mercredi 29 juin 2011

"Balada triste de trompeta."

 
Vu "Balada triste de trompeta" de Alejandro de la Iglésia. Film espagnol en V.O pas dans tous les cinés, enfin surtout à l'Utopia.

La scène d'ouverture: 
un spectacle de cirque interrompu par l'irruption de l'armée républicaine (historiquement les "gentils" mais fô pas rêver, il y a le même quotas de  salauds des deux cotés en temps de guerre (ou de paix) avec enrôlement de force des spectateurs et des acteurs pour aller se faire tuer illico par l'armée franquiste sans même savoir se servir d'un flingue. 

Il y a des rires enfantins couverts par le claquement de la mitraille et des scènes de batailles en costume d'Auguste, des pelotons d’exécution sous la bénédiction des curés, l'accolade Franco/Hitler, des cours d'écoles où les enfants de maternelle font le signe nazi, L’E.T.A, des militaires à cheval dans les églises, des couronnes d'épines et des pieds cruxifiés, le délabrement des villes dans l’exubérance de la paix revenue. Il s'ensuit un très visuel monologue en forme de diaporama fantastique d'images montées superbement. Décadence, humiliation, enfances volées. 

L'histoire, d'abord poétique, se transforme sous nos yeux en histoire d'amour pathologique (car l'amour est une maladie mentale, hein on est d'accord?) de femmes battues qui en redemande, des scènes érotiques et insanes, de la violence rendue esthétique par l'hémoglobine noire. 
Nous ne savons jamais dans quel espace de mutation le récit dérive.  
Enfin, car nous sommes épuisés, noyés par ce déferlement monochrome, le portail de sortie s'ouvre gore, sanglant et allégorique en deux vantaux sur le final onirique, christique et vertical d'une varappe tragique à l'assaut de la vertigineuse croix érigée et isolée en pleine montagne, la basilique de los Caïdos (ci-dessous).

Certaines scènes sont insoutenables, grand-guignolesques, sanguinolentes, d'un hyper réalisme parfois malsain. Sans compter que les fringues marronasses des seventie’s, c'est raide.

N'y vas pas!



Basilique Sainte Croix de la Vallée de Los Caidos. Auteur de la photographie : FC Georgio

Ce qu'en dit Première:
Balada Triste de Trompeta. L'histoire ? En Espagne, pendant la guerre civile, un enfant est séparé de son père, clown de profession qui est emprisonné puis tué. Dans les années 70, parvenu à l’âge adulte, le fils devient clown triste dans un cirque itinérant et tombe amoureux de la femme de son chef. De La Iglesia a mis son style foisonnant au service d’un cours d’histoire étalé sur plus de trente ans, évoquant des évènements réels ou fantasmés à travers des images d’archives, des décrochages surréalistes, des ellipses temporelles et des références allant des monstres d’Universal à Tod Browning. Le résultat est sidérant, drôle, flippant... en un mot excessif. Comme le prouve cette bande-annonce."
annexe (un peu connexe): click!

dimanche 26 juin 2011

Abécédaire, la redif.


ça n'a pas trop vieilli, alors comme c'est dimanche, on rediffuse pour les petites nouvelles!

Who's Who.
Toute ressemblance avec des personnages existants serait tout à fait fortuite.
Armstrong. Louis; Neil et Lance : Génération de surdoués de la trompette, de l’alunissage et de la pédale.
Bofill. Ricardo: Plagiaire de la grèce antique. Est à l’architecture ce qu’André Rieu est à la musique classique.La scène de crime est à Montpellier, pas vrai Myel?
Brassens. Georges: Slammeur de la seconde moitié du XXème.


Dati. Rachida: Immaculée conception*. Visiteuse de prison par l’entrée des fournisseurs.(*à l'époque on ne connaissait pas le père de Zorra, Zorro est une hypothèse)


Deschiens (Les): Bidochons intellos.


Dieudonné: Dieu a donné,L'islam a repris . Tragi-comique.
Douillet. David: Doudou à Bernadette , ancien sumo retraité en or très occupé par la quête de la pièce jaune.
Hallyday. Johnny: Marque déposée, blouson de cuir retourné, opticien pédophile récidiviste, alcoolique anonyme qui réussit pourtant et encore et toujours à "mettre le feu".
Hallyday. David: Fils de. Chanteur dilettante et pilote occasionnel:-"c’est dur de se faire un prénom" devrait prendre exemple sur sa soeur qui elle s’est fait un nom. Conseil : prend un autre pseudo, amigo le tien est déjà entamé.


Jackson. Michaël: Chanteur- chorégraphe gesticulant et multicolore qui a peur du noir. Créateur du Moon Walk. Premier homme à marcher sur la lune à reculons en se tenant les balloches.


Mitterrand. François: Tonton du ministre de la culture.


Orelsam*: Disciple au stade verbal des féministes Cantat Bertrand; Star Joe et Cheb Mami le talent en moins, les déjections mentales en plus.
N.B:Celles et ceux qui critiquent la censure dont il fut l'objet aux "Francofolies"au nom de la liberté d'expression devrait s'interroger sur les dangers qu'il fait courir à cette dernière par ses incitations à la violence faite aux femmes qui se recontruisent aprés avoir fréquenté un énergumène de son acabit.(* qui s'en souvient d'Orelsam? personne? tant mieux!)
Renucci. Robin: Citoyen corse sans cagoule mais pas sans talent.Robin prends son riche talent pour  le donner aux pauvres de nous.
Sarkozy. Nico: intermittent du spectacle, pole emploi de tocards rose terne* et collectionneur de tocantes brillantes qui martyrise son petit corps pour lui faire payer sa mauvaise donne génétique en se déguisant en sportif dés qu'il y a une caméra.(* écrit à l'époque du gouvernement d'ouverture, Kouchner, Attali, etc...)
Séguela. Jacques: Carrefour de rencontre. Publicitaire ambidextre de la seconde partie du XXème reconverti V.R.P multicarte (Meetic.fr*, Rollex, Citroën, cabines de bronzage..)*pour celles qui n'ont pas révisé leur Voici, le philosophe de "si t'as pas une Rollex t'as raté ta vie" est le go-between du Groupement d’Intérêt Economique Carla/Nick.
Zidane. Zinedine: Voyou milliardaire en short qui donne des sous discrétement et des coups de boules devant tout le monde (celle-là est un peu naïve, mais j'aime bien)
S'il y en a qui veulent jouer, c'est dans les coms!

samedi 25 juin 2011

Nocturne de Bouliac


vendredi 24 juin 2011

texte final de la tête en friche

















7h26texte final de la tête en friche
7h25la tete en friche texte générique de fin
7h22la tete en friche générique de fin

13h44texte final de la tête en friche
21h56
21h56




Plusieurs fois par jour, et plusieurs jours parfois, s'affiche cette requête, alors voilà:


Depardieu/Casadessus/ Becker, le sac, le banc, les pigeons

"C'est une rencontre pas ordinaire 

entre amour et tendresse

elle n'avait pas d'autre adresse

elle avait un nom de fleur

elle vivait au milieu des mots 

des adjectifs 
tirés par les tifs

des verbes 
qui poussent comme des herbes. 
Y en a qui passent en force
elle est passée en douceur
de mon écorce 
à mon cœur.
Dans les histoires d'amour 
y a pas toujours que d' l'amour
parfois y a même pas de je t'aime
pourtant on s'aime.
C'est une rencontre pas ordinaire
j' l'ai trouvé par hasard 
sur un banc de mon square
elle faisait pas trop d'écume
pas plus grosse qu'une colombe
avec ses petites plumes.
Elle était au milieu des mots
des noms communs comme moi.
Elle m'a donné un livre, puis deux
des pages qui m'ont éclaté dans les yeux!
Meurs pas maintenant,
t'as le temps attends,
c'est pas l'heure,
ma petite fleur
donne moi encore un peu de toi
donne moi encore un peu de ta vie.
Attends!
Dans les histoires d'amour 
y a pas toujours que d' l'amour
parfois y a même pas de j' t'aime
pourtant on s'aime!"




De rien!
sinon c'est là: click 





vendredi 17 juin 2011

Tuer le père.

Décodeur: D'aprés le psy, pour grandir il faut passer sur le  cadavre du géniteur.Plus efficace que la ciguë fatale à Socrate, dans le monde 2.0 c'est le sms assassin.
La mort de Socrate. David (le peintre)
Assez consternantes les philippiques du petit Dave! Leurs lectures s’apparentent à un voyage dans
 l’infiniment petit avec pour pensum la liste de ses laborieux  catilinaires.

Surtout ne pas répondre!* Son explication écrite est un cri de douleur à la dimension de sa logorrhée qui  à l’évidence le soulage en espérant qu’elle le guérisse un jour.

Chaque évocations d’un repas, d’une sortie commune qu’il a incité se terminent, après quelque jours de maturation, comme un fruit qui pourrit,  par des mises à jour rétroactives sans innovations et  déprimantes.

En y  répondant, l’incompréhension qui nous sépare et pourtant n’arrive pas à nous éloigner, (première énigme) risquerai de déséquilibrer sa curieuse, nécessaire et obsessionnelle jouissance Freudienne à tuer le père.
Sans réponse les mouches changeront d’âne et j’espère qu’il cessera de lui-même cet acharnement morbide sur le vieil homme sans agressivité que je suis devenu. Car je le sens, je le sais, il me croit son adversaire et me pense encore vif.
De plus  et surtout son intelligence m’est totalement inaccessible. La méfiance s’installe en lui au simple son de ma voix. Les mots franchissent le pavillon de cette oreille défaillante. Ils  se perdent dans un labyrinthe où l’attendent le minotaure affamé, impitoyable, insatiable, insane et irraisonnable qui les déchiquette. Ensuite une fois repus, exubérant, volubile, assaillie de sa faconde, mon ouïe est étonnée autant qu’assourdie par ce verbiage impossible à contenir. Cet enfant/témoin qui ne souhaite pas porter mon patronyme, placé aux premières loges de ma vie se croit l’invité d’un spectacle qu’il regarde, critique silencieux, analyse laborieusement puis m’en livre le réquisitoire murement réfléchit jusqu’au pourrissement.
Il est un capteur négatif de souffrance qu’il s’auto-inflige afin de se construire à l’inverse de moi, emplit de bons sentiments envers les autres qu’il observe tout autant dans un but d’étalonner sa propre existence. Il y a en lui ce besoin inassouvi de rendre des services qu’on ne sollicite pas et j’ai droit fréquemment  au récit de ses observations et conseils d’éducation sur l’adolescence de son frère qui n’est pas un long fleuve tranquille. Chaque remous qu’il constate et révèle est l’occasion de s’accrocher à cette bouée qui empêche sa propre noyade. Cette quête identitaire, aux prolégomènes lassant pour moi qui suis également en travaux, s’oriente wron way. Le chemin de la colère pour ne pas dire de la haine n’est pas le plus court, je m’y suis souvent fourvoyé. Cet exemple négatif qu’il n’arrive pas à inverser me coupe l’accès à sa compréhension. Sans aucune crédibilité, notre dialogue sans personne est improductif et je le constate contre-productif. Ma dérobade silencieuse semble être la seule issue et la solution mutique et bancale de ce dilemme.
A celui qui se nourrit de la confrontation détaché de mes obligations alimentaires  je pratique le sevrage de l’évitement.

Sans réponse, il se calmera et il faudra m’abstenir de toute fréquentation qui l’enflammerait aussi. Douloureux mais facile car quand ce n’est pas le hasard c’est souvent lui le demandeur (nous sommes là à cœur de la première énigme). Reste le risque, car force m’est de constater que s’en est un, de la mauvaise rencontre des aléas du trajet. Celle d’hier a déclenché ce flot en forme de débrieffing de notre sortie vélo qui semblait s’être bien passée avec pot commun et cadeau à la clé. Ce barrage social apparemment solide cachait des fissures sournoises.
Je fais et ferai encore à cette occasion l’état des lieux de notre « relation ».
Je me souviens que chacune de mes explications extorquées est toujours frappée de suspicion. Elle est toujours enrichie de sa propre analyse invariablement opposée à la mienne. Il est pourtant plus simple et plus évident de s’appuyer sur le constat et notre seul point de convergence : nos discutions sont des disputes. L’entêtement de l’un ou de l’autre en est l’origine. Ainsi un peu de prospective me laisse prévoir son interprétation de mon mutisme par des phrases déjà prête «  politique de l’autruche, fuite des responsabilités etc…etc… » Car s’il y a pathologie, il y aura frustration.  C’est ainsi : son étrange organisation cognitive fonctionne sans antidote et le poison chemine dans ses raisonnements  déviants comme la trajectoire d’un caillou chute obéissant aux lois de la pesanteur et la récolte de sa pensée à la loi biologique de la corruption.
J’ai du omettre dans son éducation sans mère les premiers commandements :
 Tu ne tueras point !
 Tu ne jugeras point !
 Ton père tu respecteras, petit con* !
Je suis désolé de ma bonne santé pourtant  un jour, c’est juste une question de temps je ne serai plus là. La vie est une impasse dont la longueur est la seconde  énigme.
Alors il intégrera définitivement ma légitimité de père.
Il sera temps d’écrire l’épitaphe :
ci-git: No one into the quiet zone.
Et connaitra la paix !

*Je sais, c’est une prétérition 
* chuis pas sûr de la version originale, vois le truc avec Moïse !


mardi 14 juin 2011

La pêche au maigre.....


........C'est aussi du sport non?:
"La « Rose des vents » est la première à se poser comme une fleur le long du ponton. Une grappe* de minutes après l'arrivée de Francis Longuepée, le « Valanzo » embouque* le chenal, suivi par la moustache d'écume du « Stephen ». À tour de rôle, une dizaine de petites embarcations, des moins de 10 mètres, vont ainsi toucher la rive.
Il est près de 20 h 30, et le port de Mortagne-sur-Gironde s'anime gentiment. Retour de marée. Quelques-uns des camping-caristes agglutinés le long du quai sortent de leurs vaisseaux de la route. Ils viennent aux origines de ce mouvement soudain. Salués par le claquement métallique d'un câble le long d'un mât.
Qu'il reçoive les meilleures critiques dans les revues du tourisme ambulant, ou qu'il regarde vers sa pêcherie traditionnelle de maigre, l'estuaire reste le filon de l'économie locale.
Toujours moins de pêcheurs
Fin des années 80, lorsque Sébastien Lys, dernier d'une lignée de quatre générations de pêcheurs, est entré dans le métier, 14 professionnels s'activaient au port. Ils ne sont plus que deux survivants, le patron de la « Rose des vents » et lui, qui pilote aux destinées du « Stephen ». Selon le tempo des saisons et les variations d'espèces qui le marquent, d'autres collègues estuariens viennent cependant renforcer la cohorte en atterrissant à Mortagne. Ils suivent le poisson, parce que « le poisson commande ».
Le tassement de la démographie professionnelle s'impose ici comme une évidence. Les scientifiques trouveraient sûrement matière à corriger leurs affirmations sur l'augmentation de la pression de pêche ! On n'ose pas le décompte mais, ce soir-là, sûr qu'il y a plus de polyester dans les camping-cars alignés que sur la flottille accostée.
En dépit de ces avatars, la technique de pêche au maigre reste immuable dans son originalité. Parce qu'il y a de la chasse dans cette pêche-là. « L'oreille sur le fond du bateau, on les écoute grogner. On les traque et on les repère ainsi. Le but, c'est de jeter le filet dans le paquet ! », explique Sébastien. Les mâles sont en-dessous, qui appelent les femelles. La partie se joue entre Port-Maubert et la pointe de Suzac, près de la côte, ou en tirant un peu plus vers le lit du fleuve. Des fonds de 10 à 30 mètres. Et un filet dérivant de 150 mètres de long.
Débarquement en famille
« Fichu temps ! » Aujourd'hui, le vent est monté de l'ouest. Soutenu. Il a chahuté « Stephen ». Sébastien n'a mis le filet à l'eau qu'une fois. Sa pêche n'est pas ridicule pour autant. Comme toujours, il a mélangé dans un seau la semence des mâles aux œufs des femelles, avant de rejeter à l'eau cette promesse de reproduction de l'espèce*.
Il a conservé à bord une vingtaine de belles pièces. Elles jouent des ouïes et des écailles pour se serrer à deux ou trois dans les gros bacs en plastique verts et gris, les couleurs qui signalent la criée de la Cotinière. C'est une autre particularité de cette pêche : le port oléronnais dispose de deux bases avancées, à Meschers et à Mortagne. Une quinzaine de professionnels alimentent son carreau en maigre, une fois que le camion a ramassé la pêche. Un trajet tous les deux jours, voire quotidien, lors des pics de production.
« Nous avons eu une journée en mai à 3,5 t », se réjouit le directeur adjoint de la criée, Nicolas Dubois. Des poissons aux dimensions étonnantes qui laissent sans voix un couple de vacanciers allemands qui observent le débarquement*. De quelques livres jusqu'à une vingtaine de kilos pour cette marée, si l'on considère les plus beaux spécimens, ramenés sur le « Valanzo » de Pascal Moreau. C'est une bonne saison.
La fin de journée se joue dans les retrouvailles amicales et familiales. Une armée de bras qui fixe la curiosité dans le creux de la falaise assoupie. Même les gosses sont acceptés aux réjouissances ; l'année scolaire tire à sa fin. Si le petit Enzo n'a pas encore les muscle des ses aînés pour tirer les bacs jusqu'au sommet de la passerelle, il rappelle à Sébastien de tenir la promesse de lui faire découvrir sa tonne de chasse, au mois d'août. L'image pourrait se teinter de sépia, comme une photographie de chambre noire. Le pêcheur et sa plus belle prise, à bout de bras. Le cliché est pourtant résolument moderne. On y devine le souci d'une pêche durable, et d'un circuit de proximité.
Le rapport qualité-prix
Pour sauver la poule aux œufs d'or, quatre pêcheurs de Mortagne et Port-Maubert ont constitué une coopérative d'utilisation de matériel. Elle s'est équipée d'une chambre froide où le poisson est stocké, dans l'attente du ramassage cotinard. Les marins font ainsi l'économie du trajet jusqu'à la halle à marée.
L'année dernière, cette criée a vu défiler quelque 280 tonnes de maigre sous son cadran. 40 tonnes pour le seul mois de mai dernier. Du maigre capturé au filet dérivant en début de saison, en amont du fleuve. Il sera pêché au chalut, plus tard dans la saison, quand le migrateur descendra dans l'estuaire.
« C'est sûrement une conséquence de la chaleur mais, cette année, le poisson est arrivé dès avril, un mois plus tôt que d'habitude », note Sébastien Lys. Si ça veut sourire, il sera encore devant Mortagne ou Meschers à la fin du mois.
 « En fait, on ne peut le prédire, ajoute-t-il. Par contre, dites bien que, question rapport qualité-prix, il n'y a pas meilleur. Il suffit que le prix soit raisonnable et le maigre se vend bien. L'arête est grosse, le poisson se cuisine facilement. »"
Source: Sud-Ouest du 14/06/2011.
Un texte aussi bien écrit, c'est plus que du journalisme, non?

* là j'ai failli zapper: des grappes de minutes? comme si le temps se trouvait dans les vignes! Quand bien même cela serait, on le vendangerait, le temps! Tandis qu'en réalité, quand il est tiré il faut le boire. Non! On sent l'écrivain frustré sous le clavier du journaliste.
* saisi au moment ou j'allais claquer la porte, ce "embouque" m'a charmé et "la moustache d'écume"m'a envoyé l'image de ces navires qui embrasse sur la bouche l'estuaire à l'embouchure du Verdon. Embouque du verbe embouquer,  se dit des bateaux empruntant le chenal vers le port.
*Les laboureurs de l'estuaire ont la sagesse paysanne d'un tableau de Millet. Ils pensent à la pêche d’après et vivent au rythme de la nature de semailles en regain. C'est l'équivalent du bisou de l'amant après l'amour pour revenir en deuxième semaine dans le lit de sa maîtresse car  les bateaux usines épuiseront vite la mer et leur quota de pêche et les goujats dormiront sur la béquille.
*allemand; débarquement, subtile référence à d'autre adeptes du tourisme?

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