samedi 29 décembre 2012

La fin du monde a bien eu lieu


mardi 11 décembre 2012

DSK ou les amours ancillaires du maître d'immonde


L'histoire de ce mec, c'est énorme. Perdre épouse, carrière, réputation, argent et dé-bourser (encore!?) un gros billet pour sauver quoi quand on a tout perdu?
AFP:"Un accord financier confidentiel a été annoncé lundi à New York entre Dominique Strauss-Kahn et la femme de chambre guinéenne qui l'accusait d'agression sexuelle à New York, épilogue d'une saga judiciaire qui avait mis fin aux ambitions présidentielles de l'ancien patron du FMI."

- Pourquoi?
- Pour récupérer cette lettre:

" Nafy,
Je t'écris puisque je ne sais pas te parler. 
Toi, si prés de moi, si loin et si hermétique. Pourtant j'ai envie de te parler de cet amour qui dure "malgré" nos dix neuf mois de vie commune, mais pas banale, et l'exposition du décalage social de nos amours ancillaires. J'ai peur de t'entendre rire quand je ne suis pas drôle et j'anticipe des problèmes qui ne viendront peut-être pas.
Il me faut te dire que je viens de refermer ce livre de Romain Gary, écrivain à pseudo tu vois le symbole: "Au delà de cette limite votre ticket n'est plus valable".
C'est vrai tu n'aimes pas lire. Le héros Jacques, la soixantaine fringante, rencontre une jeune femme de méninge, Nafissatou (les prénoms ont été changés) pas intello mais un peu comptable.
Cette rencontre n'aurait pas du être puisqu'elle le confond avec un personnage célèbre, lui qui est anonyme. Hasard, variable inconnue! Pourtant l'amour s'annonce évident comme un invité tardif à une table presque desservie. Jacques s'enivre de cette senteur capiteuse de la jeune et si exotique Nafissatou (les prénoms ont été........). Puis s'inquiète: l'amour arrive un peu tard dans cet esprit mature mais masculin et confus. Pour lui le sentiment est indexé sur la performance horizontale. La psychologie masculine est parfois sommaire, réductrice sur le tard. Surtout sur le tard. Alors Jacques s'invente un clone avec une libido toute neuve, animale condensant tout ses fantasmes et sa schizophrénie qu'il met au service de Nafissatou (les prénoms......)qui ne désire rien d'autre que lui. Elle l'aime! Comme seule une femme peut aimer, sans calcul, dans l'acceptation de son être et sans contrepartie.
Gary m'a trompé sans le vouloir. Ce roman m'a laissé plus que des traces et notre histoire était déjà commencée sans que je le sache. Elle est née il y a bien longtemps d'un paradigme bâtit sur l'écrit et démolit par les cris. 
Du père inexistant, les livres furent les première pierres de mon propre édifice en ce temps où nous n'avions pas la télé.
Ce qui est aujourd'hui un signe extérieur de richesse lucide, ou de snobisme, était dans le mi-temps des années cinquante un signe extérieur de pauvreté. Une honte bue  comme de l'eau courante sur le palier et pas dans les latrines au fond de la cour (déjà les toilettes sèches).
Selon Robert Crumb.
 Alors je lisais!
De tout et n'importe quoi pour justifier l'apprentissage de la lecture scolaire: les étiquettes des denrées sur la table, des bédés aux toilettes, que d'aucuns n'y voient aucune allusion laxative, c'est fondateur la bédé. Adolescent rétif, je prenais le contre pied des poètes officiels et des lectures obligatoires. Le hasard des prêts ou des cadeaux dirigeait ma construction: Reiser, Goscinny, Crumb, Stan Lee et tant d'autres qui firent de moi l'amoureux de Barbarella et des vénus hottentotes callipyges de Crumb . Hier, sans doute,  l'émergence de la source vénéneuse de mes fantasmes et aujourd'hui, la résurgence . 
Fondateur mais pas très sérieux dans la cour des grands. La bédé n'était pas encore l'art neuvième et Angoulême pas encore son festival de Cannes.
Assez naturellement vint le temps des Cocteau, Genevoix, Giono, Guitry, Bazin.
Bazin tiens justement!
A la récré sans histoires de "la veille à la télé" où s'évoquaient en conversations merveilleuses le partage entres potes, j'étais un peu isolé lorsque s'échangeait comme des images, la trouille de "Belphégor "contre la saga des "Rois maudits" (j'avais pas encore lu Druon).
Alors, lorsqu'un matin "Folcoche" déboula dans la conversation, je brandis "Vipère au poing" mon Bazin tout frais lu de la veille. Mais là: Caramba! Encore raté. La version visuelle de Pierre Cardinal ne correspondait pas à mon récit et, très vite, le cercle qui me ceignait se mit à saigner d'une hémorragie de copains s'éloignant en me traitant de fumiste. Tu vois: déjà le pouvoir des cris sur l'écrit. Pourtant ce sont ces lettres qui inspirèrent ces images, comme la romance  mère de la fiction, et ce serait moi l'usurpateur?

Et Bazin un innocent sycophante?
Il devint caduque de chercher à créer du lien par ce média désuet qu'était la lecture puisque la moindre version télévisée avec ses images prédigérées remplaçaient et devenaient LA vérité.
Je me sentais pourtant en ce temps là légitimement une manufacture d'icones nocturnes, lisant en catimini sous ma couverture à la lampe de poche, un passager clandestin de mes nuits interdites de lecture, à l'électricité volée à EDF avec la complicité de quelques piles. Pourtant j'étais durement reconduit à la frontière de mes rêves invalidés par la petite lucarne.
Jadis trahit par Bazin et aujourd'hui par Romain Gary, l'histoire se répète 50 ans plus tard sur un scénario identique où brûlent sur le bûcher des vanités les mêmes dupes.

Sans les fondations de l'amour, sans ossature donc, et comme la tour de Babel, tous ces langages firent de moi une construction bancale et vacillante, un édifice isolé, une tour de Pise au bord de la chute.  
Pardon!
Dom.

vendredi 23 novembre 2012

Fillon/Copé: touche pas à mon pote!

Copé dopé à la Cocoe?
Souvenons-nous: mal coté dans les sondages d'avant élection l'ami Copé, président l'UMP, prédisant l'avenir: "- il va y avoir une grosse surprise!"
Le gentil organisateur et responsables du joyeux bordel des bureaux de votes devait avoir des infos "A l'insu de son plein gré"!
Félicitations à l'heureux élu!

vendredi 9 novembre 2012

Sondage et fin du monde.

"D'après un sondage réalisé par FirstAffair.fr, 47% des hommes et 25% des femmes souhaitent vivre une dernière relation sexuelle avant de mourir."
Donc 47% de mâle en détresse vont se jeter sur 25%  d'élues le 12 Décembre 2012 à minuit douze minutes pour 12 secondes de bonheur et toujours 75% de menteuses irréductibles qui ont mal à la tête même face à la mort. Le compte est bon!
Mais on me dit dans l'oreillette: "Mais les hommes et les femmes sont d’accord sur un point : faire l'amour à trois serait la meilleure façon de quitter ce monde (41% des hommes et 32% des femmes).
Ce qui règle le soucis de matière première.

mardi 6 novembre 2012

(petit) Éloge du féminisme.

Ce matin un lapin a tué un  ....ma balance m'a dit:
"- va courir!"
J'ai failli oublier mon rendez-vous avec la pluie autour des bassins à flot.
Et comme souvent, quand je cours, je pense à des trucs bizarres pour oublier la montre qui se traîne et les kilomètres qui s'allongent.
Je regardais la foulée agile et la silhouette légère de ma complice.
Je pensais au sexe fort, la secte fendue, et tentais de me hisser à son niveau. Optimisme, prétention, orgueil? Ferme ta bouche et cours.
Une femme c'est une énigme: 
D'où lui vient cette intelligence pour comprendre la technologie, la complexité des machines, les réglages de M à L, la psychologie d'un aspirateur, les subtilités d'une plaque de cuisson, le mode d'emploi des enfants, l'éducation des clones?
D'où lui viennent l'énergie et l'habileté pour conduire une tondeuse, le timing pour la taille des arbres, la scarification d'une pelouse, le binage des allées, l'arrosage des plantes, le ramassage des feuilles  et le degré précis qui fait frémir celles du thé. Elle seule peut localiser et sélectionner dans un atelier savamment rangé, les bons outils correspondants aux énigmes mécaniques à résoudre, vidanger une caisse à boulons ou re-coudre un bouton de braguette? Sans compter la volonté de mener les combats perdus d'avance contre la pilosité, le temps et la pesanteur.
A n'en pas douter je suis plus endurant, plus résistant et totalement insensible devant un évier plein de vaisselle et du linge en boule au pied d'un lit qu'il est inutile de faire puisqu'il a vocation à être dévasté quelques heures plus tard. Une boite de conserve ne me résiste pas longtemps et les herbes du jardin peuvent devenir des arbustes si ça leur chante je n'interviens pas sur le boulot de la nature. J'ai découvert le prix de l'eau et je ne nettoie une baignoire qu'au pro-rata de l'usage mensuel que j'en fait. Je ne castre pas les projets d'une braguette, pas plus que je ne trouve d'utilité à monter dans une boîte à quatre roues quand deux suffisent.
Je suis sans curiosité pour l'emplacement d'une jauge quelque part sous un capot qu'elle seule sait ouvrir puisque je n'ai pas d'admiration à contempler la couleur et la viscosité des fluides automobiles et les pneus peuvent crever sans m'arracher de larmes.
Rue Lucien Faure les restos du coeur ne sont pas encore ouverts et la vieille péniche"La Dame de Shanghaï" s’accommode de la concurrence du récent"I Boat"tout proche tandis que j'adapte l'allure qui correspond à mes petites jambes en muselant l'insatisfaction de mon enthousiasme. A quoi bon courir aussi vite qu'avant? Mon coeur ralentit et ne bat plus que pour elle. Érudite et savante, dominante et soumise, polyvalente et fiable qui lors d'une estocade longue à venir me glisse à l'oreille: "tu veux que je me tourne?"
C'est ainsi, les choses échappent à mon entendement.
Puis à l'image d'Elliot (c'est un cleb's) courant à nos cotés je me dis que l'intelligence c'est juste d'adapter ses compétences à ses moyens.
La pluie nous a posé un lapin a tué un chasseur et j’accélère le rythme histoire d'arriver premier à l'angle de la rue.
Le bon dosage: méden àgan et ne quid nimis!
De ce constat Alex Cessif & Tom B.Dunid!
Marcher plutôt que courir, le chemin qu'il reste à par-
courir sera plus long.

lundi 5 novembre 2012

Mister Nobody.

Je venais de revoir " Mister Nobody" en streaming. Génialissime mise en abîme et vulgarisation de la théorie du Big crunch, accrochez-vous:
Il était une fois......

.....le Big bang!
Le néant créa la matière par une gigantesque explosion. Depuis, l'univers est en expansion. Comme dans toutes les explosions la matière se détend dans toutes les dimensions, hauteur, largeur, longueur et..... temps.
Plus le temps "passe" plus la matière se "détend" et l'espace augmente entre les molécules et les planètes. De l'infiniment petit à l'infiniment grand.
Notre galaxie est quelque part, par
ici!
Où sommes nous dans cette espace? Dans l'infiniment petit d'un infiniment grand? Dans la cuisse de Jupiter? Dans une gigantesque toile d'araignée? 
On peut aussi se préoccuper de notre position dans l'espace/temps.
Dans une implosion, la matière se contracte sur elle même et le temps recule. (Il était une fois....)
C' est le Big crunch. Les dimensions se réduisent et reviennent au point zéro: au centre du néant. Un trou noir qui absorbe la matière, la lumière et le temps sans aucun espace entre les planètes et les molécules. De l'infiniment grand vers l'infiniment petit.
L'avenir s'est déjà passé. N'avez vous jamais eu une impression de "déjà vu "?
On rentre au bercail aux origines du temps. A l' échelle humaine nous vivons cela au ralenti avec quelques arrêts sur images le temps d'un rêve. 
Dans cette version de la fin du monde, l'univers est une matrice d'un autre univers infiniment plus grand. Nos existences sont des programmes où la pensée est un virus, la laideur, un bug graphique, l'amour, un scénario possible. L'éducation, la connaissance, l'expérience, le vieillissement sont des mises à jour téléchargées par le webmaster pendant le sommeil. Eh oui: les ordinateurs rêvent en mode veille et nous sommes "l'espace"détente dans un jeu vidéo où le hasard est un algorithme et le destin correspond au changement de level du gamer.
Dans cet infiniment petit la société est une toile d'araignée, c'est le web avec son conformisme d'où il vaut mieux ne pas bouger, ne pas attirer l'attention de l'araignée affamée, si on fait partie du peuple des mouches......[.......]

......Il nous faut un GPS pour savoir où aller, des journalistes pour nous dire qu'ailleurs c'est pire, des critiques pour ce qu'il faut voir, lire ou écouter.
Si une communauté apporte une affirmation, sous la condition qu'elle ne soit pas inconfortable, elle est acceptée. Il suffit d'une source crédible et la vraisemblance nous suffit.Celle des scientifiques affirme la probabilité du Darwinisme, le génie d'Einstein, l'innocence de l'atome. Celle des religieux le short-cut du créationnisme, la folie de Galilée, l'hérésie de Copernic. Le make-up du quatrième pouvoir fait passer Johnny pour un chanteur, Servier pour un médecin, BHL pour un humaniste, Musso pour un écrivain, Dieudonné pour ce qu'il n'est pas. Il y a dans des boîtes auto-mobiles ou dans les tubes du subway des condamnés à vie jaillissant au signal d'un feu vert ou à la tentation d'une sirène bippant l'ouverture des portes vers une autre cellule au sommet de la pyramide de Maslow, celle qui va du besoin au désir, pendant que leurs clones jouent à la marelle qui va de la terre jusqu'au ciel et tandis que des vieux courent après leur jeunesse fuyant la moisissure de l'ennui, déguisés en sportifs dans le ventre mou du peloton avec l'aigeur des vaincus, l'envie des tricheurs, l'agressivité des victimes, l'espoir des perdants.
La nature soumise au principe d'entropie a créé la vie par la dispersion de son énergie en passant par le chaos (C'est normal: je sortais d'une session canyonning dans le rio Vero), l'agriculture nous a sauvé du nomadisme et désormais nous empoisonne (c'est normal: je sortais de "Lascaux III"à Cap sciences). L'entreprise et sa structure hiérarchisée quand à elle obéit au principe de Peter de ses petits chefs bien au chaud dans le triangle de Karpman et nous nous dirigeons vers celui des Bermudes (C'est normal: je sors de Wikipedia.)
Pourtant, il existe une contre-mesure, l'arme fatale de l'éternité relative dont la variable nous est inconnu: le sexe! Une récréation pour hédonistes, une re-création pour les téméraires tentés par le clonages des condamnés à vie futurs chaînons insérés dans la cadenne de l'atavisme. 
Une manière de rester connectés!

En attendant qu'il passe le 12/12/2012 ou un autre jour, on peut toujours "tuer le temps""se détendre"jusqu'à minuit douze!

samedi 3 novembre 2012

La fleur araignée (T'en veux du glauque?)


 Ma dernière araignée, je l'ai connue à Barcelone, dans la bodega de Jacinto. 
Pour la huitième fois l'alcool traçait une virgule brûlante dans mon œsophage comme une allumette égratigne de soufre le frottoir. Je retournais mon verre et le déposais à l'envers sur le comptoir. Sept déjà alignés sur le vernis du rade rognés par d'autres tequilas, le cul épais comme une loupe, attendaient, dessinant des zéros pour une addition impossible.
Un peu groggy j'avisais une bimbo fraîchement repeinte décroisant ses jambes au sommet d'un tabouret. Posée sur le skaï, une mygale apparut dévorant le triangle de satin blanc de son slip.
En ce temps je n'étais pas arachnophobe et je suivi dans l'escalier cette sirène tarifée, haletant et la grande aiguille 
de ma boussole de caleçon indiquant le nord .
Elle m'a dit : "tu crois au coup de foudre?
-        à fond! tac-au-tac ai-je.
- dans ce cas lève la main droite et jure-moi d'aller disperser mes cendres sur Mars.
- le voyage va prendre un peu temps, digressais-je. 
- épargne-moi les détails!" 
j'ai juré!
Elle n'avait besoin que d'un prétexte pour s'agenouiller, 
religieuse, communiante.
« Prends, ceci est mon corps ! Avale, ceci est mon sang !
J'avoue, j'en ai bavé, j'aime une clèome spinosa et les jardins mal fréquentés!
En partant j’ai lâché un billet au chevet de la table entre une bouteille vide et un cendrier plein sans doute ému par un dessin d’enfant-un-week-end-sur-deux épinglé au mur. 
Clè
Clèome spinosa: la fleur araignée.

Il pleuvait!
Jachère et décadence suivirent  ma parenthèse tégénaire chez Jacinto et je traçais le coeur en friche dans le bario consentant à me faire dévorer à nouveau par l'amante religieuse sans autre ambition que devenir le mari de la veuve noire.
J'avais enfin réussi à la "loger", juste à temps le vingt et un décembre vers minuit de ce putain de calendrier!
J’ai garé la Chevrolet  entre une vieille Clio et l'arche de Noé. Malgré le déluge, le goudron fondait avalant un SDF enlisé lentement par le sable mouvant du trottoir sa 8.6 à la main et une fissure gigantesque ouvrait la rue en deux comme si Armageddon hésitait entre deux différents final cut. Des maisons copié/collé d'un lotissement jaillirent des hordes de nains fringués comme Harry Potter. Spiderman chancelait sous les coups de Doc Octopus et Peter Parker prenait des photos pour son blog. Le joker et sa bande de nains se ruèrent à l'assaut d'un magasin Toy's R' us la Kalachnikov à la main tandis que Batman poussait sa mobylette en rade. Catwoman à quatre pattes subissait en miaulant les secousses d'Iron Man accroché à ses hanches. Une meute de chien coursait un loup garou et Dracula faisait la queue pour donner son sang.
Allées Gaudi le Mac Do flambait, bien fait pour sa gueule, et quatre cavaliers de l'apocalypse brûlèrent le feu rouge devant la Sagrada Familia. 
Le ciel tagué de fumées noires épelait le jour et l’heure de ce putain de calendrier.  En zoomant l’écran de mon GPS  je vis que les rues n’étaient que les fils d’une toile d'une ville en spirale. Un lapin blanc me confirmant en branlant du chef que j’étais dans la matrice.
En fond sonore mon taulier me parlait de CA. In petto, je passais en mode tortue tentant d’aller sans dommage du point du jour au crépuscule  qui , de toutes façons, n'en avait plus pour longtemps. 
Ne pas bouger, surtout ne pas bouger ! Impossible: La rue collait à mes chaussures.   
Mon immobilité ne servit pas  : je représentais une belle aubaine en protéine pour la bête alertée. Je la vis immense, érigée face à moi , fêlure géante, rosée, le bord des grandes lèvres légèrement velues,  juste ce qu'il faut.
Les femelles de mes rencontres étaient souvent et sans peine plus grandes que le petit mâle dominant que je suis et le dimorphisme sexuel n'était pour moi qu'un défi augmenté.  Je me préparais au corps à corps, ce fut un bouche à bouche. 
Sans langue de bois pour ne pas choper d'échardes nous parlâmes le même langage d'une langue vivante vers le consentement d'un plaisir mutuel.
La belle est la bête!
Elle est moi!
Tandis qu’elle fondait dans ma bouche, j’arrosais généreusement ses amygdales débordées par l’altérité de nos deux désespoirs.
Je jetais un coup d'oeil à ma tocante molle de Dali dont les aiguilles ne tournaient plus dans le sens du temps. Dehors, la nuit était noire de monde*, les vents étaient contrariés, la Chevrolet conduite par mon moi alternatif manœuvrait pour un créneau entre une vieille Clio et l'arche de Noé débarquait sa ménagerie. La pluie revenait dans les nuages et la fumée des cigarettes des piétons qui marchaient à reculons faisait des volutes à l'envers retournant dans leurs cylindres de papier. Le lapin blanc, le gilet de travers  et sa montre à gousset explosée, soulevait la jupe d'Alice au pays des merveilles.
Quelqu'un, quelque part dans la matrice avait clické sur "Delete"!
Bonne pioche: le temps rebroussais chemin et moi, j'allais rajeunir.


* excellente émission de nuit chez France Musique!






mercredi 24 octobre 2012

Histoire de gabare.


Introduction (senza dolore):
La Gabare existe ! Le reste est une fiction !  Toute ressemblance avec des personnages existants ou ayant existés serait pure coïncidence. Toute vraisemblance avec des vies, vaincues ou victorieuses, serait possible.

La gabare « Les deux frères » engage son vieux gréement sous les arbres de  l’estey.
Sans la relation involontaire qu’impose parfois la vie ou la génétique, Paolo et Sergio, qui ne sont pas biologiquement frères, vivent les mêmes rêves. Ils ont « chacun leur mère », mais ils se sont liés délibérément par leur implication dans l’association « Chacun sa mer » qui permit la construction de la gabarre. 
Fière allure, blanche et bleue, hisse et haut, 1 mètre 45 de tirant d’eau, longue de 13 mètres et large de quatre la gabarre ne transporte plus des barriques et des moutons  comme l’exemplaire original de 1892. Aujourd’hui, son gréement aurique déplace 16,50 mètres de  tirant d’air, le pont garni et chargé  de touristes tout le long de l’estuaire.
La gabare revendue au conseil général, les routes  de Paolo et Sergio se sont séparées. Pour les « deux frères » chacun sa mer devient lentement l’itinéraire figé du« chacun sa merde » et le souvenir lointain des navigations au près s’éloigne  comme un homme à la mer voit la poupe du vaisseau fantôme s’évaporer irrémédiablement dans la brume des jours mauvais. 
L’un cabote vers le pertuis d’Antioche, Chassiron ou La Courbe le temps de trop rares convoyages. 
L’autre, artiste un jour artiste toujours, cessera le cabotinage d’ex-intermittent du spectacle parfois sans cachet mais pas sans talent.
Paolo connu sa première voie d’eau lorsque Marie le quitta. L’océan pardonne peu et une femme encore moins. Les séjours aux urgences que les excès physiques de cet être à fleur de peau aigri par les échecs lui imposent ont érodé ses sentiments. Les rêves de voyages, d’îles et de  grand large que Paolo avait semés dans les siens resteront des jachères. Ils sont immobiles à la porte des projets dont ils ne franchiront jamais le seuil.
Paolo cessât assez vite d’écoper et depuis la cale de sa vie prend l’eau. Il a trouvé l’autre usage de l’écope : désormais elle remplit son verre de la dose d’anesthésiant toujours plus forte pour supporter la douleur des jours sans fins et le désespoir des nuits sans fonds.
Lorsqu' on le visite le matin, un cubi de rouge est au chevet de ses insomnies à coté du canapé où il a «dormi» dans ses vêtements. Le cendrier sur la table de salon est plein de vestiges de tabacs entres autres déchets. Ignorant la télé qui débite des images en boucle  calée sur une chaîne info, il s’empare d’un petit sachet blanc de quelques grammes de "farine" d’où il extrait et aligne la poudre en deux traits parallèles avec une carte de fidélité Leader Price en plastique. « Je me fais un TGV et j’arrive! »dit-il en se remplissant les narines à l’aide d’une paille de coca en guise d’ascenseur nasal. TGV ou TER c’est le nom des rails de coke selon la vitesse d’aspiration, la longueur des stries et la fortune du moment.
Il sort de cet assommoir rarement avant midi comme un ours sort de son antre après l’hibernation.
Sergio a connu lui aussi quelques voies d’eaux et les vides béants laissés par les passantes qu’il n’a su retenir. Mais il aime trop les femmes pour n’en choisir qu’une. L’égo sans trique n’est pas son mode de vie et son appétit sensuel l’a éloigné des déserts de solitude trop arides. Les rencontres par Meetic. fr ce go-between électronique,  rafraîchissent sa vie avec la sagesse d’un oued, parfois fougueux, débordant ou paisible selon les crues. Héliocentrique il a reconstruit selon la loi universelle un monde affectif autour de lui. Solaire, il aime la lumière autant qu’il réfléchi  et sa gravité lui attira le bénéfice de Mars et la joie de Vénus. Mars planète du nerf de la guerre avec l’argent du mérite, du travail et in fine du pouvoir. Et la  féconde Vénus a canalisé sa créativité lui laissant généreusement les pieds bien arrimé dans le terroir du réel. Sergio, c’est la rigueur sans la stérilité. On le voit attablé à l’occasion d’un anniversaire, d’un déménagement ou d’une fête votive ceint de commensaux accaparants sur lui la poursuite  
une  poursuite c'est ça   !
au centre de la scène frappant les trois coups d’un repas qui sera un spectacle. La lumière du succès dans les yeux et les lèvres minces étirées d’un sourire avec à la commissure l’ironie de son intelligence. La table de la cène cache le témoin de ses agapes, d’anciens abdos corrompus par Bacchus, où le haut de son buste trône, pectoraux saillants. La tête, portée par des trapèzes qui se souviennent d’avoir bougé de la fonte, dodeline au rythme de ses saillies. Le geste d’un verre levé surfant la vague des rires des convives avantage l’harmonieux galbe de ses biceps et de ses deltoïdes. La vie passe paisible et pique un peu parfois d’une pointe de nostalgie.
Il y a ce successeur, ado déjà, adoré toujours, marqueur du temps qui passe et nous remplace, avec ses fringues qui fermentent en boule réparties sur le sol de sa chambre. L’éphèbe énervant,  par son désordre et ses abdos dessiné par Michel-Ange possède lui, la créativité désordonnée du chaos. Sergio a tempéré sa colère d’un peu d’amour paternel et c’est pour cela que sont devant la maison sur le pré chamarré par l’harmonie aléatoire d’un patchwork, les frusques  de l’ado étalées sous le soleil de Juillet.
« Deux Frères » caboteur, cabotin. Deux alchimistes: Paolo transforme l’argent en liquide qu’il boit sans modération. Sergio, l’argent de la revente en or des bâtisseurs dont il posa la première pierre en bords de Garonne.
La gabare revendue engage son vieux gréement sous les arbres de  l’estey vers la forme de radoub du chantier qui l’a vu naître.

jeudi 18 octobre 2012

Découflé: On ne peut pas, tout le temps, pédaler.

C'était, déjà hier, au carré des Jalles: j'hésite entre kaléidoscope gestuel ou patchwork sonore.
C'était superbe! De fantaisie, de poésie, de maîtrise de l'espace dans ses trois dimensions où la beauté du geste culmine au sommet de la perfection dans un enchaînement musical, fluide, lumineux, limpide: mais c'est bien sûr, it's the place we must to be here: 
Le carré des Jalles à Saint Médard!
De préférence lorsque la compagnie DCA de Philippe Découflé présente son "Panorama 2012"....avant que ce monde de Maya ne se termine.

dimanche 14 octobre 2012

La belle et la bête: On ne peut pas, tout le temps, courir!

Cléome spinosa de Valérie Belin.

Il faut racheter les horreurs du monde, non?
Par la beauté tout court, la beauté du geste et la beauté sous toutes ses formes, peut-être ?
A chacun sa vérité dans la beauté ! Elle" est dans l'oeil de celui qui regarde*."(* Wilde! Oscar, un pote.)
La quête de la perfection, pour les obsessionnels , de l'idéal, pour les mystiques, du sacrifice pour les masos, la beauté se soucie peu de ces pathologies: Elle est! 
Subliminale, fédératrice et universelle!
On la reconnaît car elle fait l’unanimité, mesurable par l’inconscient qui reconnait la divine proportion, le nombre d’or dans la spirale de Fibonacci ou l’homme de Vitruve et les fractales dans l'oeuvre d'Okusai.
Que l’on admire la mystérieuse complexité d’un coquillage ou la pub Manpower piqué à Léonardo Da Vinci on se retrouve unanimement sur la perfection mathématique d’une beauté mesurable, une émotion commune et pour le pervers pépère une érection discrète.
La beauté universelle de l’art peut-être ? Sans doute pas, tant l’art n’est pas et n’a pas à être consensuel !
 « Regards croisés sur la beauté »
David Altmedj- New North.
Ici et là, s’élevant  par la bonne volonté des ailes du désir et surfant la vague de l'envie, l'âme assombrie par l'ombre d'un doute d'une après midi pluvieuse au-delà des œuvres  et des forfaitures  au programme de l’institut culturel Bernard Magrez*.
A l'angle d'un corridor, à l'intersection d'un couloir se croisent, se confrontent, s’opposent,  s’enrichissent , se discutent et se disputent, « la belle et la bête », la beauté et la laideur, donc, d’ Abdel Abdessemed, Judith Avenel, Wim Delvoye, Xavier Veilhan, David Altmejd, Bernard Buffet, Shen Yuan entres autres.
L'ombre des absents-Judith Avenel.
Wim Delvoye- Carved tyre


Crâne de la terre- Shen Yuan.
Le lion bleu -Xavier Veilhan. (place Stalingrad à Bx)
Bernard Buffet- Les oiseaux.
Marine- Xavier Veilhan.


Taxidermia-Adel Abdemessem.


*On peut discuter si tu veux de cet oxymore anti-créatif et liberticide « institut/culturel » mais là, j’ai pas l’ temps.




dimanche 7 octobre 2012

7 octobre: Préoccupations.

Les préoccupations de Saint Serge (De Radonège dit L'employé du Moi)





Un oubli:La bouffe! Merci Colo!

vendredi 21 septembre 2012

Il mostro!



Isabeli Fontana par Steve Mac Curry pour Pirelli.
Au prétexte d’aller vérifier l’hygrométrie d’une petite culotte me voilà mûr pour commettre une dernière forfaiture.
28 juin 10h- notre premier rendez-vous.
Listant toutes les bonnes raisons de ne pas y aller je me suis rendu vent contraire à ce premier rendez-vous fébrile et vaincu. 
Un genou à terre j’avais renoncé à elle et à toutes les autres. Formaté sur l’amour dure trois ans j’avais fui la petite dernière tant je n'aimais pas ce que nous étions en train de devenir. 
Jouant la passion contre la raison, sur la simple promesse de sa robe rouge vue sur la petite annonce. Je n’ai pas été déçu et notre léger flirt m’a laissé un goût délicieux de reviens-y !
J'imaginais, puisque je franchissais souvent la porte des étoiles, que nous devenions une histoire de tenon et de mortaise et afin de ne pas subir un jour la débandade, j'organisais la dérobade dans la confusion entre courage et inconscience, prétention et ambition avec cette constance et ce talent à me fabriquer des souvenirs poisseux. Il était temps de fuir avant qu’elle ne démasque l’illusionniste que j'apercevais dans ma glace le matin.
Elle est différente : quand l’ex rugissait, celle-ci ronronne.  La puissance de l’ancienne m’allongeait les bras du haut de sa jeunesse quand celle –ci me donne des coups de pieds au cul malgré ses heures de vol.
Pourtant l’envie de sentir  à nouveau« du vent dans mes mollets »me tenaillait. Sans doute émasculé par le monde des feux rouges et des frigos à remplir, ma sédition se bornait à passer quelquefois à l’orange et à mordre les bandes blanches. J’étais devenu un rebelle monocouille roulant à 55 au lieu de 50. Une forteresse vide!
Juillet : J’ai cédé à un autre rendez-vous où j’ai froissé sa robe noire. Le chasseur ignorait qu'il n'était qu'une proie.
Je sais pourtant qu’encore il y aura des murs entre elle et moi! Me défiant de la confusion qui ne peut discerner entre le désir et la simple curiosité et ne pas brûler de l’un pour satisfaire l’autre. Je me suis tant fourvoyé grâce ou à cause des vampires psycho affectifs promptes à me sucer une sève dont je n'étais pas avare!
J’ai bossé pour oublier puis rempli les heures vacantes pour ne pas me laisser submerger. Elle revenait dés que je cédai au sommeil vulnérable et abruti par l’effort.
La réponse est venue de la sagesse d’un vieil homme.
Aragon. Espagne.
D’étranges déjections minérales, que les gens d’ici appellent Cairns, m’avait orienté vers un village abandonné. Seule l’église dont les pierres étaient encore vivantes encourageait à la visite. Le golem était là !
Enfin là, mais pas tout à fait terminé : autour de lui un petit homme chauve et binoclard dans la soixantaine s’affairait virevoltant, charriant deux rubis pour les yeux, un rocher pour la tête et des membres de pierres prélevées sur l’église, tout à sa tache de donner vie au super héros invulnérable qui devait protéger son village et son peuple des pogroms de Franco. J’apercevais dans la pénombre sur son tee-shirt porté à l’envers l’étiquette cousue par sa maman du temps où on marquait le linge avant d’envoyer son marmot en colo. Son nom était lisible : Alex Cessif.
Le sage, le mythique Alex Cessif !
J’avais quelques questions à lui soumettre : qui, que, quoi, donc, où, pourquoi et comment ? Et il n’allait pas s’en sortir avec des parce que!
M’adressant à lui je lui explique mes tourments : "Maître, me voilà au sommet de la pyramide de Maslow, que dois-faire?"
« Soit que par égale puissance
L’affection, et le désir
Débattent de la jouissance
Du bien, dont se veulent saisir:
Si tu veux  leur droit choisir,
Tu  trouveras  sans fiction,
Que le désir en tout plaisir
Suivra toujours l’affection*. »me dit-il !
Mais encore ? Insistais-je perplexe.
« Il te faut rendre bien explicite le fait que tu choisi ta compagne et que tu tombes ou pas éperdument amoureux à cause ou par la grâce  d’une constellation de caractéristiques et d’attributs qui lui sont propres et spécifiques, et pas en fonction de ce qui manque ou fait carence chez les autres. J’insiste sur ce fait, sans aucunement exclure la possibilité que certaines de ces qualités puissent être attribuées à l’âge, qu’elles soient les fruits de la maturité. Bon maintenant, au sujet de ces femmes de ton âge, je peux énumérer quelques déviances urbaines: l’attachement quasi-nombriliste à leur groupe, la conformité sociale, le carriérisme débridé et cru, l’avarice émotionnelle… Mais, au delà du décryptage, ce qui t’a détournée le plus abruptement de ces femmes, c’est indubitablement leur façon de traiter la sexualité du couple. Simplement dit, tu n’as jamais trouvé la moindre harmonie  avec une femme proche de ton âge. J’ai même l’impression qu’elles ne s’intéressent pas autant qu’elles voudraient bien le laisser croire à la sexualité dans toute sa profondeur mais juste à la séduction*. »
Putain, il est en forme l’Alex. Il a l’air de bien me connaître en plus parce que plaire sans séduire, je connaissais cette constante du peuple fendu, mais  là il me faut un décodeur:
M’approchant du Golem pas encore animé je glisse une carte Sim*, tape mon code PIN et j’attends : il se redressa et ses deux rubis se mirent à briller "laisse tomber ce vieux con, j’t’la fais courte : une seule a la sagesse et la jeunesse, elle est italienne, fonce mais vas-y mollo!" 

Ce matin à 10h elle sera à moi et tant pis pour sa robe jaune. Le banquier me fait quelques difficultés pour me lâcher la somme en cash, l’assureur me congratule en m’assurant de son assurance et la  préfecture m’assure qu’elle porte désormais mon nom.
Dans le flot moutonnier de la translation ordinaire calé à 130km /h ma nouvelle complice Ducati 600 Mostro de douze ans d’âge ronronne entre mes jambes sur l’autoroute.
Alternative de plastique et de fer à la chair et au sang.
Une Ferrari joueuse me talonne entre Bordeaux et Saint André de Cubzac.  J’ai envie de bourrasque ! Malgré toutes mes bonnes résolutions mais assez mal armé avec mon petit bicylindre nous flirtons à quatre dans la zone interdite. Mon ex, une Fazer de 98 chevaux, rugissait en prenant 14000 tr/mn. Qu’importe, rien ne vaut le présent. Même si  l’actuelle  en a plein les pistons à 7000 RPM, j’aime ces coups de pieds au cul qu’elle me délivre dans la force de son ronronnement feutré. Puis,  le pilote de la Ferrari programme l’hyper vitesse sur une trajectoire exempte d’astéroïdes. La matière devient de la lumière, j’assiste, impuissant,  à la disparition du Millénium Falcon dans un vortex secoué par ses turbulences et aspiré dans son maelström de vent quelques instants.
Bourg/Gironde,Gauriac, Roque de Thau, Bayon,Lansac, Plassac, Blaye, la route de la corniche convient bien mieux à ma petite cylindrée  qui reprend son souffle dans le cocon rassurant de la vitesse légale.
Il reste quelques heures au jour et quelques jours à l’été. L’estuaire en contrebas me tend son miroir argenté et limoneux.
De l’autre coté, le manque, l’absence, les ténèbres et la peur. »

Alex Cessif. "Mémoires d'un fuyard, schizophrène et plus si affinités"
à Bacalan le 21 Septembre 2012.
*Pernette du Guillet.Au temps joli de Pernette l'affection signifiait la douleur, la peine, le chagrin....le manque, l'absence, les ténèbres, la peur....de l'autre coté.
* dans la légende Le Golem est d’argile et échappe à son créateur par un parchemin glissé dans sa bouche. Le mien est en pierre pour la solidité et la carte Sim remplace le parchemin.
* source: les carnets d'Ysengrimus.(en lien dans les favoris)

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