi, (aventure !)
Je ferai n’importe quoi
Pour un petit tour
Au petit jour
Entre tes bras
Entre tes draps »
Tout est bon pour occuper son mental sur une bicyclette. Se retrouver sans autoradio et sans clim’durant la « solitude du coureur de fond »de quelques heures dans la bonne compagnie de soi-même.
Se re-trouver !
Des musiques au détour d’un virage, des lignes droites au coin d’une phrase, des livres au sommet d’une côte où des mots qui ont imprimé mon subconscient reviennent jaillissant sur un dos d’âne sans rapport apparent et que j’essaie d’adapter à l’instant.
Alors, je découvre une poésie géométrique dans l’assemblage mécanique des cercles de roue et des segments de droite des tubes du cadre. Le T formé par l’intersection de la potence et du guidon m’enchante, le défilement de la chaîne me berce et me ravit le cycle infini des rotations de pédaliers et des révolutions dans l’espace de goudron et de pointillé des bandes blanches.
Seul, je suis seul !
Presque seul.
Au casting : Pénélope, Ulysse ; Le Tourmalet, Les sirènes ; Umberto Eco ; Joseph D’Arimathie ; Oscar Wilde et mon vieux biclou : Le« Cobra 500 »alu de chez Décathlon. Un peu de langue verte, (le greffier : Le chat ; Le buffet : L’estomac ; La mousse, la binouze : La bière ; Le taulier : Le patron ; Enquiller : Suivre, poursuivre) en hommage à Frédéric Dard, Audiard et Antoine Blondin. Pour la bande son : Reggiani Serge ; Delpech Michel ci-dessus dessous ; Brassens Jo et le Vivaldi des « quatre saisons » (de la vie) pour faire classe.
Ça fait du monde sur le porte-bagages !
J’entends le « Printemps » [ allegro……] l’optimisme candide du prime temps. Il y aura ensuite, la joie provisoire de « l’Eté » [tempo impettuoso], la raison obligatoire de « l’Automne »[adagio] et la chaleur froide de« l’Hiver »[ allegro non molto] dehors, dedans Pénélope.
C’est souvent le condensé d’une sortie sur route. Ou d’une tranche de vie.
Les kilomètres obéissent au mouvement des jambes et disparaissent un par un. Tandis que les cuisses montent et descendent comme un piston de locomotive, le vent siffle à mes oreilles des souvenirs mystérieux de comptines de l’enfance que je décode soudainement initié:
« C’est la mère Michel qui a perdu son chat….. » évoque, c’est évident, un mari cavaleur ou l’abandon d'un père.
Contes et comptines usent d’ambivalence, d'ambiguïté et de symboles pour tromper Anastasie (la censure)et Charles Perrault décrivit les exactions de Gilles de Rais sans nuire au prestige de ce notable maréchal de France en imaginant l’ogre de « Barbe Bleue ».
La lecture féerique précéda celle du procès fait au compagnon de Jeanne D’Arc,comme l'enfant prépare l'adulte à moins de naiveté.
La petite chèvre de Mr Seguin combattant toute la nuit contre le loup pour se faire dévorer au jour naissant, serait le symbole de la résistance vaine contre la tentation, selon Daudet.
La diatribe sur la déraison de la Pomponnette, la chatte coureuse du boulanger Raimu, une caricature de l’adultère à l’époque pudibonde de Pagnol.
Et ce petit chaperon rouge prenant la précaution d’emporter un petit pot de beurre pour la conversation (involontaire !?) avec le Grand Méchant Loup n’est-ce pas un prodrome du futur « Dernier tango à Paris » ?
Une miscellanées(féminin pluriel invariable) de crédulité lucide l’emporte sur la schizophrénie douce et le bestiaire plaisant des conteurs.
Fin de l’isolement : Un cycliste me rejoint et nous roulons de conserve. Il me parle de la grimpette mythique. « Le Tourmalet, il connaît par cœur, il est du coin et préfère l’aborder par le versant ombragé car la météo promet un cagnard sévère ». Je reste sur mon projet initial par le coté solaire de l'adret et nous nous séparons à la sortie de la ville.
La montée d’un col me fait penser au tir à l’arc, l’arc à Ulysse et Ulysse à Pénélope.
La mystérieuse chimie du cerveau, sous l’action des endorphines naturelles échafaude des combinaisons mystiques et improbables:
Le Tourmalet devient un Graal, pour d’autres une toison d’or.
Tendre un arc ou monter un col c’est un effort (stérile !?) constant, sous peine de recommencer ou de reculer. Puis une fois bandé, un simple doigt suffit à retenir la corde, respirer, relâcher et c’est la descente. L’arc projette sa flèche vers la rébarbative voiture qui deviendra cocon protecteur, matrice accueillante pour des muscles endoloris, un périnée martyrisé durant des heures.
Mais, n’est pas Ulysse qui veut !
Voilà Adast et Pierrefitte-Nestalas.
A droite, la grimpette vers Cauterets, pour le Tourmalet, c’est tout droit.
Je délaisse Adast et l’une de mes vies antérieures lorsque j’aperçois comme dans un rétroviseur, le jardin et l’escarpolette, l’enfant et la maman lors de nos parties de balançoire. La maman est partie, l’enfant à grandit un week-end sur deux puisque nous ne sommes plus trois et j’ai balancé d’autres Elles sur d’autres balancelles.
La route, déjà, se relève et le cœur accélère de la nostalgie ou de l’effort, inutile comme le souvenir.
Je mise l’enthousiasme contre la mélancolie et me « met en danseuse » avec en ligne de mire un autre cycliste au loin qui ignore la poursuite dont il est l’objet.
La température grimpe elle aussi.
Je n’ai pas d’eau depuis 20 kilomètres lorsque les premières sirènes chantent comme la fontaine sur la place ombragée de Luz-St-Sauveur. Je décline l'invite en apercevant deux compagnons aux maillots bariolés de publicités. Un « mur » à 10% ferme la ville tel un rempart. J’adopte un rythme de forçat avec l’aide des pignons qui glisse vers le braquet le plus favorable [pour les sportifs qui sont encore là je les renvoie à ce lien qui indique les braquets et l’aspect technique de cette ascension…..] Plus nerveux, les compagnons d’Ulysse partent à la poursuite de leur toison d’or. Je suis lâché par les deux Jason. Là commence les choses sérieuses, je suis dans le dur et le secour ne tarde pas :
« De l’importance d’être constant » me souffle le fantôme d’Oscar Wilde. Le souvenir de ce maître de l’hédonisme est pour moi une tape sur l’épaule ou une main au panier.
Les coups de pédales deviennent des coups de cognées sur un tronc et le raidillon finit par s’incliner et tomber tel un chêne abattu. Un méplat, un répit et de nouveau de la pente incessante, usante. Du labeur. D’autres arbres à faire choir.
J’ai le temps de réfléchir à la toponymie pyrénéenne: Tourmalet, tour mauvais, mauvais détour, mauvais tour ? A ses pieds, humblement : Luz St Sauveur : Lumière du saint salvateur.
Toujours cette peur organisée pour justifier les promesses d’avenir meilleur. A la lumière des obscurantistes les incrédules sont des mécréants. Il me semble que la montagne retentit de l’écho d’Umberto : « le rire empêche la peur et sans la crainte, pas de foi! »
Aujourd’hui, plus de croque-mitaine, chacun se suffit de son besoin de croire et de son envie d’espérer « Au nom de la rose ».
J’ai laissé beaucoup d’eau dans ce combat de bûcheron et je cède aux sirènes de Barèges. « Le meilleur moyen de résister à la tentation est d’y céder » Quelques fois !
Merci encore Oscar.
Je réapprovisionne ma future sueur devant des motards attablés, à l’assaut eux, d’une montagne de chantilly et de glace. J’ai renoncé à remplir les verres trop petits à partir du quatrième et ils assistent étonnés au spectacle de l’assoiffé vidant le solde du litre d’eau à même la carafe. Je comprends in petto les chameaux de l’oasis de Ouarzazate.
La sortie de la ville est assez raide, ensuite vers Tournabout en contrebas du plateau du Lientz, l’ascension offre un répit jusqu’au jardin botanique avec toutefois 5, 6 ou 7% de « raideur ».
Puis l’on passe dans le monde vertical au royaume du minéral. Plus de végétal orgueilleux dressé fièrement, simplement de la roche et des cailloux entre les espaces herbus qui font un barbe sympathique aux joues de ce malfaiteur de Tourmalet et accessoirement, la pitance des biquettes.
Poup,poum,poum, les motos de tout à l’heure passent , faciles sur un coup de piston en raclant le bitume.
L’oeil dégagé de la visière des feuillus l’on aperçoit le col et la route en lacets, enroulée autour comme un cache col, enlacée comme une écharpe. La pente ne faiblira plus en dessous de 9, 10 ou 11% de moyenne.
Les jambes tournent lentement, le guidon cherche sa trace en ondoyant, le goudron surchauffé colle aux pneus et l’idée saugrenue de faire demi-tour m’effleure et m’abandonne.
Pénélope attend et le gardien du Graal est derrière son comptoir dans la petite auberge du sommet entre une bière fraîche et une petite garbure qui glisse sur un Madiran.
« Le prix de rien et la valeur de tout » : Le Graal parfois se réduit à une petite mousse bien fraîche par 35° et Joseph D’Arimathie est un taulier de bistro.
L’espace est à la dimension de ma lenteur, et j’approche de l’idée de l’infini tellement chaque mètre me coûte. Les cent derniers à 14% sont surréalistes comme la fidélité.
La manivelle transforme le mouvement alternatif en rotatif pour la millionième fois. L’ensemble fusionnel homme-machine dodeline comme un centaure ivre.
Cabré sur les pédales, la progression en millimètres dent par dent de la chaîne tendue à se rompre se traduit en centimètres chérement gagné à la route.
L’air brûlant assèche les poumons et colle tout autant que le bitume.
Le labeur devient du labour.
La roue avant imprime le macadam de son sillon sans trop de rectitude. J’ai l’impression de rouler sur du papier tue-mouches avec une lourde et antique draisienne qui me trompe avec la pesanteur. Je me bats contre la nature et la température armé d’un pédalier, qui refuse de tourner, et contre la physique et l’attraction terrestre qui ne m’ont rien demandé.
Cette fois-ci, enfin, le dernier chêne bascule et tombe. L’arc est bandé prés à tirer! Je conserve d’un doigt sa tension. La véritable difficulté n’est-elle pas de durer ?
Je roule au pas dans l’équilibre précaire de la nécessité de rester au sommet. Puis, avant d'entamer le coté sombre de la déclivité, tel l’échec succédant à la réussite j’hésite à engranger ce réconfort médiocre, dividende de l’effort.
Dans l’auberge, j’aperçois la pompe à mousse, la serveuse et la binouze. Pourtant, je délaisse ce Graal dérisoire, les photos souvenirs, la tentation de l’ultime sirène.
Il y a, devant la stèle dédiée à Jacques Goddet, des groupes attendant leur tour pour la pièce à conviction qui leur permettra de partager l’instant avec leurs amis.
Un regard, une inspiration et je lâche la corde.
L’arc se détend et j’enquille la descente.
Comme une flèche.
Parviendra-t-elle à temps à Pénélope ?
J’ai résisté ! À l’abandon, à la serveuse, à son breuvage, à sa fraîcheur. Joseph d’Arimathie, qui espérait la relève est contrit, mais j’ai rendez-vous:
Le maître du temps s’en prend à Pénélope !
Sur la bande son Brassens a remplacé Delpech :
« Il porte un joli nom, Saturne
Mais c’est un dieu fort inquiétant […]
Ce matin c’est toi ma belle
Qui a fait les frais de son jeu
Toi qui a payé la gabelle
Un grain de sel dans tes cheveux […]
Il faudra que Saturne en fasse
Des tours d’horloge, de sablier
Mais je connais toutes tes grâces
Et la petite pisseuse d’en face
Peut bien aller se rhabiller »
C’est « l’Automne » [allegro] allez, gros!.
Bientôt la fête sera finie.
Les couleurs flashy de l’été deviendront douceur pastel et cela sentira le cèpe ou le cercueil :
Car il faut partager la route avec les montants de l’ubac et les descendants au ralenti intimidés par la pente. J’ai l’impression d’être un projectile aléatoire, avec le dérisoire bout de plastique du casque pour protéger la boîte à souvenirs.
A 80 Kms /h les voitures de la descente sont des chicanes mobiles et les montantes prennent tout le lit de la chaussée.
A droite, le ravin, à gauche, la montagne en face, un énorme 4×4 avec pare buffles.
Ce pare-chocs comme une herse de château fort doit être très utile pour aller chercher le pain chez Poilâne.
Alors entre le hachoir promis et le précipice annoncé, je strike d’un coup d’épaule son rétroviseur latéral pour préserver mon territoire.
Le chat de l’amère Michel ce soir rentrera au bercail.
Ste Marie de campan. il était temps pour la machine et l’homme:
Les patins de freins sentent le caoutchouc brûlé, les jantes sont noires des freinages appuyés et le pneu arrière râpé par les dérapages des virages pris en travers. Les avant bras tétanisés, les jambes flageolantes, je rejoint Bagnères de Bigorre, m’inclinant au passage de l’école de cyclisme de Laurent Fignon.
Puis Lourdes et la voiture!
Hiver. [allegro non molto] Il était encore temps :
De drôles de pèlerins tournent autour de la voiture un carnet de contredanses à la main.
Coupé au montage:
Quel macho cet Homère !
comme si Pénélope était un enjeu, un récompense alors qu’elle est une entité, un univers à elle seule. Une galaxie avec ses voies lactées et ses trous noirs. Elle est la matière et l’antimatière dévoreuse de lumière et d’énergie.
Pénélope et ses arcanes, ces éblouissantes ténèbres.
Certes pas un repos du guerrier ! Il n’est pas venu le temps de se reposer quand vient celui de la retrouver !
excipit:
J’ai modifié la dimension de ce monde étriqué et du tempus fugit. "Espace mon frère,Kronos mon ami, je vous ai escorté un segment de temps". Allié à ces deux mythomanes complaisants pour un pacte éphémère, les kilomètres se sont réduits en centimètre et les heures en secondes.
Alors, tu as trouvé ? Pénélope c’est la voiture ou bien……. ?

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