vendredi 25 juin 2010

Trail de Font Romeu.

 Nous sommes le 20 Juin 2010 et dans quelques minutes il va neiger. Alex Cessif à la pasta party.Ci-dessous: Phil/Françoise - Alex Cessif - Kilian JORNET (double vainqueur de L'Ultra Trail du Mont Blanc entre autres)- Philippe - Bernard.
La neige nous attend.

mardi 22 juin 2010

illusionniste et voleur de temps.

Voir ce film à la beauté désuète et au graphisme soigné, entre celui de Disney des "Aristochats"et le monde D'Hergé de "l'ile noire", n'est pas à proprement parlé du temps perdu, mais j'ai ressenti devant ce morne défilé d'images sans paroles une vague impression empreinte de snobisme, un ennui complaisant en souvenir du Tati de "Jour de fête" et de "Traffic": Tati sera toujours Tati et la patine du temps n'y change rien.
Toutefois, un humour tendre et délicat étire parfois nos lèvres d'un sourire léger comme la mélancolie tandis que nos mains se cherchent, se trouvent et se caressent dans la pénombre de la salle obscure.
Sans dialogue, la poésie des images est cependant affadie par quelques onomatopées inutiles.
Sans surprise et silencieux reposant jusqu'à la lassitude, le récit de cet "Illusionniste" artiste déchu, démodé, généreux et désabusé progresse lentement comme le train dans la nuit d'un film d'Hitchkock.
C'est chiant comme la beauté et ça permet de tester sa concentration et sa résistance au sommeil.
Comme il est dit à la fin: "les magiciens n'existent pas!"
La magie du Sylvain Chomet des "triplettes de Belleville" non plus.

mardi 8 juin 2010

"La tête en friche"

Texte final:Click
"- vous êtes un fumiste!"
J'ai senti mon oreille s'envoler et j'ai tenté de l'accompagner dans la douleur en me mettant sur la pointe des pieds.
C'est le vouvoiement qui m'a surpris tout autant que l'arrachage d'oreille: Je suis dans la cour des grands et je viens de faire connaissance avec le prof principal de ma future sixième.
Longtemps je l'ai cru, M. Moreau. Il a une calvitie qui lui donne un air sévère, des lunettes cerclée de métal doré et une petite moustache à la Hitler très impressionnante pour mes dix ans. Donc il a raison: je suis un fumiste et le reste de ma vie scolaire et d'ado, je me suis longtemps interrogé sur la vrai nature de mes actes et, derrière mes envies légitimes d'être aimé, je me soupçonnais des besoins obscurs et vils. Car si M.Moreau l' a dit après m'avoir observé cinq minutes dans la cour de récré et dans mon jeu de lancer de boule de neige où j'avais remporté par la ruse une innocente victoire, cela devenait une vérité immuable. Je me suis senti longtemps sournois et manipulateur puisque Sa majesté l'autorité professorale l'avait décrété.Mauvaise rencontre donc, et aiguillage faussé pour entrer dans le secondaire.
Personnellement ce sont les scènes,  rares mais déterminantes, de la scolarité sabotée de Germain qui m'ont émues, déterrant le cadavre enfouis dans ma mémoire de ma relation asymètrique avec l'école où j'ai subi  les vacheries de M.Moreau jusqu'à  ma désertion.

Mais je déteste parler de moi, alors parlons du film!

    Il y a beaucoup d'autres thèmes dans ce film de Becker construit autour de cet enfant malmené: 
  •  le  bébé non désiré accident d'une rencontre au bal du XIV Juillet 
  • L' enfance sans amour auprès d'une mère célibataire aigrie
  • la bêtise grégaire des petits camarades de cour de recré en plus du prof sadique. 
  • l'intersection entre la culture et l'illettrisme
C'est bien la mauvaise rencontre de l'enfant Depardieu avec le prof Laspalés qui a ravivé en moi cette douleur ancienne et la résurgence de cette sinistre trace dont je ne me servirai pas pour faire un procès injuste à l'éducation nationale et ses formatages. L'innocence curieuse servant de souffre douleur à un Maître indigne reste marginale et chaque profession a ses  brebis galeuses. Chacun trouvera dans ce film sensible et juste une raison de s'émouvoir notamment de la soif de culture de Germain/Depardieu épanchée à la source gracieuse de  l'érudition littéraire de Margueritte*/ Gisèle Casadessus et à son amitié. De l'enfance en jachère à l'adulte en friche tardivement cultivé, Germain  déchiffre les lettres récoltant de ces semailles comme un regain après la fenaison et devient un spécialiste de Camus  (Il faut dire qu'il revient de loin, le Germain: il confondait  Guy de Maupassant avec le guide Michelin)
Un film en général et un Becker en particulier trouve le chemin de l'émotion, grâce à l'humanité simple (ne lis pas: simpliste.) de ce roman de Marie-Sabine Roger filmé par JB et dialogué par Jean Loup Dabadie.

Le texte en voix off sur le générique de fin est superbe.

Version courte: va le voir... et l'écouter!
* laisse: les deux T de MargueriTTe sont une erreur commise  volontairement dans le film. Je recopie bêtement sans  en avoir compris l'utilité.

vendredi 4 juin 2010

Passage à l'oral d'été.

Canapé la bocca. Dali.(que l'on peut voir au musée éponyme à Montmartre.)
Ana me parle de quotidien, d'enfants à torcher, de courses à faire pour le repas de son mari, ce soir et tandis que je prends la direction de l'autoroute, elle s'interrompt:
"-arrête-toi là, je vais te sucer!"
Moi, tu me connais: la vie privée j'en parle pas. Ou alors avec des phrases à triple niveaux de lecture. Minimum!
Là c'est brutal, je te le concède, mais elle est comme ça Ana: Elle te dit que ses enfants,  son mari, sa maison  sont formidables et la phrase d'après c'est: " si tu t'engages sur l'autoroute, on trouveras pas un chemin pour baiser."Dix ans que je ne l'ai pas vu, Ana. Elle a aussitôt retrouvé ses réflexes.
Oui, elle m'accompagne chez un client en banlieue.
Oui, elle m'attend dans la voiture.
Et sur le chemin du retour, on déjeune dans une petite auberge où elle me pose des questions genre: "Benjamin a commencé la fumette? il redouble?" bref des trucs qui me démontent le moral. Alors je lui parle d'elle pour qu'elle ne parle pas de moi.
Et puis cette idée du "prélèvement"sur le trajet du retour pour être bien sûre de son pouvoir.
J'ai de la répartie habituellement. Du genre suicidaire:"-c'est combien?" ou"- t'avales?" qui appelle la baffe et me permet de sauver les meubles. Là, depuis trois mois néo-célibataire, je dors sur la béquille et malgré la reprise des travaux manuels qui  manquent de chaleur humaine, j'ai du stock!
Après tout, au prix d'un peu de perte de l'estime de soi, il me faut accorder à ma libido le training qu'elle réclame.
Si j'étais une fille je dormirai avec le doigt dedans pour ne pas que "ça" cicatrise, mais je ne suis qu'un homme,
alors un orifice humide même avec des dents à l'embouchure, je prends.
J'ai les jambes qui flageolent à l'entrée du chemin. Je me gare à l'arrache sur une piste réservée à l'accès des pompiers aux prochains feux de forêt de l'été. Le feu est localisé entre mes jambes et le pompier est une pompeuse.
Je recule le siège au maximum et enlève une seule jambe de mon pantalon et de mon slip: on est dans l'urgence. Ana m'embrasse. Elle m'envahit la bouche et je la laisse s'échauffer les labiales tandis que ses mains sont déjà au boulot.Comme la majorité des mecs, je préfère le baiser d'avant que le baiser d'après. La tendresse, l'autre nom de l'amour d'après, du baiser qui suit à un gout bizarre.
Elle alterne l'action mains/ bouche puis les deux coordonnées. Je pense au siège cuir de l'Audi (on a pris sa bagnole). Bêtement, car non seulement elle avale mais elle me garde en bouche comme un taste-vin savoure en comptant les caudalies* tandis que j'appelle ma mère. Contrairement au gouteur de pinard, qui recrache pour ne pas s'enivrer, elle m'absorbe après m'avoir gardé le temps qu'il faut sur sa langue et là, c'est le deuxième effet Kiss Cool. Je gémis doucement pendant son travail de succion et l'entend déglutir comme un nageur boit la tasse. J'ai peur de la noyer: c'est vrai qu'il y avait du stock! Trois spasmes violents et je coule encore.Toute résistance est inutile et je sombre. Minute essentielle où il faut accepter de perdre le contrôle. Je me sens une petite chose face à cette femme généreuse et déterminée. Elle a un troublant sourire coquin presque infantile quand je me glisse entre ses cuisses pour lui payer la dette de mon plaisir.
* caudalies: durée, en secondes, de persistance d'un vin en bouche.

Application: 1 blog = 1 récit.


Entre la soumission de l'Abscisse et la rectitude de l'Ordonnée, je suis la trajectoire fuyante de l'Oblique vers des sommets relatifs et des abbysses absolues.













-En suivant le Lapin Blanc-










































par Alex Cessif.













Préambule:
Tout un symbole, ce "lapin blanc"!
Tentation d'Alice dans "Alice au pays des merveilles"
ou de Néo dans "Matrix".
Comme Peter Pan,
derrière ce refus de grandir ou de croire, ce symbole représente -t-il le danger ou la sauvegarde, la fuite ou la confrontation, la naïveté de l'illusion ou le courage d'espérer?
A l'instant d'intégrer l'autre monde, lors du transfert ado/adulte,
sommes-nous bien conscient de ces deux options:
solder son immaturité ou concevoir encore que les rêves d'enfant
peuvent devenir des projets?
Alors, suivre ce lapin blanc? Oui!
C'est la réussite ou l'échec qui aura le dernier mot.
Ces deux illusions se ressemblent tant!
Il y a dans chaque vie la magie d'un conte.
Avons-nous tant besoin de vérité?
Je ne crois pas!
La vraisemblance nous suffit comme à la lecture d'un roman
ou en écoutant les discours.
Dans ce récit inclassable fourre-tout, certains rangeront leurs propres fantasmes ou bien trouveront un bouc émissaire à leur propres déviances.
Il y a en chacun de nous l'envie de croire et d'espérer.
Un besoin vital de foi inaltérable.
La foi tout court qui fait le bonheur de nombre d'opportunistes,
La  noblesse de la foi en l'amour.
Et, lors de la résilience ne pas omettre le dosage raisonnable de la lucidité car
lors de l'accomplissement d'un tour de magie existe le consentement tacite et l'envie, enfantine et persistante, d'être dupé.

















































Quadrant Alpha:........Click!











































La lettre.
Le couloir.
Cendres.
    Quadrant Beta:...... Click!
Re-Naissance.
Le paradigme d'Alex C.
Dusportmaispasque.
    Quadrant Delta............ça vient!
En suivant le Lapin Blanc.
Les Passantes.................................... Click!
Quadrant Gamma............................... Click!
La dérobade.
L'arrangement.

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