vendredi 30 décembre 2011

La promesse.

(Changement de style: Aïe!)

La sincérité devrait prévaloir au début de chaque relation humaine. Il sembla à Luc que l’absence de petite culotte de  la femme prise en sandwich entre lui et le frigo était un signe de reconnaissance des authentiques et c’est dans la surenchère des justes que Luc Xur lui fit cette promesse dans la douceur de sa nuque: 
« Laisse moi te lécher et  je te promets de ne pas te pénétrer ».
Joignant le geste à la parole, il engageât sa truffe  sous la jupe où sa langue remplaçât sa main. Dans le cœur de sa victime,  où se délocalisait parfois la raison,  la paronomase oh combien  opportune « Sucer n’est pas tromper »  se fit complice de sa pudeur.
De toute façon, elle n’avait pas dit oui !
La rhétorique était la plus fidèle alliée de Luc et la plus sûre parente de sa queue prête à se faire discrète : Dans l'approbation tacite des gémissements concédés par cette angélique libertine et debout, le butineur était déjà à l’ouvrage la corolle de sa jupe le dissimulant à la vertu de ses yeux.
Descendu, étourdit par l’exploration de l'antichambre de sa nuque chaude d'adolescente androgyne, Luc, à genoux se ravissait de ce bouche à bouche impromptu. La langue, le langage et la suite du babillage lèvres sur lèvres, n’était que le passage de la prétentieuse théorie à l’exigence de la pratique. 
Le clitoris tapis dans une fine toison poivre et sel ne pouvait espérer nulle protection de cette armure bouclée et la pointe de la langue de l’intrus, sans aide digitale, se fit prédatrice de ce petit animal sans défense. 
Cette langue l’enroba sur plusieurs tempos, virevoltant une valse clitoridienne puis l’aspira dans un va et vient calibré sur la rigidité et la longueur de ce délicat fournisseur d’accès au plaisir en haut débit. Sous l’abat-jour de la jupe la pénombre devint odorante et l'ambiance, humide. Les jambes de l'une debout et de l'autre à genoux battirent  en retraite vers l’île du canapé unis comme des naufragés de l'horizontalité titubants dans le déferlement d'une vague.
Déconnectée le temps de la progression, elle reprit le pouvoir sur son clitounet et Luc se retrouva avec des doigts en trop.
Pourtant, par timidité ou méconnaissance, il ne se risqua pas à un doigt dans le Q et laissa sa partenaire  jouer son "one main show"  sur bouton doré avec l’assistance docile et sans orgueil de son organe de la parole réduit à son seul vocable latin connu : Cunnilingus. 
Après tout il serait vaniteux de prétendre savoir faire mieux qu’elle. Juste, pour aider, garder les mains à plat à l’intérieur de ses cuisses et dégager le sillon central pour son solo de mandoline et lui céder l' autorité de l'autre main à maintenir la pression et le rythme  de cet homme objet abouté au cratère d’un volcan en éruption, les cervicales en compote.
Puis Luc, un peu pour éviter l’étau qui l’essorillait, se dégageât de ce corps languissant, essuyât sa bouche discrètement et faisant fi de sa promesse, glissât dans le puits offert de cet orifice en phase de recherche d’oxygène, un membre timide et sans gloire.
« Et je jette mon seau et je remonte mon seau. » Dans la position de la louve de Rome Luc Xur s’activa le temps de quelques allers retour à la verticale dans ce fourreau de chair idéalement tempéré et lubrifié afin que le seau en perce, enfin se déverse.
Poliment, elle  avala.
« Sucer n’est pas tromper ! » disent les sophistes !"

8 commentaires:

Mrs K a dit…

la chair est triste et j'ai lu tous les livres

sable a dit…

‎Effectivement, le thème n'est pas le même. Pourquoi " aïe", ça fait mal ???!!!
" Annie aime les sucettes, les sucettes à l'anis " ... non ? c'est pas ça le sujet ? ah bon ??? alors-c'est-que-ma-maman-m'a-pas-tout-expliqué !
Bel exercice ... d'écriture !
Salutations, Monsieur ... le Marquis?

dusportmaispasque a dit…

Mrs K.
Même Lucia Etxebarria?
Yve
Non, le "aïe" c'est pour le choc entre le lacrymal d'hier (Saturne dévore.....)et le mauvais goût d'aujourd'hui!
Je sortais d'un bouquin sur l'érotisme au féminin de l'auteure citée ci-dessus.
Pas de Marquis juste un petit con...te!

Mrs K a dit…

Toutafaitement même Lucia Etxebarria. Je trouve le sexe littéraire sordide, j'y peux rien moi.

dusportmaispasque a dit…

cépafô.
A part "La légende des siècles" "Voyage au bout de la nuit" "Sur la route" quelques Romain Gary ou un bon "Village andalou" de Josée Maria Bois de Besse, la littérature n'a pas besoin de ces artéfacts glauques.

sable a dit…

J'apprécie l'érotisme littéraire uniquement lorsque le sexe est suggéré et non pas décrit. Au lecteur d'érotiser selon son imagination, son humeur, et son état d'esprit du moment. Ce genre de littérature est assez rare, j'en conviens.
Il est plus facile, hélas, de trouver du porno de gare façon " étal de charcuterie " ou " le sexe comment ça fonctionne ". ( clin d'oeil : Pour les débutants, je conseille le livre de S.V.T. niveau 4ème!!! très très soft et assez bien expliqué !!!!!)

dusportmaispasque a dit…

Yve: Mouais! Mais on fait vite le tour (?!) du sujet. En tout cas c'est un exercice d'écriture assez risqué y compris pour les commentatrices.


K: M'enfin y a quand même des mots de plus de trois syllabes....et ce subtil " elle reprit le pouvoir sur son...." un concept ça, non ?
Et la détresse du " Luc se retrouva avec des doigts en trop."Angoissant, non,
Et la solitude du coureur de fond de" cet homme objet abouté au cratère d’un volcan en éruption, les cervicales en compote."
Fiction que tout cela, beurk, beurk, beurk!!!!

Mrs K a dit…

Bon je te con-cède : il y a de l'humour et c'est du 2ème degré donc je te pardonne.
Bises sur ton vaste front

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