jeudi 14 octobre 2010

Etat des lieux 2/3 Qui?


Qui sommes-nous?
Comme la poésie et la prose, nous sommes une intersection improbable entre Elle:
Il y avait dans tout son être
Le refus d'être.
Le pendant féminin de tous les Peter Pan
Et d'Alice, le refus de grandir
comme une fleur refuse de fleurir.
Elle refusa l'enfant,
Et de l'enfantement, les douleurs.
De l'éducation, les périls,
De l'adolescence, l'abandon.
Alors, à quoi bon!
L'utile devint futile.
Et referma son coeur.
Vaine ici, indispensable ailleurs,
Avec langueur et sans rancoeur.
Musarda dans ce monde fictif
Promena son A-mour avec A privatif
Cria du fond de sa nuit,
Du fond de sa couche:
"au secours "
comme une addiction
Chaque jours
Et de sa bouche,
Comme une contradiction:
"à quiconque me nuit
à chacun de mes jours
Passez, médiocres recours! 
Laissez-moi observer, vivre, sentir
frissonner, humer et tressaillir.
Dans mon coeur tranquille, 
identitaire 
rime avec solitaire!"
Solidité fragile,
Solitude et frimas,
En tout lieux et climats,
isolée dans la foule,
S'exhibe discrètement.
Le bonheur de plaire,
Sans séduire.
Sans réduire.
Et refoule,
Et ment.
A elle, seulement!
et LUI:
No One.








Amoureux des mots, des textes sombres à l'humour désabusé, parfois facile.Cynique, naïf consentant ou lucide complaisant, érotomane juste avant l'obsession, chez lui le goût de la perfection domine l'action, l'inhibe parfois, l'éteint quelquefois, la stimule rarement et tantôt l'inspire. Procrastinateur pathologique, curieux désordonné, stakhanoviste paresseux, intermittent de l'effort, il a l'oxymore maladroit et l'éclectisme persistant. Enclin au mauvais goût et exclu du succès il est sublime dans l'erreur. Son humour est pesant ou indécent, sa syntaxe approximative et son orthographe hésitante. L'herméneutique révélerait la pauvreté du vocabulaire, mais qui s'en souciera?




Derrière l'apparente volonté se dissimule l'obsession et sous le langage, la stratégie. Le courage n'est qu'imprudence, l'enthousiasme, impatience et l'ambition,démesure et arrogance. 












Désordre inoffensif et indignations passagères avec un soupçon de cohérence jusqu'à vouloir transformer le hasard en destin. Pourtant IL n'est qu'une promesse!














Voilà! habillé pour l'hiver l'Excessif  et ses semblables. 
Séparé, 
le bon grain de l'ivraie, seules resteront les plus persistantes: n'est-ce pas chez nos compagnes fendues que l'on trouve en quantité, le courage et la constance?
A vous lire!



No body.


Illustration: Tableau de Pierre Farel.

12 commentaires:

k. a dit…

et bien, à te lire il me semble bien faire partie du club :-) excessifs du monde entier donnons-nous la main. Face à la révolte adolescente de mon fils, je suis démunie.... ma révolte n'a pas trouvé où déposer sa lie et je comprends trop bien ses refus. Mais rien de constructif à l'horizon...que faire ? que dire ? Mes "valeurs" ne passent pas à l'extérieur et le silence me lie à sa souffrance.

dusportmaispasque a dit…

@ K:Tu as commenté lorsque j'écrivais ce texte, entre deux corrections ( soucis de police et d'espace que je n'ai pas solutionné), je n'ai pu m'empêcher de rajouter "fendues" à "compagnes".
Je ne suis pas sûr que ce pléonasme soit du meilleur goût et je dois à l’honnêteté de signaler que ton commentaire était antérieur à cet ajout.
Merci de ton passage (que j'attendais un peu à vrai dire!)
S'agissant d'ado, je compatis: j'ai le mien en bout d'élevage (du verbe élever: pousser vers le haut bien sûr)je jette un voile pudique et une bienveillance aveugle bien que raisonnablement vigilante et craintive sur son coté sombre.Depuis que j'ai retiré les petites roues de son vélo, je sais que le danger fait partie de l'éducation et la distribution des rôles, la grande et injuste loterie de la vie."Parce que le talent ne suffit pas!"

Mrs K a dit…

A vrai dire je ne comprends pas tout et il me semble qu'il faut être un brin initié pour y arriver non obstant l'image des "compagnes fendues" me plait bien, ceci dit cela n'engage que moi.

Colo a dit…

Même si je ne les comprends pas tous, j'aime tes excès de langage, tes contorsions linguistiques. Parfois j'ai recours au dictionnaire, il y a si longtemps que je ne parle plus français au quotidien, bien plus de la moitié de ma vie en fait.

dusportmaispasque a dit…

Herméneutique sans doute?
Lire le livre de Jean Véronis et Calvet: "les mots de Sarkozy" qui analyse la sémantique des politiques. K.Role dit que la racine Hermés est à l'origine de ce vocable bizarre.Hermés messager des dieux aux pieds ailés, zélé passeur de mots, aujourd'hui c'est l'étude des textes grâce à l'informatique.

k. a dit…

question rôle : pour la compagne ? parlons-en. se fendre peut vouloir dire aussi : faire quelque chose à regret, par devoir, par nécessité.

Myel a dit…

Dire que j'ai fait de l'incohérence un mode de vie...

sable du temps a dit…

je me fends d'un sourire et d'un compliment( les deux en même temps )!
Continue tes "excès", c'est jubilatoire.

cathiminie a dit…

je retrouve ton style, celui que je lis une fois, pour la musique de tes mots, une deuxième fois pour voir si tes mots ont laissé une trace autre que musicale et une troisième pour le plaisir...à la prochaine, ce n'était que 1ère lecture! Et la musique est belle!Je reviendrai!

roselys a dit…

Bonjour,
je ne perçois dans tes mots écris en gros, que froid, lassitude et .....envie !mais peut-être me trompe-je !!
Mais que de mots noirs, coupants et mouillés..je te préfère incisif et inspiré par la beauté des femmes et leurs facettes surprenantes!
Pour en revenir au "fendu", cette faille est-elle un gouffre où tu as peur de choir ? Où y as-tu déjà chu et regardes-tu la vie, ta vie, du fond de cet abime ?
Pour les mots écrits en pitit(!), j'ai abandonné !! la flemme de sortir le petit Larousse ou le gros Robert ! j'en connais quelques-uns quand même , mais comme je ne compte pas utiliser les autres inconnus au bataillon, je reste sur ma réserve (de mots banaux (quoi ???? çà se dit pas banaux ?? c'est baneaux alors !!)

dusportmaispasque a dit…

m'énerve ces textes qui s'enregistrent n'importe comment!
bon on s'en cogne!
@ Roselys: le jour où l'on a rangé les psy dans une valoche t'était pas sur le couvercle, toi.
Bon, j'avoue t'as raison: je m'enfouis dans des interstices ou parfois j'ai chu mais peu me chaut je perd dure et je baise au dessus de mes moyens.
Quand aux locutions mystères c'est mon paradigme perso et je fais partie de ce taxon-là.
@Cathiminie: tu vas te repentir j'ai récidivé: "Etat des lieux" 3ème livraison.

@ Sable du temps, voix de l'oubli:
N'encourage pas Narcisse,tu vas précipiter sa noyade.

@Myel: je rebondis de l'inco errance vers le désordre. Le désordre est la créativité, c'est l'ordre qui a besoin des forces de l'. pour s'imposer. C'est bien là, la preuve de sa faiblesse.
A bas l'ordre et la cohérence.
bordel!Le principe d'entropie est la loi de l'univers et la vie vient du chaos.

@K: Tu bien réalisé qu'il y a ici des sens multi-directionnels autant de tropes et surtout pas de sens obligatoires, avec un goût prononcé pour les sens pas interdits vers l'auberge espagnole, pas celle de Klapisch, celle où l'on dîne de ce que l'on y apporte.

ta fillote préférée a dit…

une fois de plus , je me suis régalé en te lisant. Rien est indécent. Bien au contraire, la richesse de ton vocabulaire fait que tes jeux de mots passent sans un sourcillement, mais me dessine plutôt un large sourire .Peut etre que je me trompe, mais j'ai l'impression que tu parles de quelqu'un que je connais bien?
Continue mon papounet, je kiff grave comme dise les jeunes

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