mardi 6 novembre 2012

(petit) Éloge du féminisme.

Ce matin un lapin a tué un  ....ma balance m'a dit:
"- va courir!"
J'ai failli oublier mon rendez-vous avec la pluie autour des bassins à flot.
Et comme souvent, quand je cours, je pense à des trucs bizarres pour oublier la montre qui se traîne et les kilomètres qui s'allongent.
Je regardais la foulée agile et la silhouette légère de ma complice.
Je pensais au sexe fort, la secte fendue, et tentais de me hisser à son niveau. Optimisme, prétention, orgueil? Ferme ta bouche et cours.
Une femme c'est une énigme: 
D'où lui vient cette intelligence pour comprendre la technologie, la complexité des machines, les réglages de M à L, la psychologie d'un aspirateur, les subtilités d'une plaque de cuisson, le mode d'emploi des enfants, l'éducation des clones?
D'où lui viennent l'énergie et l'habileté pour conduire une tondeuse, le timing pour la taille des arbres, la scarification d'une pelouse, le binage des allées, l'arrosage des plantes, le ramassage des feuilles  et le degré précis qui fait frémir celles du thé. Elle seule peut localiser et sélectionner dans un atelier savamment rangé, les bons outils correspondants aux énigmes mécaniques à résoudre, vidanger une caisse à boulons ou re-coudre un bouton de braguette? Sans compter la volonté de mener les combats perdus d'avance contre la pilosité, le temps et la pesanteur.
A n'en pas douter je suis plus endurant, plus résistant et totalement insensible devant un évier plein de vaisselle et du linge en boule au pied d'un lit qu'il est inutile de faire puisqu'il a vocation à être dévasté quelques heures plus tard. Une boite de conserve ne me résiste pas longtemps et les herbes du jardin peuvent devenir des arbustes si ça leur chante je n'interviens pas sur le boulot de la nature. J'ai découvert le prix de l'eau et je ne nettoie une baignoire qu'au pro-rata de l'usage mensuel que j'en fait. Je ne castre pas les projets d'une braguette, pas plus que je ne trouve d'utilité à monter dans une boîte à quatre roues quand deux suffisent.
Je suis sans curiosité pour l'emplacement d'une jauge quelque part sous un capot qu'elle seule sait ouvrir puisque je n'ai pas d'admiration à contempler la couleur et la viscosité des fluides automobiles et les pneus peuvent crever sans m'arracher de larmes.
Rue Lucien Faure les restos du coeur ne sont pas encore ouverts et la vieille péniche"La Dame de Shanghaï" s’accommode de la concurrence du récent"I Boat"tout proche tandis que j'adapte l'allure qui correspond à mes petites jambes en muselant l'insatisfaction de mon enthousiasme. A quoi bon courir aussi vite qu'avant? Mon coeur ralentit et ne bat plus que pour elle. Érudite et savante, dominante et soumise, polyvalente et fiable qui lors d'une estocade longue à venir me glisse à l'oreille: "tu veux que je me tourne?"
C'est ainsi, les choses échappent à mon entendement.
Puis à l'image d'Elliot (c'est un cleb's) courant à nos cotés je me dis que l'intelligence c'est juste d'adapter ses compétences à ses moyens.
La pluie nous a posé un lapin a tué un chasseur et j’accélère le rythme histoire d'arriver premier à l'angle de la rue.
Le bon dosage: méden àgan et ne quid nimis!
De ce constat Alex Cessif & Tom B.Dunid!
Marcher plutôt que courir, le chemin qu'il reste à par-
courir sera plus long.

10 commentaires:

miette a dit…

bon alors, finalement ce chasseur il est mort ou pas ?
(je suis une femme, enfin je crois... :) je ne me suis pas reconnue dans tout ça) tu cours trop vite peut-être : ça décoiffe !
bise

dusportmaispasque a dit…

Je suis le contraire de ce que j'affirme: je viens de faire une brandade à l'ancienne, plat très léger pour le soir;-)
Tu devrais passer plus souvent.

Colo a dit…

Parfois et trop souvent tout dépasse le mien d'entendement....Prêt à partager un peu de brandade à l'ancienne?
Un besito.

Lulu a lu a dit…

Méfiez-vous toujours des balances, qui, par définition, dénoncent. Dans ce qu'elles racontent, il y a souvent à boire et à manger ( brandade ou pas )!

dusportmaispasque a dit…

@ Colo: Elle est comment la tienne? Pour ma mienne, car je ne connais pas la recette d'origine, un spécialiste Alain Provise, ma petite voix intérieure, m'a chuchoté: tu fais dorer à l'huile d'olive vierge(l'imbécile)de la morue émiettée et dessalée (la coquine)avec de l'ail et de l'oignon émincé, persil y tutti quanti pendant que sur le feu d'à coté cuisent de bonne grosses patate dans le lait avec du gros sel. Ancienne parce que les belles de Fontenay sont écrasées ensuite sans pitié à la fourchette. Puis je beurre, pas trop, mélange et je mange (trop).
On peut, s'il reste du gruyère et que l'on a cinq minutes, étaler le tout dans un plat à gratin et passer au four.
à Lulu: quand c'est bon y en a pas pour tout le monde et je piétine les balances.

Mrs K a dit…

Mmmmh ! pas mal, pas mal cette brandade ! ça va chercher dans les combien de calories au 100 grammes ?
Tu crois qu'on est si forte que ça ???

PS : j'ai encore plein de photos des Bourdaines, j'arrête ?

dusportmaispasque a dit…

Nan, elle sont superbe, ça mérite une expo au pavillon Labottière à coté des monographies snobinardes de Claire Adelfang.

Mrs K a dit…

On demande la brandade pour la goûter !!!!

Chonchon a dit…

Oublions la brandade, revenons à l'essentiel : nous les femmes ! Merci Alex de ce bel hommage. Je me reconnais tout à fait dans chacun de tes propos (!). Hum, ça fait du bien. Merci, cher flatteur, pour cette petite goutte de self esteem dans un océan de paranoïa.

dusportmaispasque a dit…

Bravo Chonchon, tu as su trouver derrière l'ironie facile toute mon admiration pour les femmes en général et la mienne en particulier.

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