vendredi 7 juin 2013

Le dragon d'Olèron.



La réalité: http://www.sudouest.fr/2013/03/19/un-beau-dragon-pour-la-fete-des-saint-georges-998257-1542.php
La fiction (toute ressemblance avec des personnages existants serait tout à fait fortuite):
Lucrèce et Saint Georges.
(inspiré de faits réels)
Elle est sympa Lucrèce!
La langue bien pendue, elle affirme haut et fort que c’est dans les vieilles peaux que l’on fait les bonnes soupes.
Aux débuts des négociations,
enfermée nuit et jour
au sommet d’une tour
elle pleurait toujours.
Au bout de ses jérémiades elle avait retrouvé sa liberté grâce à une fée émue,bonne et désintéressée.
Au bout du conte: arnaque en pays saintongeais et « Bas les masques » voilà que Mireille Dumas lui présente sur la musique de « Sacrée soirée » pour  la bande son, sa bienfaitrice la fée.
La sorcière, quittant sa défroque de fée et troquant sa baguette contre un balai volant, annonce :
« -demain j’enlève le bas »
Et pfff : adieu les gambettes de Lucrèce!
Et la langue fourchue en prime.
Un peu couguar sur les bords, elle  comptait sur son jeu de jambes pour courir le guilledou et elle perdait son principal atout pour choper le jeune dragon en maraude.
Déjà qu’elle avait pris cher pendant sa captivité à bouffer lapin sur lapin et avaler des couleuvres, la voilà maintenant contrainte à la   reptation.
Basta, elle savait rebondir et, en mode survie, ramper pouvait passer pour  la dégaine voluptueuse et chaloupée des pisseuses en jeans.
Restait à gérer la production généreuse de ses glandes venimeuses. Un stock que, faute de crochets solides, elle avait, bon an mal an, du mal à évacuer.
En planque derrière sa dune, patientant dans le sable du temps, elle attendit le départ de la dragonne pour se faufiler en douce vers le nid bien garnis de gros œufs bien appétissants.
L’air du large et le souffle de la victoire faisaient battre le sang à ses tempes d’animal à sang froid salivant par avance au festin des gamètes à gober.
Sur sa trajectoire, Georges S. était lui aussi en planque dans l'espoir de la bonne prise à la hauteur de sa réputation de saint homonyme.
Les dragons se faisant rare, il bouclait ses fins de mois en travaillant pour le compte de l’apothicaire du village voisin en chassant le reptile venimeux.   
D’un coup de bâton fourchu autant que bien ajusté, il captura Lucrèce, la vipère promue dragon, au mauvais endroit au mauvais moment.

Au bout du compte, lui savait que le venin des vieilles vipères perdait de sa toxicité et la pharmacienne saurait en faire un vaccin efficace et rentable.


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