lundi 5 novembre 2012

Mister Nobody.

Je venais de revoir " Mister Nobody" en streaming. Génialissime mise en abîme et vulgarisation de la théorie du Big crunch, accrochez-vous:
Il était une fois......

.....le Big bang!
Le néant créa la matière par une gigantesque explosion. Depuis, l'univers est en expansion. Comme dans toutes les explosions la matière se détend dans toutes les dimensions, hauteur, largeur, longueur et..... temps.
Plus le temps "passe" plus la matière se "détend" et l'espace augmente entre les molécules et les planètes. De l'infiniment petit à l'infiniment grand.
Notre galaxie est quelque part, par
ici!
Où sommes nous dans cette espace? Dans l'infiniment petit d'un infiniment grand? Dans la cuisse de Jupiter? Dans une gigantesque toile d'araignée? 
On peut aussi se préoccuper de notre position dans l'espace/temps.
Dans une implosion, la matière se contracte sur elle même et le temps recule. (Il était une fois....)
C' est le Big crunch. Les dimensions se réduisent et reviennent au point zéro: au centre du néant. Un trou noir qui absorbe la matière, la lumière et le temps sans aucun espace entre les planètes et les molécules. De l'infiniment grand vers l'infiniment petit.
L'avenir s'est déjà passé. N'avez vous jamais eu une impression de "déjà vu "?
On rentre au bercail aux origines du temps. A l' échelle humaine nous vivons cela au ralenti avec quelques arrêts sur images le temps d'un rêve. 
Dans cette version de la fin du monde, l'univers est une matrice d'un autre univers infiniment plus grand. Nos existences sont des programmes où la pensée est un virus, la laideur, un bug graphique, l'amour, un scénario possible. L'éducation, la connaissance, l'expérience, le vieillissement sont des mises à jour téléchargées par le webmaster pendant le sommeil. Eh oui: les ordinateurs rêvent en mode veille et nous sommes "l'espace"détente dans un jeu vidéo où le hasard est un algorithme et le destin correspond au changement de level du gamer.
Dans cet infiniment petit la société est une toile d'araignée, c'est le web avec son conformisme d'où il vaut mieux ne pas bouger, ne pas attirer l'attention de l'araignée affamée, si on fait partie du peuple des mouches......[.......]

......Il nous faut un GPS pour savoir où aller, des journalistes pour nous dire qu'ailleurs c'est pire, des critiques pour ce qu'il faut voir, lire ou écouter.
Si une communauté apporte une affirmation, sous la condition qu'elle ne soit pas inconfortable, elle est acceptée. Il suffit d'une source crédible et la vraisemblance nous suffit.Celle des scientifiques affirme la probabilité du Darwinisme, le génie d'Einstein, l'innocence de l'atome. Celle des religieux le short-cut du créationnisme, la folie de Galilée, l'hérésie de Copernic. Le make-up du quatrième pouvoir fait passer Johnny pour un chanteur, Servier pour un médecin, BHL pour un humaniste, Musso pour un écrivain, Dieudonné pour ce qu'il n'est pas. Il y a dans des boîtes auto-mobiles ou dans les tubes du subway des condamnés à vie jaillissant au signal d'un feu vert ou à la tentation d'une sirène bippant l'ouverture des portes vers une autre cellule au sommet de la pyramide de Maslow, celle qui va du besoin au désir, pendant que leurs clones jouent à la marelle qui va de la terre jusqu'au ciel et tandis que des vieux courent après leur jeunesse fuyant la moisissure de l'ennui, déguisés en sportifs dans le ventre mou du peloton avec l'aigeur des vaincus, l'envie des tricheurs, l'agressivité des victimes, l'espoir des perdants.
La nature soumise au principe d'entropie a créé la vie par la dispersion de son énergie en passant par le chaos (C'est normal: je sortais d'une session canyonning dans le rio Vero), l'agriculture nous a sauvé du nomadisme et désormais nous empoisonne (c'est normal: je sortais de "Lascaux III"à Cap sciences). L'entreprise et sa structure hiérarchisée quand à elle obéit au principe de Peter de ses petits chefs bien au chaud dans le triangle de Karpman et nous nous dirigeons vers celui des Bermudes (C'est normal: je sors de Wikipedia.)
Pourtant, il existe une contre-mesure, l'arme fatale de l'éternité relative dont la variable nous est inconnu: le sexe! Une récréation pour hédonistes, une re-création pour les téméraires tentés par le clonages des condamnés à vie futurs chaînons insérés dans la cadenne de l'atavisme. 
Une manière de rester connectés!

En attendant qu'il passe le 12/12/2012 ou un autre jour, on peut toujours "tuer le temps""se détendre"jusqu'à minuit douze!

3 commentaires:

Mrs K a dit…

Moi ce que j'ai cru comprendre c'est que le mouvement modifie la perception du temps. Ce qui me rassure c'est que ce n'est pas la peine que je me mette la rate au court bouillon pour les cadeaux de Noël !!!

Lulu a lu a dit…

Votre big crunch, il a un nom de chocolat qui croustille, ça donnerait presque envie de finir en douceur.

dusportmaispasque a dit…

@ K:c'est la version courte, Mrs K, la bonne version.C'est pour cela que je cours au ralenti.
à Lulu: le big crunch (un version chocolat de Nestlé pour les anciens)n'est pas une fin: c'est un commencement!

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