lundi 7 mars 2011

Communication parallèle et comparée.*

*(avec un titre de chiotte pareil on devrait être peinard avec les moteurs de recherche)
"Le discours d’un roi" ou "Les femmes du sixième étage" bien  que traitant de sujets et de milieux diamétralement opposés déclenchent et fixent l’émotion dans ses divers registres tempérés: tristesse ; sourires ; amitié; humanisme ; douceur ; tendresse ; allégresse. 

Si les déboires royaux semblent futiles comparées à la douleur des femmes déracinées contraintes à l’exil et confrontées aux difficultés matérielles, on comprend et compatit au mal-être des membres issus de la cuisse de Jupiter dont Saturne n’a pas fait son menu.
Une fois posés les personnages et leur psychologie j’ai eu les yeux maintenus dans une humidité constante comme un vase sans la goutte de trop qui l’aurait fait déborder.
A ma droite, la sensibilité intelligente des personnages féminins du "DdR", s'exprime dans la scène de la rencontre impromptue des épouses sur le terrain  d'un modeste salon où s’allient, d’une connivence égale et élégante, les conjointes malgré la barrière du protocole. L’incontournable compréhension des femmes est le pouvoir discret de la  coulisse indispensable pour l’avenir des deux hommes. Les dames passant, cessant leur combat de coqs, les hommes peuvent s'entendre et les oppositions devenir complémentaires. Sa Majesté le King peut prononcer son laïus grillant la politesse au grand Charles et son appel du 18 Juin.


Lâche pas la zapette: A ma gauche, autre rencontre impromptue, celle de M.Joubert/Lucchini avec les "bonnes"dans l'escalier. Entre fiesta pour tout le monde, messes dominicales pour les plus bigotes ou distribution de "L'humanité-dimanche" pour les plus rouges, le bourgeois bien nourri sans soucis mais sans joies trouve la liberté en "émigrant"au sixième ciel dans une chambre de bonnes prodrome des amours ancillaires à venir. Là, le bon sens des exilées réglera leur quotidien devenu identique ou presque. Par son humanisme, sa solitude ou son attirance pour Maria ce bourgeois gentil homme s'apercevra qu'il est des conditions humaines plus Balzaciennes que la sienne et que la guerre d'Espagne n'était pas folklorique. 


Chacun dans son film et son monde, ces deux là font l'apprentissage de la difficulté de discourir et de communiquer.


L'un, de l'addiction à Maria butant sur les locutions de la langue à la découverte de l’idiome de Pilar et Carmen. 
Le second, futur roi Georges, trébuchant dans l'élocution  aidé par la diction parfaite d'un non-anglais, roturier et sans diplôme. 
Echange de bons procédés sans la plaie des bons sentiments lacrymaux : Amour pour l’un, amitié pour l’autre, sincérité pour les deux.

7 commentaires:

sable du temps a dit…

je reviens juste de la séance du discours d'un roi. Belle prestation de Colin Firth. Tu as tout dit et très justement. Naître avec une cuiller d'argent dans la bouche ne fait pas nécessairement le bonheur.
Sauvé par l'amour d'une femme et l'amitié d'un homme.
Très beau film sur fond d'Histoire, de l'émotion sans excès
J'ai vu la bande-annonce de 'la ligne droite" ça m'intéresse.

dusportmaispasque a dit…

T'as dû passer trop tôt: j'ai refait trois fois ma copie.
Tu peux relire, j'ai fini par caser deux ou trois jeu de mots bien pourris qui manquaient.
version définitive à 21.12.

Ortie a dit…

Les deux me font envie, mais j'ai toujours pas trouvé de rouleau de scotch assez imposant pour placarder la Ronce au mur ...

dusportmaispasque a dit…

Elle doit bien avoir une grand-Ma pas trop collante pour la garder, non?

Ortie a dit…

Heu loin la Grand-Ma ... Et puis, toi, t'as pas l'instinct de survie pour l'appeler Grand-Ma ...
;-)
On t'aimait bien ... dommage.

dusportmaispasque a dit…

;-))))

sable du temps a dit…

il y en a qui sont morts pour moins que ça!

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