jeudi 31 janvier 2013

Chronologie et dernier réglage en trois coups de clé de douze.



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Vendredi midi OVS* au Grand Théâtre.
*On Va Sortir.

En attendant Géraldine Chauvet nous papotons dans la loge au sujet de littérature. Je livre à Christelle mon opinion sur la lecture en milieu hostile. Explication : Nos vies, en général sont organisées autour d’autrui, enfants, collègues de travail, amis etc. Quand sommes-nous disponible pour « entrer » dans un roman ? Quelques minutes avant l’endormissement pour quelques pages après la prière du soir et le « Boogie Woogie » ? Insuffisant ! Juste le temps de passer l’incipit en somnolant et je m’endors avant de saisir les caractères et les noms des personnages. Le livre, dont je poursuivrai la lecture le jour suivant, aura du mal à me capturer.

Samedi 11h OVS Rives d’Arcins. 

Un rendez-vous pour écrire. Je m’affirme auprès de Babette dans cette idée d’éviter les fastidieuses descriptions des caractères des personnages, exercice délicat réservé aux pros de l’écriture. D’idées préconçues en jugements hâtifs et autres préjugés de la lecture en diagonale, nous gagnerions en concisions si les noms de famille à l'ancienne façon, étaient issus des métiers (Boucher, Boulanger, Pécheur), des lieux (Dupont, Dulac, Dupré, Deville, Duchamp) ou de la région associée a un trait de caractère (Ardéchois cœur fidèle, Tourangeau Sans-Quartier). Pour nous faciliter la lecture, et économiser du papier, la littérature gagnerait à puiser chez sa voisine la bande dessinée ses avatars et ses codes en lui laissant l’exclusivité de ses phylactères.
Ainsi nous démasquerions d'un premier coup d’œil amusé et furtif le manque de modestie d’Yvan Hité, les carences en discrétion de Matt Huvu, l’absence de modération d’Alex Cessif et on devinerait la fureur d’Hank Kholer. Luc Xur dissimulerait mal son idée derrière la tête en collant de prés Vanessa Laupe elle même très libre tandis que l’on s’écarterait de Jack Façial et de ses débordements. On saurait dés les premières lignes que Tom B. Dunid met du temps à comprendre la vie et qu’Arnaud Stalgie regarde trop souvent dans le rétro. Tout aussi handicapés patronymiques, Jean Villevoisin trahira son goût pour l'herbe plus verte dans le pré d'à coté et Armand Getout devra surveiller sa ligne.

Samedi 19h OVS Trail nocturne à Hostens. 

Application:Le récit de la course qui en découle est une narration factuelle de l’évènement où les patronymes livrent la personnalité des intervenants. « L’auteur » use et abuse de sa schizophrénie s’affranchissant de ses obligations descriptives par la caricature et l’emploi des pseudos jusqu’à l’outrance.

En revanche, l’autre récit « La fin du monde... est une fiction. Malgré l’emploi du « je » il serait excessif d’y voir une suggestion intime même s'il est orienté par le paradigme du narrateur . C’est un genre plus romancé où chacun fabriquera ses propres images à partir de son CV personnel sans prétendre verser dans la littérature. Il n’a d’autre ambition que d’être l’escabeau vers le grenier des souvenirs de quiconque ou de personne. Les sceptiques détecterons une façon de dire sans dire car tout un chacun a sa version originale d’une rupture, malheureusement référentiel commun, issue d'un vécu pas banal et que celui qui n'a jamais commis de prétérition me jette la première pierre. A chacun sa fin du monde. Un ongle cassé, la fin du pot de Nutella, une attrition ou une désunion, nous plaçons le curseur de la douleur selon notre degré de confort et notre seuil de souffrance.


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