mercredi 28 juillet 2010

Refuges:La recherche du Moi. (à Eric et Christophe)

Entre une visite de politesse à Anish Kapoor au Guggenheim de Bilbao et la représentation de la  "Reine Margot" au pied du cirque de Gavarnie, je me suis inscrit à la "courses des refuges" à Cauterets: La bien nommée, un asile du moi!


Le Dedans est un espace archaïque et obscur!



Plus que 30 bornes et à la maison!

Petite grimpette vers les 3000 du Vignemale.

 ... l’espace n’était pas simplement... un vide avec un miroir à l’intérieur. Il était en quelque sorte rempli par le miroir. On pourrait dire en quelque sorte que je suis tombé sur ces phénomènes...
Ci-dessus:" Mais qu’est-ce que cela produit sur l’espace... c’est un peu comme si l’objet était une très grosse lentille, à l’intérieur de la pièce. Et cela transforme notre expérience de l’espace devant l’objet.
Nous jouons un rôle actif dans ces œuvres, quand nous arpentons, observons et occupons l’espace réfléchi. Voyons comment cela se produit.
Ces sculptures-miroirs ne semblent devenir des objets réels que lorsque l’image du visiteur en action est reflétée dans leurs surfaces. Les miroirs créent des illusions passagères, des fractions de temps. Les corps et les images sont renversés, étirés, déformés. Anish Kapoor parle ici d’une de ses premières oeuvres : Turning the World Inside Out (Mettre le monde sens dessus dessous) de 1995.
C’est une oeuvre... qui possède comme une forme négative qui entre dans l’objet, paraît avaler l’espace, et le ramener vers l’intérieur... ma petite aventure semblait m’amener ... vers une forme qui se tournait vers le dedans, vers cet intérieur involutif, obscur... Je pense qu’à un certain niveau... c’est l’espace le plus archaïque qui soit et, en même temps, il est incroyablement moderne...
Les non-objets exposés ici font partie des œuvres réfléchissantes les plus récentes de Kapoor.
... Tous ces objets concaves utilisent un type de géométrie euclidienne... et la géométrie est pour moi un élément très important auquel je reviens toujours.
... d’une certaine manière, ces œuvres opèrent comme des photographies, en cela qu’elles sont à jamais présentes... Elles s’exposent en tant qu’images traversées en permanence par une sorte d’enregistrement de l’instant.
Ci-dessous:

<em>Adam</em>
Adam, 1988-89
Grès et pigment
239 x 120,5 x 104 cm
Tate: Cadeau de la American Art Fund for TateGallery,
courtoisie d’Edwin C. Cohen (pour A., A., A. y J.), 2000
Installation : Musée Guggenheim Bilbao, 2010
Photo : Erika Ede © FMGB Guggenheim Bilbao Museoa, 2010
Ce œuvre fait partie d'une série de sculptures qui explorent l’idée de creux ou de vide :
C’est une sorte de processus psychologique... la psychanalyse est très importante pour moi et ses processus ont beaucoup d’influence sur ce que je pense de la relation à l’objet. Ensuite vient le questionnement sur ce qu’est un objet. À un certain niveau, on pourrait dire que l’histoire de la sculpture est l’histoire du matériau, l’histoire de la substance; je continue... à m’élever contre l’idée que la masse, le substrat, aurait aussi à voir avec l’immatériel.
La notion que le vide peut fabriquer un espace plus plein a été pour Kapoor une découverte conceptuelle essentielle. Adam est un des premiers travaux importants de sa série de vides. Anish Kapoor décrit son travail :
Ce qu’on a ici, c’est une fenêtre apparemment peinte sur une surface de pierre. En fait, l’intérieur est évidé. Une majeure partie de la pierre a été enlevée, puis elle a été peinte en bleu de Prusse... D’un point de vue phénoménologique, cela se lit comme un film, ou une aire... qui a été placée à la surface de la pierre.
Quand on le regarde à une certaine distance, l’espace rectangulaire semble être bidimensionnel, comme un tableau ou un tapis. Cette confusion entre double et triple dimensionnalité, entre peinture et sculpture, intéresse beaucoup l’artiste.
C’est comme si en vidant la forme, en enlevant tout cela... l’espace ne s’était pas vidé ; il semblait s’être rempli. Je crois que cela a été pour moi une vraie surprise. J’ai eu l’impression de vivre un moment de réelle découverte. En fait, vider c’était remplir, et ce dont cela se remplissait était comme des ténèbres, les ténèbres de la masse, de l’intérieur et bien sûr des ténèbres psychologiques.
En tant que spectateurs, nous participons activement au travail de Kapoor : nous questionnons ce que nous voyons. Comment ce processus nous affecte-t-il ?
Une sculpture a tellement à voir avec le corps, avec la manière physique dont nous établissons un rapport à la masse, la forme, la non-forme, et cætera, que son sens plus profond est aussi... physiologique. Et cette obscurité avec laquelle j’essayais ici de me battre est quelque chose que je sens que nous connaissons. C’est comme des ténèbres que... nous renfermons à l’intérieur de nous; ou au moins à l’intérieur de notre imagination... Et c’est cet instant de reconnaissance qui semble... être au pouvoir.
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dimanche 18 juillet 2010

Sentiment cannibale.


 Dali pour l'image et French Avenue pour le son
Amour fusion? Surtout pas! mais quand même:
écrit de l'enfant à la maîtresse.
Adossé à l'espace
j'attendais l'obscure
mon futur
ma certitude.
Comme ceux de mon espèce
j'ai laissé, candide
se refermer ma solitude
 encore avide,
pourtant de nectar et d'ambroisie,
dans un caveau de marbre.
Par un interstice
sous la pierre tombale
entre la pierre et l'arbre
guettant l'espoir, voir la justice
et la fleur du mâle
refleurir.
S'abreuver à son calice
et recueillir
son souffle qui passe
d'ange qui soupire.
Le temps de frémir 
et redresser l'échine,
juste quand je me lasse
sans dire 
presque sans écrire
à l'encre de chine
les mots invisibles
à l'encre sympathique
à sa flamme, lisible.
à dose homéopathique.
Parfois, sa bouche 
si douce 
est muette.
Pourtant quelquefois dansent 
d'une tendre voix fluette
les confidences
qui m'enchantent
si je la tance.
Des mots de vie ou  logatomes
rémanences
battements,  frémissements
de la femme ou  du fantôme
fleuriront corolle et  pétales,
qui briseront la dalle.
Quelque chose cédera,
à  l'envie de lâcher prise
et les heures grises
abandonnera.
Emporter  la lie,
boire l'eau de vie
maintenant et ici
plutôt que l'eau de là.

Alex un peu Excessif.

vendredi 16 juillet 2010

C KI? Coming out!

 Le who's who de:" qui sont tes héros?"


Pour Colo, 


Anaïs Nin: Admirable mère et pygmalion fendue. Maîtresse femme de l'être  Antonin Arthaud, Henri Miller et June, James Agee, Lawrence Durell ou ne pas lettre, diariste dés onze ans s'adressant à son père fuyard."Vénus érotica"  flamboyante à voile et à vapeur, elle flambât une ultime fois sur la baie de Santa Monica où ses cendres furent dispersées.


Leroy Eldridge Cleaver:Taulard, violeur, braqueur, militant peu recommandable du Black Power, auteur de "soul on fire"inspirateur des "Black Panther. Mort d'un cancer de la prostate malgré la protection de Valérie Giscard D'Estaing.


Florence Nigthingale: femme qui guérit.

John Dillinger: Banquier qui tape dans la caisse et trader expéditif. Ceux d'aujourd'hui sont plus gourmands et moins exposés

Le Che: révolutionnaire malhabile Castré par Fidel. Fait tapisserie dans les chambres d'ado avec une étoile sur un béret.

Simone de Beauvoir: centre féministe du ménage à trois avec la participation de Nelson Algren et Jipé Sartre. Synonyme: Sarraute, Claude.

Gandhi: non violent qui encaisse sans rendre la monnaie.

Jersey Joe Walcott: boxeur têtu champion du monde des lourds à l'âge où l'on renonce à se faire taper sur la tête.

Aragon : poète somptueux, incontournable, usurpateur d'identité sexuelle, "les yeux d'Elsa" Triollet ne l'empêchait pas de faire les pissotières.

Don Quijote de la Mancha: poulain de l'écurie Cervantés/Jacques Brel. "La Quête" des combats inutiles contre les moulins à vent. Selon lui la victoire ne compte pas, seul le combat sans ennemi maintiens le fil rouge en tension (avec une Dulcinée dans l'affaire, quand même parce que sinon......)

Camille Claudel: les mains augustes de Rodin. Rébellion traitée en HP.

Malcom X: raciste inversé.

Grandma Baker.Ancêtre du teléthon.

Olympe de Gouge. Noble révolutionnaire féministe entêtée étêtée par des moins valeureux qu'elle.

Van Gogh. Perfectionniste de la couleur. Célèbre aussi pour s'être coupé en se rasant.

Villon: Pléonasme pour poètes maudits et passeur aux  futurs Verlaine. Plèthore, talent d'avant la Pléiade des Du Bellay, Ronsard, Jodelle.... Un peu empêtré dans son Moi de chapardeur. La preuve dans ce petit bout?
« Je suis François et cela me pèse
Né à Paris près de Pontoise
Et de la corde d'une toise
Mon cou saura ce que mon cul pèse.



Hemingway: Vieil homme amer. Lobbyiste des safaris africains, de la corrida et du "Ritz",du pur malt et des cigares.
"En avoir ou pas" quand "le soleil se lève aussi" et "Pour qui sonne le glas" en disant "adieu aux armes" et par elles, quand fondirent pour la dernière fois "les neiges du Kilimandjaro". Déchiré entre deux femmes, impuissant et morbide, se suicida.

Jim Morrison."This is the end".... dans une baignoire. Locataire du père Lachaise et pote à vie d'Agnés Varda.

Rimbaud: Théodore Monot version poète "aux semelles de vent".

Kurt Kobain. Pension alimentaire de Courtney Love.

Thérésia Cabarrus: Dame majuscule qui évitât l'ététage à son mari Tallien, Grande amoureuse sur qui toute la révolution passa. Où passent les piètons bordelais puisque c'est une rue aujourd'hui.

Romain Gary: double impact au Goncourt avec son pote Ajart. Copycat de Jean Sebert.

Monsieur Spock: logique aux grandes oreilles bien utile au Capitaine Kirk.

Charlotte Corday. poinconneuse en baignoire contre le Mara(t)sme

James Bond: Bagnoles, gonzesses et autres gadgets.

Don Diégo de la Véga;: Shyzophrène plus connu sous le nom de Zorro, justicier juste-t-à-temps.

Mozart. Petit génie sponsorisé par Antonio Saliéri et Milos Forman avec un prénom qui déchire: Amadeus.

Shrek: Ogre flatulent qui casse son bonheur pour cause d'ennui."Il était une fin"

Jésus: passage clouté......

Elle: Passage obligée. Transition définitive. Première et dernière. Eve sans le péché. Pandore sans la boite. Absolue nécessité et relativité théorique.

jeudi 15 juillet 2010

Coming out& folie ordinaire.


"-A force d'aller  et venir dedans/dehors et finalement hors de toi dans ce besoin forcené et obsessionnel d'être un autre en oubliant d'où tu viens, moi qui t'observe, je constate ta dispersion du Moi"
Bon! ça, c'est Tom B. Dunid qui fait son training de psy dilettante.
Il ferait mieux de se regarder cette vieille peau trahie, ancienne mue de lassitude délaissée, pour celle d'Alex C. Un preneur de tronche de première, le Tom! Le mec de l'intelligence à J + 1. Le genre de gars qui monte dans les trains déjà partis, rate la marche et laisse ses crocs sur un quai de gare.
" - pour l'évolution tu vois le problème avec Darwin, moi je ne fait qu'obéir à l'atavisme de l'humanité.
"-Qui sont tes héros? insiste-t-il
- Chais pas moi.....Eldridge Cleaver; Florence Nigthingale; John Dillinger; Le Che; Simone de Beauvoir; Gandhi; Jersey Joe Walcott; Aragon; Don Quijote de la Mancha; Camille Claudel; Malcom X; Grandma Baker; Olympe de Gouge;Van Gogh; Villon; Hemingway; Jim Morrison; Rimbaud; Kurt Kobain; Thérésia Cabarrus; Romain Gary; Monsieur Spock, Charlotte Corday; James Bond ; Don Diégo de la Véga; Mozart;Shrek; Jésus......
- Que des losers,
- Djizeuss un loser?
- Ben ouais: quand il a vu que son daron lachait l'affaire, il a tenté trop tard la collaboration avec ses bourreaux en croisant les pieds pour économiser un clou.
- Trop d'idoles, pas de modèle. Médiocre capteur opportuniste en voie de clochardisation oscillant entre la marge et le paragraphe pas encore écrit. La réponse n'est pas dans les livres mais plutôt dans tes couilles!
Mais ne t'y trompes pas, amigo, je crois en toi encore et toujours.
-La marge in alité, c'est tendance dit G Laflemme, j'aurais pas osé! Merci!
- De rien, usurpateur! Je m'adresse à ton intelligence, pour l'heure délocalisée dans ton calbar.
-Tu parles Charles: on s'enivre rien qu'à lire Bukowski" conclu Al. Colo.
Crédit image: http://users.skynet.be/bs838775/creation.htm  rien à voir! quoique?

mardi 13 juillet 2010

Vert pâle sur Alla Nazimova.

Mandavit.
Al. progresse en comptant les gravillons sous les platanes de l'allée menant au parc où Marcelline Delbecq et Benoît Delbecq (ce n'est pas un doublon mais une homonymie) vont nous présenter Alla Nazimova.
Mais Al. s'en fout.
Du décor autant que du décorum: Elle est prés de lui.
D'ailleurs, l'idée d'assister à cette "littérature en jardin" est d'Elle. Il Lui viendrait l'idée de faire la tournée des déchèteries ou de s'intéresser à la fumisterie de l'art contemporain qu'il trouverait bonne, l'idée.
Où était-Elle tandis que s'empilaient les sédiments au fil du long fleuve tranquille de la mémoiremémoire et que ce con d'Al. retournait inlassablement et inutilement son sablier?
Prés d'Elle, le temps prends son temps. Il y a devant eux autant de siècles qu'il y a de cailloux dans l'allée.
L'écran attend sous le cèdre. Quelques bancs de bois de l'école communale délaissés pour l'herbe, sont de sortie avec la permission du maire. Il s'allonge prés d'Elle sur le gazon épris d'Elle et pris, la narine en otage, par la citronnelle de l'air. Qu'importe l'odeur prégnante et le décor scolaire, ils sont là pour le verbe.
Les mots  pour l'heure sont des images qui défilent comme pour un 14 Juillet aux ordres du rétro projecteur  portant sur le screen* du tissus la filmographie rétrospective de Alla Nazimova et accrochant au passage l'ombre des branches basses du cèdre.

Mise en espace minimaliste: Noir et blanc, muet, pianiste. Selon la volonté des auteurs, nous voyageons à l'époque des films d'avant le cinéma bavard.
Une voix, fantôme descendue des limbes, pénètre mots à mots et glisse pas à pas dans le silence. Laborieusement!
Comme il y a dans la diction  lancinante de Marcelline Delbecq une emphase disproportionnée dissimulant un texte indigent de belles tournures et au verbe pâle, il y a dans la mélancolie des pensées d'Alex un halo de tristesse floutant la dictature de sa mémoire tout autant indicible. La rhétorique amoureuse réécrite comme un palimpseste, de l'illusionniste à l'opportuniste orchestrant la musique des mots d'amour complices des mots tactiques pour l'heure, des  leurres. Aimer maintenant, si vite, si tôt , si fort?
C'est l'heure indécente où l'âme est impatiente et le hasard fait ce qu'il veut.
Voici la rencontre et  voilà que paraît une toile nouvelle , où s'assoupissent des strates de mèmoire, et malgré quelques surprenants soucis de pinceaux, il sent le désir de peindre par dessus  l'oeuvre, d'esquisses en ébauches et un soupçon de débauche, enfin aboutie  comme le repenti* se fabrique une virginité.
La tristesse est souvent alibi de la beauté. La beauté, illusion et les songes, mensonges.
A quel instant les souvenirs merveilleux deviennent-ils poisseux et les rêves, trahisons?
Probablement lorsqu'il s'agit d'abandonner la vie d'avant, serpent laissant derrière lui sa mue,  le symbole reptilien de la trahison réapparaît tel un spectre avec sa trajectoire sinueuse alors que la morale préfère la rectitude.
"- ça fout la trouille ton truc Al.contrairement à toi, Elle sait archiver ses souvenirs!" intervient Tom B. Dunid.
- je me charge de lui" rétorque Roman Talist. Et le mental menteur impose son autotomie castratrice. Fatale! Imparable, définitive ou temporaire?
Alex s'en fout.
Il y a dans les yeux d'Elle un malicieux éclat d'or.
Ébloui, il lit l'espoir en braille de ses doigts sur sa peau et voit dans ces yeux lucides, la confiance et "la lumière des justes"*

* Matière d'écran. Revêtement scintillant.
* Repentir: peindre par dessus cf Tonino Benacquista dans "Malavita".
* Merci Henri Troyat.

mercredi 7 juillet 2010

Millénium, film Ikéa

Millénium, film Ikéa. (les bonnes critiques de films sont )
Film en kit à monter soi-même.
Parce que je n'ai pas compris l'apparition désordonnée des personnages, l'opportunité de certaines situations et leur rapport à l'histoire, la complaisance pour la violence.
Ah, on me dit dans l'oreillette que c'est une suite. Dont acte!
Le pitch? Une enquête sur un réseau de prostitution impliquant des hommes politiques et autres hauts fonctionnaires, menée en parallèle par:
- les journalistes de Millénium, un"Canard Enchainé" succursale de  Stockholm;
- l'héroïne légèrement sociopathe en quête identitaire et en pleine expédition punitive;
- et enfin les flics officiels tous aux trousses d'un ex agent secret transfuges de l'ex URSS protégé par les....les ...les...? politiciens-corrompus!
L'action se passe en Suède. Sans doute la raison de tout ce catalogue Volvo, des téléphones Nokia et de bouffer un sandwich au renne en montant des meubles Ikéa. 
Dans cette partie du globe on semble ignorer que le scénar. du trafic d'êtres humains couvert par des politiciens-corrompus est presque un pléonasme. Comme ils semblent ignorer la loi anti-clopes tant il y a de scènes où la cigarette est un rôle à part entière. 


En fait je me suis réveillé lors d'une scène d'action, pas vraiment nécessaire de la poursuite en bagnole, pas très bien filmée, comme les inévitables scènes de castagnes mal maitrisées. Tous les poncifs du genre sont bien au rendez-vous dans ce ....film? tirés de la trilogie de Stieg Larsson.
Avant de m'endormir j'avais eu le temps d'apercevoir le personnage principal et de comprendre la légitime violence de cette minette de vingt ans, 1.50 m et 45 kilos apte à porter le flingue, démonter des mecs de trois fois son poids avec ses petites mains et monter une chaise en kit sans jeter un oeil à la notice. Oui, ils ont osé la scène de "La fille qui rêvait d'un bidon d'essence et d'une allumette" ouvrant un carton avec le logo de la marque de meubles take away sous le bras qui fait augmenter les ventes de Prozac et assemblant des tabourets d'une main avec l'outil diabolique en forme de S et sa clope dans l'autre.
Entre autre clichés, les mecs sont des gros dégueulasses violeurs de mineures attachées rendant les filles martyrisées évadées des HP, lesbiennes et sanguinaires. Ici le méchant est masculin, tatoué, motard ou toubib sadique abusant de la faiblesse des psychopathes livrés à leurs camisoles.
Sous prétexte de vengeance on nous suggère que l'homosexualité féminine serait une déviance réactive au sadisme mâle et à la virilité amalgamée à la brutalité.Cela nous vaut une des  seules scènes esthétiques du film, (avec les scènes d'incendie si l'on est pyromane ou pompier) grâce à la  gestuelle saphique et gracieuse de l'héroïne daignant lâcher sa clope pour s'occuper du clito de sa partenaire. C'est un peu dommage que la représentation de ce couple de lesbienne adorablement et tendrement humaine soit constitué d'une pute et d'une névrosée, mais qui le remarquera?
Dommage aussi que la gamine lave son père à l'essence et le rince au briquet mais comme ce dernier violait et battait sa mère devant elle on comprend que ce départ dans la vie la rende un tantinet colérique.
Je ne devrais pas vous raconter la fin mais juste vous dire que la famille est robuste car, en plus du frangin qui reçoit une décharge de Taser dans les couilles sans cesser de distribuer des gnons, le père, que l'on a vu transformé en torche vivante dans sa bagnole, boite juste un peu en allant vers ses soixante neuf ans et reçoit un coup de hache de bucheron dans sa face en gardant suffisamment la pèche pour en réclamer un autre que sa fillote lui refile dans le genou avec toute l'énergie d'une gamine qui a passé la nuit enterrée vive par le demi frère avec trois balles tirées par le père dont une dans la tête. Fonky family,  solide comme les Volvo du film toutes impeccables quand les Toyota sont pourries et rouillées. Énorme.
A la fin du film tout le monde est vivant: une suite sans doute? 

mardi 6 juillet 2010

La course des Crêtes.








Sur les pentes du Mondarain de gauche à droite,images de l'édition 2009, cette année était humide:Départ; sortie de ravito juste dans les derniers mètres avant le sommet; le sommet; et les autres images 2010 de l'Instant au dessus des crêtes grâce à Michel le photographe qui bouge, le photographe qui monte, le photographe toujours au bon endroit!
Temps lourd sur le sas départ, couvert au sommet ainsi que le long des crêtes où nous croisons dans un fin crachin basque les silhouettes fantomatiques des cavaliers emmitouflés dans leurs ponchos, encapuchonnés comme les moines du roman d'Umberto Eco. Quelques kilomètres après le village capitale du piment, le peloton des coureurs s'étire sur la sente des brebis et devient cadène des forçats condamnés à vivre l'intensité de cette chaleureuse course d'Espelette. Je suis le maillon 537 de la chaine des 3400 concurrents conviés à la fête. Le boulet à nos pieds tels des Jean Valjean d'Hugo s'allègera, au fil des 26 Kilomètres de notre longue peine, de ses1300mètres de dénivelé positif.
Le récit de:" Thierry Breuil, vainqueur de l'épreuve en 1h50'45'': "Une grosse montée qui dure 40-45 minutes avec7 km d'ascension et 700m de dénivelé, ensuite une partie très piégeuse qui descend très très rapide au milieu des cailloux. Puis une grande portion de 15 km en 'up and down' sur les crêtes, magnifique, et enfin une descente très technique où musculairement, il faut que les cuisses travaillent pour tenir tout le poids du corps".
Je suis en 2h58, 1h08' plus tard soit 500ème environ. Je dine chez Géraldine d'une axoa (recette: là!) et je reprends la bécane pour rejoindre les potes en Béarn du coté d'Oloron pour une sortie VTT.

jeudi 1 juillet 2010

Raid de l'Apre côte





C'est nous les z'emflammés: Joël à gauche et ma pomme en duo (le petit chauve à droite; Stéphane à la manoeuvre et Patrice en figure de proue, sur la Dronne, pour le second binôme)
On s'annonce 109 ans à nous deux.
Nous sommes du parti des néo-vieux qui s'habillent en collant fluo et s'agitent le dimanche pour ne pas que la mort les remarquent.
Et puisqu'il nous reste du jus dans le poireau on va leur montrer à tous ces jeunots. Enfin presque!smiley en colère
Euh, là ça l' fait pas: Dans la partie VTT, prologue du trail (course à pieds nature), un concurrent sympathiquesmiley mécontentsmiley mécontent s'est placé devant la flèche pour tourner à gauche, alors, nous les z'emflammés, enquillons la descente plein badin jusqu'à ce que Joël remarque l'absence de signalétique. Demi tour et un bon quart d'heure dans la vue dès l'entame de l'épreuve, parce que la descente vu à l'envers c'est une montée bien raide et bien énervante faite deux fois inutilement. Lesté de notre bon quart d'heure dans la muzette on ne verra pas beaucoup les copains,smiley tranquille à part sur le retour de la C.O et durant le parcours sur la Dronne en canoë. Nous avons partagés notre solitude dans la campagne du périgord vert a la limite de la charente, chauffé à 35° durant cette épreuve où nous avons remonté quelques rares équipes. La solitude c'est bien connue, c'est mieux à deux, n'est-ce pas Jo?smiley sidéré
Le sourire de Nathalie, et l'efficacité de Patrick et de toute son équipe de bénévolesmiley perturbé un peu cassé du coté de la clavicule justifie la présence d'un demi "Prince Noir", (Binbin) à la Roche-Chalais, marié à un demi "Delair-Navarra" (Patrice). L'autre Mix des Jaunes et noir et des Vert et bleu étant constitué de Joël et de ma pomme.
Un souvenir sympathique de l'épreuve insolite de cette traversée du lac à la nage avec le pousser de vélo attaché à la chambre à air, restera.

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