vendredi 31 mai 2013

Hommage à mes maîtresses.

J'ai toujours aimé mes maîtresses.
Ma marguerite n'a qu'un seul pétale: passionnément!
Comme dit Jules des Eglises" yé n'ai pas changé..."
"Lorsque j'étais petite, je pouvais regarder avec fascination une goutte d'eau glisser sur une plume. C'était un spectacle étonnant et un peu magique pour l'enfant que j'étais. Je n'arrivais pas à concevoir que les canards, qui ont toujours le cul dans l'eau, ne fussent jamais trempés jusqu'aux os comme je pouvais l'être quand désobéissante je restais sous la pluie, sur la balançoire, à tirer la langue pour boire l'eau du ciel avec application [....] 
L'année avance, mes élèves grandissent, et pas seulement en sagesse, je le vois à ma façon de les regarder de moins haut. C'est peut-être moi qui rapetisse?
Les enfants s'en vont. [….]
[….]Le long ruban de réglisse de ma vie s'enroule et se déroule avec des grâces infinies. Les soirs s'étirent mollement et les matins tremblent de promesse.
Oui, tout est bien.
Avec ou sans plumes de canards."
"La pluie revint avec mardi.
Momo m'annonça sans sourciller que l'Espagne vivait des soucis difficiles et Nesmy m'assura que dans ce même pays on trouvait de l'architecture « romanica, gotica, judaica et arabica ».
Je voulus demander des précisions sur la « robusta » mais un coup de coude d'André me ramena à la raison, on était à la bourre et il y avait encore quatre candidats à faire passer avant midi.
Dehors il pleuvait de plus belle. "

Dans le sas du rêve et de la réalité la maîtresse, encore en apesanteur, songeant émue  au maître d’école de son enfance qui lui transmît l’envie de lire, d’écrire et de compter des heures durant sans compter les siennes.
Fraîche, douce et parfumée, le passeport en poche, elle franchit la frontière du pays du savoir avec une chaude envie de transmettre.
Les maîtres d'école en blouse grise floutés par le souvenir avaient été promus sans trop d’augmentation instituteur en jean pat’d’éph pour finir professeur des écoles baggy avec une option langage SMS kikolol.
Atterrissant sur le coude d’André elle se souvint juste à temps  des injonctions de l’académie d’avoir la note et la pédale douce sur le frein de l’excellence.
A l’étage au dessus, le ministre veut des chiffres de réussite présentables pour sa statistique et sa carrière.
Ne peut-on être bachelier conjuguant le verbe croiver* et sous-ministre* lisant l’étiquette de son pull Zadig et Voltaire ?
Passer à la postérité au titre de vedette sur « télé  allo, quoi? » et future écrivaine* sur la guerre mondiale de 1984 ?
Basta ! La retraite n’est plus très loin.
Encore quelques  années à éviter les balles perdues des grands frères, à essuyer les colères léonines des géniteurs de petits génies hors de portée des critiques et enfin  écrire un bouquin à quatre mains avec Dédé sur les perles du bac.

Fraîche, douce et parfumée passer de la littérature à  la « lis tes ratures ».

Mes Dames, j'ai agi sans votre permission. C'est ma grande faute.
Corrigez-moi: je suis très vilain!

* Teddy Riner un jour à France Inter:"- si vous croivez que les sportifs sont des imbéciles, je vous signale que je viens d'avoir mon bac! "
*Frédéric Lefevbre secrétaire d'état.
*Non, rien!

2 commentaires:

dusportmaispasque a dit…

Pas moyen de commenter?

Célestine a dit…

Merci beaucoup, je suis très touchée. je te dédie mon dernier billet. Biz

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