dimanche 15 octobre 2017

A la Rencontre de Xxxx

« Tu vas tomber amoureuse ! Frimais-je» Phrase miroir : Avec ce masque de vantardise, j’ouvre le canal de la vigilance, la tienne et la mienne. Les sentiments peuvent être un danger. J’ai beaucoup pensé à ne pas te soumettre ce texte, Toi que je ne nomme pas encore Sxxxxwxky. Même et surtout parce que je te sens, à la fois, sensible et émotionnellement stable, par intermittence ou alternance. Il est vrai (le texte), dans mon ressenti et, peut-être, juste dans la réciprocité. Je l’ignore. Cependant, si je suis capable d’analyse, je ne peux m’empêcher de passer de l’éloquence à la grandiloquence et tu sauras faire le tri entre rire et chanson. Par conformisme, on se  doit de rassurer, par sa posture immobile, la statue sur son piédestal en face de soi. Pourtant, existe la tentation de faire un pas vers elle afin que la vie soit plus qu’un musée. Surtout et seulement, si elle (il ?) est attirante, chaleureuse  et animée.  Il faut donc se donner des gages de stabilité émotionnelle afin de protéger sa zone de conformité et mon texte d’hier n’a d’autres desseins que te donner l’envie de me connaitre ou de me fuir. Depuis la découverte du feu, même si on se brûle, on n’aura plus jamais froid. S’il y a une chose que nous ne verrons jamais, c’est la feuille de salade coincée entre les dents des habitudes. Nous ne serons jamais rien d’autres que des amants s’aimant dans la joie et baisant la vie. 

….puis des amis le plus tard possible 

PS...Comme elle faisait partie de "mon plan de carrière", je me retrouvais donc seul dans le labyrinthe de nos sentiments. Et je compris soudain le sens de notre rencontre : l’impulsion qu’elle m’avait donnée et l’énergie qu’elle m’avait insufflé était désormais le fil conducteur qui me sortirait du dédale de ma vie. Sxxxxwxky contenait entre autres délices, des petits bouts d’Ariane. J’avais encore et pour longtemps au bout de mes doigts l’odeur sacrée de ses phéromones qui me conduisirent dans le droit chemin....

samedi 14 octobre 2017

Cantat. Bertrand


Je partage dans les grandes lignes les idées et admire l’efficacité de  Jean-Marc Gancille et Isabelle Camus Ils   m’ont aidé, mais pas qu’eux, par leur action et convaincu par leurs publications à prendre conscience que l'on peut bouffer sans tuer et limiter mon empreinte carbone pendant mon passage sur cette planète. Depuis, dans ma vie quotidienne je suis végétarien, sans télé, sans eau chaude, je hais le zoo, je ne fréquente plus le cirque, mon chien ne connait pas la laisse et encore moins la muselière et  je travaille dans l’amélioration de l’habitat et les économies d’énergie. Et puis voilà la contre image dont parlait Roland Barthes. Le point noir au milieu du visage qui finit par envahir l’image.

Ces deux (ex ?) ami.e.s Facebook dont je crois fermement à l’humanisme sincère et au féminisme authentique s’affiche avec et soutienne l’assassin chanteur au prétexte du droit à la réinsertion de celui qui a payé sa dette. Je leur suggère donc de continuer cette noble croisade avec d’autres poètes rebelles légèrement moins glamour, Emile Louis, Francis Heaulme ou Marc Dutroux par exemple
source image: Internet

vendredi 13 octobre 2017

L'énigme du Sphinx* (la question qui tue)




Je la voyais toute les semaines. Parfois deux fois par semaines.
Ainsi, à chacune de mes visites elle en savait un peu plus sur moi. Ce que je buvais, ce que je mangeais, ce que je lisais, les sous vêtements que je portais, si j'avais un animal de compagnie. Elle ne communiquait que par des bruits étranges : Bip, bip quand elle me passait au scanner. N’empêche, malgré cette timidité, j’étais sûr et certain qu’elle communiquerait un jour avec moi. Bon timing, c’était aujourd’hui!
J’étais prêt pour La question :

"Vous avez la carte de fidélité du magasin ?"

*Installé sur un rocher du mont Phicium, (ou sur les remparts de Thèbes), le monstre posait une énigme qu'il avait apprise des Muses, aux voyageurs qui passaient à proximité. Ceux qui n'arrivaient pas à résoudre son énigme étaient immédiatement tués et dévorés

jeudi 12 octobre 2017

Dans la matrice. L'inversion du temps


J’avais garé la Chevrolet entre une vieille Clio et l'arche de Noé. Malgré le déluge, le goudron fondait avalant un SDF enlisé lentement par le sable mouvant du trottoir sa 8.6 à la main et une fissure gigantesque ouvrait la rue en deux comme si Armageddon hésitait entre deux différents final cut. Des maisons copiées/collées d'un lotissement Bouygues jaillirent des hordes de nains fringués comme Harry Potter. Spiderman chancelait sous les coups de Doc Octopus et Peter Parker prenait des photos pour son Facebook. Le joker et sa bande de nains se ruèrent à l'assaut d'un magasin Toy's R' us la Kalachnikov à la main tandis que Captain América poussait sa mobylette en rade. Catwoman à quatre pattes acquiesçait en miaulant sous les secousses de Batman accroché à ses hanches. Une meute de chien coursait un loup garou et Dracula faisait la queue pour donner son sang devant le centre de transfusion sanguine.
Allées Gaudi le Mac Do flambait, bien fait pour sa gueule, et quatre cavaliers de l'apocalypse brûlèrent le feu rouge devant la Sagrada Familia. La fin du monde approchait et ce n'était le moment de faire le malin.
Le rayon d'un laser épelait le jour et l’heure de ce putain de calendrier sur un ciel tagué de fumées noires. En zoomant l’écran de mon GPS je vis que les rues n’étaient que les fils d’une toile d'araignée d'une ville en spirale. Un lapin blanc me confirmant en branlant du chef que j’étais bel et bien dans la merde et dans la matrice.
In petto, je passais en mode tortue tentant d’aller sans dommage du point du jour au crépuscule qui, de toute façon, n'en avait plus pour longtemps. 
Ne pas bouger, surtout ne pas bouger !
Impossible: La rue collait à mes chaussures. 
Mon immobilité était inutile : je représentais une belle aubaine en protéine pour la bête alertée.
Une gigantesque araignée surgit. 
Immense vulvaire et pornographique, fêlure géante érigée face à moi, rosée, le bord des grandes lèvres légèrement velues, juste ce qu'il faut.
Les femelles de mes rencontres étaient souvent et sans peine plus grandes que le petit mâle dominant que je suis et le dimorphisme sexuel n'était pour moi qu'un défi augmenté. Je me préparais au corps à corps, ce fut un bouche à bouche. 
Sans langue de bois pour ne pas choper d'échardes nous parlâmes le même langage d'une langue vivante vers le consentement d'un plaisir mutuel.
La belle est la bête!
Elle est moi!
Tandis qu’elle fondait dans ma bouche, j’arrosais généreusement ses amygdales débordé par l’altérité de nos deux désespoirs.
Je jetais un coup d'œil à ma tocante molle de Dali dont les aiguilles ne tournaient plus dans le sens du temps.
J'étais dans la matrice spectateur confus de l'inversion du temps. 
Dehors, la nuit était noire de monde, les vents étaient contrariés, la Chevrolet conduite par mon moi alternatif manœuvrait pour un créneau entre une vieille Clio et l'arche de Noé pendant que débarquait sa ménagerie. La pluie revenait dans les nuages et la fumée des cigarettes des piétons qui marchaient à reculons faisait des volutes à l'envers retournant dans leurs cylindres de papier. 
Quelqu'un, quelque part dans la matrice avait cliqué sur "Delete"!
Bonne pioche: le temps rebroussait chemin et moi, j'allais rajeunir.
Le lapin blanc, le gilet de travers et la montre à gousset explosée, soulevait la jupe d'Alice-ça-glisse au pays des merveilles.

samedi 7 octobre 2017

Faut qu'ça pète

J'avais écrit ce truc entre les deux tours des élections présidentielles et complètement oublié de le publier.
Avec le recul, c'est rigolo

Casting! 
Avec Hamon comme leurre, qui a bien joué le rôle de la diversion, suivi loyalement par sa troupe de bras cassés et La Peine en épouvantail repue d’avoir trop servie, je choisis, déclare et prône en conscience le régime sec, ferme, lucide et définitif de….. du coté obscur ....de l'abstention. 
Non pas en espérant que mes amis fassent le job en se bouchant le nez, mais en l’absence de perspectives d’avenir radieux et dans la mortification de la victoire possible de ceux qui usurpent le nom de « Patriote »
Et sans omettre à ce casting Manu, l'autre, Valls rallié avant cette victoire volée, par des traîtres et rejoints désormais par des opportunistes courbés, contraints et toujours "loyaux" dans un ralliement aussi prévisible que l’échec de leur boute-en-train, au sens de celui qui prépare la jument de la république à la saillie de l’étalon Macron pommadé et familier des haridelles et coutumier des vieilles rosses
La consigne de vote issue de cet entêtement irrationnel parée de la pesante loyauté d’imbéciles vertueux, ou complices, qui veulent contraindre leur armée mexicaine à faire preuve de responsabilité en votant pour un adversaire de pacotille est assez indigne. Macron n'est que le second étage du pétard mouillé Hollande, président priapique désireux de prolonger son érection par procuration.
 L’ancien parti des R25 a réussi, par calcul pour certains et aveuglement pour d’autres, à faire de ce point d’orgue de la liberté qu’est le suffrage universel un geste de peur et de collaboration, le repli stratégique d’une armée de godillots.
Aux lendemains qui ont suivis la primaire payante, il est plus que probable que notre opinion ne « les » intéresse pas, seul notre vote restaurerait un peu de leur puissance perdue avec la suspicion d'un reliquat d’appétence misérable pour des miettes de gâteau.
Cette stratégie est révélatrice d’un angélisme Canada dry qui a plutot la couleur et l’odeur du machiavélisme
Version courte
Voter c’est collaborer, s'abstenir c'est résister!
Car c'est dans la dictature annoncée que la révolution trouvera sa légitimité et sa raison d'être.
Colère!

mardi 3 octobre 2017

Ecologie, variante iconoclaste



  On a retrouvé Christopher Knight. A vrai dire on ne le recherchait plus vraiment. C’est juste que l’homme des bois marchait sur l’autoroute quand il s’est fait chopper. L’autoroute ! C’est là que tout a commencé

   Et si le sens originel de l’écologie est que l’impact de l’homme sur la nature soit proche du zéro absolu, alors Christopher Knight en est un exemple intéressant.

   Un beau jour de 1986, Christopher Knight, un jeune homme sans histoire monte dans sa Subaru et roule un peu au hasard sur les routes des États-Unis. Alors qu'il est dans le Maine, plus d'essence, plus un dollar en poche. Il abandonne sa voiture et s'enfonce dans la forêt. Il va y rester 27 ans, vivant dans un campement de fortune, à quelques kilomètres des premières habitations, sans que personne, jamais, ne soupçonne son existence. Il a commencé son "ermitage" sous Ronald Reagan, sous la présidence de RR pas sous le bureau de Ronald Reagan,  et ne sera repéré que bien plus tard.  En un peu plus d'un quart de siècle, il n'aura échangé qu'un seul mot avec un randonneur croisé par accident: "Bonjour". Pourtant, Christopher Knight n'a rien d'un fou. "L’homme le plus solitaire du monde" était d'une prudence de Sioux: dans la forêt, pour ne laisser aucune trace, pas même une brindille cassée ou une herbe aplatie, il se déplaçait en sautant de rocher en branche d'arbre, en une sorte de "marelle" invisible. L'hiver, très rigoureux dans le Maine, il n'a jamais fait un feu, de peur d'être repéré par la fumée, quitte à se relever plusieurs fois par nuit pour marcher et éviter la mort par le froid. Christopher Khight s'était installé un campement derrière des rochers, au milieu d'une forêt inextricable, où aucun chasseur ne s'aventurait jamais. Quelques bâches, une tente, un matelas, une installation au gaz pour cuisiner, le tout parfaitement invisible du ciel -ce perfectionniste était allé jusqu'à repeindre ses pinces à linge en vert pour éviter qu'elles brillent! Son principal trésor: ses lunettes aux montures vintage, qu'il a réussi à ne pas casser durant ces vingt-sept ans... Il pouvait rester des heures à contempler la nature ou le ciel étoilé. Méticuleux, prudent, organisé, "l'ermite du Maine" n'a rien d'un néo-hippie ou d'un idéaliste un peu suicidaire à la Christopher Mac Candless, le "héros" d’into the wild. Il a d'ailleurs traversé cette incroyable épreuve en parfaite santé -pas un rhume en un quart de siècle! En quarantaine de l'humanité, et donc des poignées de mains et des éternuements de ses contemporains, il échappait aux virus et autres bactéries

  Mais comment Christopher Knight faisait-il pour se nourrir? Après s'être rasé de près, pour ne surtout pas ressembler à un ermite en cas de mauvaise rencontre, il cambriolait les maisons alentour. On estime qu'il a commis plus de mille cambriolages au total! Toujours des maisons vides, des résidences secondaires délaissées. Il emportait boites de conserves, biscuits, livres (sous la tente, il lisait Shakespeare) et, surtout, piles et lampes de poche pour pouvoir s'éclairer. Souvent, il perpétrait ses vols en canoë, autour d'un lac, ne laissant aucune trace derrière lui. *

   L’intérêt de Monique pour l’écologie est un peu différent mais, pour autant, elle est bio à sa manière, amoureuse de la nature et grande amoureuse tout court. Gélules aphrodisiaques biologiques, sex-toys sans phtalates, lubrifiants naturels, préservatifs éthiques garnissent le tiroir de sa table de chevet. Elle a le plaisir parfois solitaire, parfois partagé, mais toujours éco responsable de la planète et n’use sans modération que de cosmétiques érotiques entièrement biologiques. Du baume après fessée aux parfums intimes sans aucune huile de palme mais au karité ou à la cire d'abeille avec des emballages en matières recyclables, Monique Musset ne badine pas avec l’amour de la nature.

     L’intersection entre Monique visiteuse de prison et Christopher le taulard se fit au parloir, lieu de  rencontre bien mal nommé pour cet homme peu disert.

    Ce solide gaillard mutique, une fois tiré de 27 années d’isolement et de quelques mois de placard, promesse tacite d’un tempérament affectueux et d’une libido à mettre à jour, ne risquait pas de lui casser les oreilles avec ses bavardages. Momo en avait un peu marre de ses rendez-vous Meetic et des fadaises qu’elle devait endurer avant de consommer un plat du jour souvent décevant. Avec curiosité elle avait  découvert lors d’une rare et brève conversation, la créativité de Chris ajouté à toutes ces qualités. Ce dernier, dans ses longues et manuelles veillées de solitude, avait inventé le vibro masseur à énergie solaire. La disparition des centrales nucléaires ne la dérangeait pas, bien au contraire ! Et tant pis s’il fallait retourner à la bougie pour éclairer son alcôve. A la veillée funèbre de L’EDF, revenant aux candélabres, elle s’était même imaginée un destin à la Mélanie de Brassens pour l’usage érotique des cierges phalliques que cette dernière en faisait.
    Enfin, Monique, chômeuse de gauche en fin de droit, ne fréquentait plus depuis belle lurette l’institut  d’épilation Epil Story et ses gambettes ressemblaient à celles d’une mygale.
"Pas de quoi effrayer un écolo" se dit Monique sur le chemin de son rendez-vous avec Cristopher avec dans son sac à main quelques préservatifs éthiques au bilan carbone neutre, fabriqués en Allemagne avec un latex naturel issu de forêts indiennes gérées durablement.

Mais il est temps de conclure cette variante fantasque de l’écologie.

   Voici donc Momo et Chris bras dessus/bras dessous se dirigeant 81 rue Ça Urge à l’hôtel clandestin "Aux câlins crapuleux des amants furtifs" avec chacun ses incertitudes délicieuses du premier rendez-vous, son émotion inaltérable de la première fois, sa sensation unique  de la découverte dans la couleur de l'osbcurité et le parfum de la vérité. Le bon dosage du respect et de l’initiative, de la réserve et de l’intrépidité, des précautions et de la prudence.

 Ah oui, la prudence !
  "Surtout penser à replier les panneaux solaires du vibro car, même si Monique est ambitieuse, ça risque de piquer un peu au passage du désir" se dit Christopher en gravissant l’escalier.

....Et les derniers ajustements

-T’as pas peur des mygales, mon grand? Dis Monique.

*  source : Jérôme Dupuis l’express du 23/09/2017

vendredi 29 septembre 2017

Une lettre et des chiffres

Je courais !

J’ignore dans quelle zone grise de la conscience j’étais en errance mais je me souviens très bien que je courais. Je suis passé distraitement devant la vitrine de running bordeaux puis, comme un personnage de cartoon’s, je revins sur mes pas pour vérifier le détail qui m’avait accroché : je n’avais pas de reflet ! Pas d’ombre, non plus ! Erreur 404 ! En panique l’évidence me transperça, effrayante : je n’existais pas. Bien sûr je voulais maigrir mais là…..
L’explication était sous mes yeux : Le A ! Le ticket d’entrée dans l’existence vient d’augmenter !
Une lettre et des chiffres.
Une voyelle de 119 mètres de long contre un billet de 300 000 000 de dollars sans compter le plein de super à 1 400 000, toujours en dollars, pour 750 000 litres afin de nourrir 12 000 Chevaux tirant 6 000 tonnes sur 12 000 kms à 23 Km/h de moyenne.
Nous, à Bordeaux, nous l’avons eu pour à peine 4000€, durant les quelques jours d’amarrage avec les retombées inestimables d’une carte postale qui fera plusieurs fois le tour du net et la menue monnaie du shopping injectée dans le commerce local.
« Opération blanche » titre, d’un euphémisme, la PQR. Pas sûr. A l’aune de cette jauge, Bordeaux, par cette escale avisée, change encore de dimension !

mardi 26 septembre 2017

Labyrinthe


Qui se souvient de "Mon oncle d’Amérique" d'Alain Resnais et de Henri Laborit? 

Un rat errant dans un labyrinthe découvrit par hasard un bouton. Le rat, pas très futé mais curieux, en appuyant sur le truc reçoit de la nourriture. A tous les coups on gagne et puisque qu'il gagne, il joue. Le rat, de l’effet de son action, se met à croire dur comme faire (lol 1, jeu de mot avec fer et agir, j’peuxpas m’en empêcher) à son intelligence, sa compétence, sa chance et d’autres mots en "ence" ou "ance": excellence, confiance, expérience….
Expérience justement ! Dans son sens "expérimenter" : celui qui cherche, qui précède celui de "expérimenté" : celui qui trouve.
En prenant de la hauteur, ce qui est impossible pour un rat du sol (lol 2), on aperçoit la troisième dimension du labyrinthe et l’homme en blanc qui alimente le rat à chacune de ses actions. L’homme en blanc, un dieu à l’échelle des rats, travaille sur l’instinct, l’intelligence, la cupidité et la violence histoire de voir ce qui fait passer l’humanité de la barbarie à la décadence et le rôle de son trait d’union entre les deux : la civilisation.
Le rat fit profiter ses congénères de l’aubaine, ce qui attira d’autres rats de plus en plus nombreux sur des parts de plus en plus réduites et des bagarres de plus en plus fréquentes, ce qui fit bien marrer l’homme en blanc. L’homme-en-blanc nota sa conclusion : la vertu du partage devenait le vice de la discorde dés la première disette puis rentra à la maison oubliant le rat, le bouton et son approvisionnement. Il y avait un PSG/OM qu’il ne fallait pas rater. Chez les rats, le rat pourvoyeur se demanda ce qui avait bien pu merder avec ce fucking bouton qui ne fonctionnait plus. Pas longtemps car il lui fallut inventer, à l’intention des rats quémandeurs vite fait le langage, la sémantique puis le débat dans la foulée, histoire de gagner du temps. Tandis que d’autres rats inventaient le vote démocratique et les éléments de langage, il changea de case, histoire d’inventer la justice, un autre labyrinthe.
A suivre….

samedi 16 septembre 2017

La pirogue à Dadou

Le vazaha 2017-9 : navigation à voile avec les malgaches
Ola
Comme promis, suite des aventures pour parler du navigateur malgache. Désolé ça fait beaucoup de lecture pour le week end mais c'est calme aujourd'hui, alors je profite.
Entre mes histoires de meuf (l'ex ne voulait pas faire du bateau) et le boulot, pas encore eu le temps de faire une virée sur l'Awam. Chose faite jeudi, je m'accorde une journée de repos, jour de congé de la miss.
Je ne gagne pas vraiment de pognon avec ce bateau et les ballades en mangrove. Mais je me suis remboursé l'achat et j'ai pu investir dans une voile. Et quel bonheur !
Vous avez vu la photo de mon Jack Sparrow ? Il est trop balèze. J'en avais déjà parlé, il y a une ethnie plus ou moins nomade qui vit au bord de l'eau et qui fait vivre Mada de la pêche en mer, les vezos (on prononce Vèze). Quand j'ai pris la pirogue, j'ai choisi un super capitaine, suis vraiment content de son boulot. Et son meilleur pote, Dédé, est vezo. C'est d'ailleurs lui qui m'a vendu la voile pour 150 000 ar (50€ environ). Vous avez vu le bateau, c'est une coque en bois avec un flotteur. La voile, c'est trois draps cousu entre eux, avec 3 mats taillés dans la masse (en fait juste 3 grosses branches sans les petites) et quelques cordes.
Je ne connaissais pas la voile, c'est vraiment génial. Pour capter le vent, le navigateur se met sur un mat à l'horizontal, pieds nus avec un super équilibre. Et à l'arrière y en a un autre qui dirige avec une espèce de grosse pagaie. Le 1er indique à l'autre quel cordage retendre ou détendre, il le fait d'une dizaine de centimètre et la voile se tend, le bateau bouge légèrement et ça accélère. Effet immédiat et d'une précision d'horlogerie suisse.
On devait naviguer à l'équivalent de 10-15 km/h je dirai, c'est pas mal.
En arrivant vers la plage de destination, j'avais envie de me baquer. Alors je me suis foutu à l'eau en m'accrochant au support du flotteur. Beh en fait, je me suis fait tiré comme une merde ! J'en avais le calbute au niveau du baducul ! Et ça tire le bordel. Alors j'ai lâché prise 😂
Restait peut être 500 mètres avant la plage, voulait finir à la nage. Je gueule comme un porc "c'est bon, ne faites pas 1/2 tour, je fini à la nage". Résultat, ils ont défait la voile et sont venus me chercher à la rame ! C'est gentil mais ils ne m'avaient pas compris. J'ai demandé à Tahina s'ils étaient pas blasés de devoir faire 1/2 tour, apparemment ils ont rigolé et euent pitié de moi en disant que la plage était trop loin. Ok, j'économise des bras.
Arrivés sur la plage, on débarque puis ils mettent le bateau derrière la barre de vague, avec un rocher encordé en guise d'ancre. J'adore.
Quand on est reparti, y avait un peu de houle. Tu te souviens ma sœur les petits moutons sur le dessus de l'eau à Marseille ? Moi j'ai souviendu, ça veut dire que ça va taper le cul. Pas loupé !
Déjà pour faire demi tour : on prend un peu le large mais faut retourner d'où kon vient. Et si j'ai bien compris, un vent du Nord pour aller au Nord, en voile c'est pas le top. Sont pas stressés les malgaches. On n'arrivait pas à faire demi tour mais ils étaient morts de rire, ils se chambraient. Puis on a demandé un gros pour aller sur le flotteur. Présent ! Putain, ça a basculé direct. La voile a tourné, le bateau s'est cambré, j'ai failli repartir à l'eau.
Y avait l'autre gars, le barreur de l'aller qui est resté en contre poids de l'autre côté du bateau. C'était vraiment sympa de voir son cul à 5 cms de l'eau dans un creux, puis à 2 mètres de haut la seconde d'après. J'aurai bien voulu être à sa place pour avoir les sensations. Mais faut l'équilibre que je n'ai pas. A un moment, le flotteur est bien sorti de l'eau, je pensait qu'on allait basculer. Puis non, petit coup de barre comme papa dans maman et ça se recouche. Excellent.
Avec la houle, par moment le flotteur se retrouvait immergé de 50 cm. Tu sens le bateau ralentir, les bois se tordrent là où tu te cramponne. Et faut dire que je la kiffe ma pirogue mais c'est une pirogue, 1 mètre de large sur 5 ou 6 de long, ça paraît fébrile. Mais elle n'a pas bronché.
Enfin, rentrée dans la mangrove de Morondava. Petites manipulation, le
bateau se met dans le sens des vagues rentrant dans la passe. Pratiquement plus de vent dans les oreilles, l'Awam surfe tranquillement sur les vagues.
Donc retour plutôt agréable en sensations, avec le Jack Sparrow en barreur qui siffle et rigole pour chasser les sorcières du canal du Mozambique, l'autre gars qui se fait balancer la clope au bec, et ta meuf qui pousse des petits cris à chaque fois qu'elle se prend une giclée dans la gueule ... Bon petit trip.
Et pour finir, la voile c'est énorme. Sentir les effets du vent sur ton bateau, en plus avec des navigateurs qui marchent sur le bateau comme ma femme sur mon dos, tout en délicatesse et sans tomber, c'est un beau spectacle. Cerise sur le gâteau avec un très léger déchaînement des conditions, juste assez pour donner des sensations sans déclencher la peur.
Voilà, c'est fini pour ce week end, merci de m'avoir suivi.
Bisous

lundi 11 septembre 2017

Drague et hauts fonds, chez Hérazade!

 (Fiction, bien sûr.)
  Elle s’assied prés de moi et engage la "conversation"….. avec Elliott.
  Je mets des guillemets à "conversation" car Elliott est un clébard! Ou, plus exactement, mon pote Elliott catégorie Berger Suisse sans la nationalité ni la couleur blanche que requiert le standard de la race, lui qui sort plus d’une poubelle que d’un élevage. J’ai convaincu ce noble animal de m’accompagner sans contrainte le long de mon dimanche d’errance dans le vieux Bordeaux au prix de sa laisse "oubliée" sur le meuble de l’entrée.
  Place Camille Jullian, j’ai chopé la posture de Belmondo dans " La scoumoune". Comme lui, j’ai posé mon fessu sur un banc public en écartant les pans de mon imper, les coudes en appui sur les genoux, jambes écartées, tête basse, mains jointes. Dans le film, l’orgue de Barbarie déroule à la manivelle la musique de François de Roubaix signalant le départ de l’action: Bébel dégaine son flingue, défouraille à tout va, vengeant son pote Michel Constantin et Claudia Cardinale sans prendre une seule bastos dans le buffet. Plus pacifiquement – bien que j’ai toujours une balle dans le canon de mon arme - je lis attentivement le programme de "L’Utopia".
   - « T’es beau, toi ! » dit-elle caressant la bête allongée prés de moi.
  Absorbé par ma lecture je n’avais pas vu venir le diamant brut doué de la parole s’adressant à mon animal de compagnie. La voix sensuelle qui "me" parle déclenche un truc mystérieux quelque part au plus intime de ma moelle épinière dans la zone sous la ceinture. Il me semble que son regard franc et limpide annonce à mon imaginaire une pudique curiosité avec un subtil intérêt, presque imperceptible, de prédatrice. Le mien cille, coupable de l’ineffable secret du nomadisme affectif qui me rend vulnérable et visiblement, trop visiblement, disponible. Je digresse en observant mutique et discret sa robe légère dont le fin cordon partage le haut/attractif et le bas/convaincant de son corps sobrement féminin. Elle ressemble en beaucoup mieux à Julian Moore, moins rousse et moins virtuelle. Sa tête s’incline délicatement tandis que ses cheveux suggèrent la caresse furtive de mes lèvres sur sa nuque accueillante. Je flâne du regard sur la ligne du cou vers son épaule et son buste où pointent des seins subliminaux d’adolescente. Pourtant je la classe dans la zone majestueuse des quadras. Bien moins vulgaires que cette mode ostentatoire des poitrines opulentes pour nous vendre des bagnoles ou des produits laitiers, ils revendiquent une féminité androgyne. Songeant à Lilith - la première et véritable Eve de la genèse virée du casting biblique car n’acceptant pas la soumission à l’Homme – je forme le projet d’une possible alternance des rôles d’amazone et de monture sans dessus/dessous à la perspective de ce gentil 85 C affranchit de la pesanteur et de ses effets.
Lilith façon Egon Schiele
  Lourdement je rétorque à son « T’es beau toi ! » par un « Qui ça ? Ah, le chien ! Merci, mais je crois qu’il ne comprend pas » parce qu’il faut bien répondre un truc.
  - Ne sois pas jaloux, t’es pas mal non plus ! Comment s’appelle-t-il? C’est quelle race?
  - Elliott ! La race chien-trouvé-dans-une-poubelle, mais il est assez proche du Berger Suisse » J’ai bien noté sa répartie sans relever le tutoiement et le compliment. Mais j’ai dû lâcher un marqueur d’orgueil stupide qui me réduit au camp des proies car elle m’achève d’une balle en plein…..cœur :
  - J’aime bien les lévriers ! Les levrettes plus précisément.
  Le programme de l’Utopia m’est tombé connement des mains et, déconcerté, " A bout de souffle" -Belmondo/Seberg- j’ai proposé d’aller boire un verre en face en ravalant ma glotte.
  - T’es à sec ? demanda-t-elle en se marrant. J’ai plutôt envie de voir un film, tu m’accompagnes ? Et après tu auras peut-être le droit de m’inviter à dîner !
  Nous traversâmes la rue, pénétrâmes dans le ciné et nous délectâmes du toujours sulfureux "L’empire des sens" histoire d’en donner un à notre intersection et d’entamer, hors plumard, les préliminaires. Au plus chaud de la projection (?!) j’ai senti sa main friponne se glisser sous ma ceinture, qui de toute façon n’en pouvait plus, pour vérifier le pouvoir érotique du chef d’œuvre de Oshima sur le machin à géométrie variable. Pour ne pas être redevable j’ai constaté d’un doigt poli l’hygrométrie de bon augure du buisson, ardent, de " l’origine du monde".
  Plus très loin, quartier du tout de suite, rue du Chai des Farines, à l’enseigne "Chai & Rasades", dans un hôtel louant ses chambres à l’heure, à l’été qui se fane sur les pavés que l’ondée rince et dans le vent qui forcit, un sommier grince, une femme gémit, un homme se damne.
  De ce calembour moisi les plus érudits auront capté l’allusion tout en finesse aux "Contes des mille et une nuits" racontant le subterfuge de Shéhérazade pour retarder, métaphoriquement, l’abandon de sa vertu.
  Dans la vraie vie, on abrège les formalités histoire de se raconter au plus tôt les contes de l’amour de juste après l’amour le plus longtemps possible. Mille et une nuits et les mille et uns jours qui vont avec.
  - « Et le chien ?
  - Oup’s, j’ai complètement zappé le clébard
  - Oui, mais c’est une fiction, non ?
  - Oui ! »

jeudi 24 août 2017

Abandonnite aigüe

Mes amis
Je vous écris de ce vieux port où Escartefigue jouait à la belote. Une petite virée en solo dans le Lot devenu une odyssée de 1200 bornes causée par un détournement sans armes, sans Ulysse, sans Pénélope avec mon contrat exécuté: le cadavre dans le coffre de la Volvo.
A l’arrêt au stand café-carburant-un coup-sur le-pare-brise, j’ai croisé l’abandon, ce sérial killer qui attache les chiens dans la forêt et oubli son enfant sur une aire d’autoroute. Le crime n’est jamais en vacance(s).
Arles H : 23.00
- vous mangez avec nous ?
Une ratatouille provençale patiente dans son creuset en fonte (et dans la cheminée, du coup) attendant ma réponse.
Putain ça sent bon, j’avais les crocs, j’ai dit "oui !" me fiant à mon flair plutôt qu’à mes yeux, trop vite, trop tard comme d’habitude : "ils"ont mis du poulaga dans le frichti.
Je ramène l’enfant à sa mère et j’ai du plus lourd à raconter que mon parcours de végétarien*.
- Il a mangé ce midi ?
- Oui, avec moi chez mon père
- C’est où chez votre père ?
Elle a de quoi être méfiante la maman face à cet étranger noctambule hurlant " y a quelqu’un?" à ce portail sans sonnette. L’enfant confié au père pour les vacances était sensé revenir au bercail plus tard et surtout avec son daron. La maman n'ayant pas été prévenue d'un coup de téléphone par le "distrait" comme je le prévoyais, on peut parler d'abandon plus que d'oubli. Quand j’ai vu la mère et l’enfant tomber dans les bras l’un de l’autre de cet aveu tardif, j’ai écarté mes idées de commissariat et mes projets de main cou(v)rante qui n’auraient servies qu’à me couvrir mesquinement.
Bref : j’ai trouvé son môme sur une aire de repos en tong/tee-shirt Playstation et short Nintendo, sans téléphone, et donc sans la mémoire du numéro de sa maman.Trois plombes qu'il est là et personne ne lui a posé la question. Lui seul sait que son "père" ne reviendra pas, mais il a trop honte pour lâcher l'info. J’ai pensé flics ou gendarmerie
et Mathy* a dit non : "j’veux pas que papa ait des ennuis avec la police !"
ça m’a fendu en deux cet amour irrationnel, mais pas irraisonné, et surtout je ramenais dans mon coffre le corps de mon ennemi à son commanditaire, alors les képis…

Puis, il y eut la fête foraine dans ce village qui doit beaucoup à Daniel Prévost et pas mal à Nino Ferrer, les tours d’auto tamponneuses avec mon nouvel ami bien cabossé, le repas rustique chez l’ancien et du goudron jusqu’en Arles.
Voilà,voilà,Madame !-merci,monsieur-combien-je-vous-dois ?-non-rien-c’était-sur-ma-route !-il-est-très-bien-élevé-votre-fils-au-revoir-Madame !
- Et pourquoi Marseille ?La belote et le pastaga?
- Envie de revoir Belsunce où quelques souvenirs me serrent au niveau du poumon. A cause où grâce à l’ambition de Marius, la souffrance de Fanny, la gouaille de César-il y a souvent une Fanny abandonnée par des marins d’eaux douces- et surtout mon rendez-vous BlaBlaCar Marseille/Bordeaux afin de limiter les dégâts qui m’ont fait chauffer la CB
- Et ce cadavre dans le coffre ?
- Un carton d’archives ! La face administrative de l’ancien "Je" obsédé par son "Moi" côté pile, que je rapporte à la source, au pays de la mémoire et de l’oubli.
Mais ça, c’est une autre histoire.
* quand tu t’annonces végéte on te regarde comme si tu avais la braguette ouverte, on te suspecte de vouloir faire la morale et tu dois te justifier de cette "anomalie". Ce soir-là, j’ai bouffé du cadavre pour "ne pas vexer" la dame bien secouée (pas par moi) par la tragédie lui déboulant dans le salon pendant le film de TF1.
* Le prénom a été changé

mercredi 16 août 2017

Antony Gormley l'homme nu

Approche en kayak dans les remous pour déguiser en nageur l'homme nu du pont Chaban d'Antony Gormley
A la prochaine crue du fleuve l'homme nu , qui sait nager aura une chance de s'en sortir

samedi 5 août 2017

Dune

« -T’as quel âge maintenant, Mattéo* ?
- 14 ans ! »
A quoi bon s’étendre sur la séquence qui me conduit à crapahuter sur la dune avec Matt vers H : 23.00 si ce n’est l’improvisation qui prime sur l’organisation de ma vie remuante. Nous sommes seuls à deux avec une demi-heure de marche au compteur. Quand j’ai lâché le groupe de marcheur en jouant à courir sur "mon" tas de sable du Pyla je ne me suis pas aperçus que l’ado m’emboitait le pas.
« Donc c’était il y a dix ans que l’on courrait ensemble aux calanques de Méjan ?
- C’est ça !
Marseille! 2007. (Je suis grand-père et c'est la raison de mon déplacement)

Je me souviens, ainsi que lui aussi sans aucun doute, de ce gamin en colère. Je me souviens que je le tenais par la main prenant de l’avance sur la famille recomposée constituant le groupe, loin derrière. Ma fille venait de lui faire un demi-frère avec son père. On a le droit d’avoir les boules quand on se voit, enfant de l’amour d’avant avec le même papa, deux mamans, dont une inédite, et une moitié de frangin qui sent le neuf lui aussi.
Je me souviens de la boule dans la gorge, que je pensais avoir oublié dans la zone approximative de mes quatre ans, intacte malgré ces cinquante ans de mieux à l’époque et encore intacte aujourd’hui responsable de toutes mes ruptures. La malédiction n’a pas pris une ride.
Cela ne nous a pas empêché de courir de plus belle et de conserve. Il nous restait du sable.
Quatorze années ! Tutti bene, il doit faire ma taille et il a des tifs. Une belle houppe caramel avec une coupe compliquée de djeun’s, le crâne bien dégagé autour des oreilles. J’apprends qu’il est au collège, qu’il passe en troisième, qu’il a la moyenne en anglais et espagnol, qu’il rame en math et français et qu’il touche sa bille sur Instagram.
Puis il s’est souvenu qu’il avait une famille loin à l’arrière. J’ai continué ma fuite. En avant….
Je n’avais jamais que six livres à perdre, un à écrire et soixante trois ans de trop.
Je ne suis pas seul. Marcel* m’a rejoint !
« Mollo, Sergio* j’ai pas encore cinquante ans ! »
J’aime son humour autant que les poumons brulants qui pompent ce vent frais, autant que la brulure des muscles en plein effort, autant que cette bête humaine gorgée d’adrénaline, gratifiée de dopamine bien planquée dans les méandres du cerveau, le, la, carpe diem qu’il faut aller pécher comme on cueille LA rose.
« - Ca va Marcel, tu t’en sors avec Chiarra* ?
La malédiction a frappée à sa porte. Des aller/retour Marseille/Brive, épuisants, mais comme dit Marcel qui bosse sur les ferries de "La Méridionale" c’est dans le grain qu’on voit le marin »
- J’ai Chiarra jusqu’en septembre, je profite. C’est génial ici.
Pas fô : Nous sommes sur la ligne de crête. La mer, le vide, la forêt, la forêt, le vide, la mer. C’est Rolland Garros : le vide c’est le filet et on tord le cou à s’en chopper le torticolis pour ne rater aucun échange entre l’Atlantique et les pins.
On a fait le plus gros mais il reste du sable.
Le ciel est empli d’étoiles, la lune pleine d’enthousiasme. Elle nous allume le paysage lui prêtant jusqu’à l’aurore, mais ce n’est pas sûr, des couleurs fantasmagoriques.
- c’est comme la vie ici : tu crois être arrivé et ça monte encore, philosophe "mon" marin, regarde : même que ça descend ! Et là : ça remonte ! »
Nous sommes dans le creux poplité du genou de la dune soudain concave et le paysage, qu’on vexe sans doute, interromps sa partie de tennis et devient lunaire. Sans repère, avec cette nuit qui écrase les perspectives, on perd la notion des distances. A cet instant, la dune est un désert sélénite où nous courrons sans scaphandre époumonés, heureux, vivants. C’est le Ténéré sans la chaleur, le Sahara sans la solitude, le vent fripon sans le Simoun.
« - Eh oui Marcel, hauts et bas ! La vie est une fête qui se passe dans un ascenseur ! »
Et moi, j’ai l’impression d’avoir écluser de la binouze depuis l’invention de la cervoise
Chais pas s’il aime le cinoche et ma vanne sur Marcelhaut et Chiarra Mastroianni. M’en fous, on est bien Tintin !
…………………………………………………………………………….......................
Sans témoins, il était inutile de courir. De toute façons dans l’obscurité, perdu et ensommeillé, je ne retrouve pas la trace en pente douce d’hier et c’est un mur de sable indifférent ou récalcitrant qui me résiste où même Killian Jornet monterait à quatre pattes. Un ciel nuageux a remplacé la nuit étoilée de tout à l’heure. J’avais dû dormir, deux heures après le raid d’hier soir et la veillée Kronenbourg qui s’en suivie, à même le sable avec mon jean et mes bottes, enroulé dans une couverture puisque je n’aime pas le camping et les tentes. Jaillissant des "griffes de la nuit", j’entrepris de compter le nombre de portes qui restaient à claquer sur l’automobile qui venait d’arriver, troublant mon repos et le nombre de stère de bois qu’il restait à scier par les compagnons des ronfleurs réunis au "camping des flots bleus", le troublant tout autant. A la neuvième porte claquée, je me dis que la nuit allait être longue, courte et blanche. Au deuxième stère de bois je me doutais que l’hiver serait rigoureux. Sans hésiter entre prendre la bécane, sans dire au revoir à la famille surtout, pour rentrer en ville en blouson d’été et tee-shirt ou finir ma nuit au sommet du Pyla, je me suis dessapé gardant mes bottes et la couverture que j’endossais sur mes épaules en guise de poncho puis je reparti à l’assaut de la dune vers "les promesses de l’aube".
Au terme de mon ascension pieds nus, me sont apparus soudain, dans d’autres camaïeux plus sombres le dernier mur franchis, les bancs d’Arguin, les passes à gauche, la forêt, le vide, à droite. L’éclat du phare de la pointe était nord-nord-ouest preuve que je m’étais bien donné. Au sommet, j’ai repris le cours de ma nuit sur ma couvrante étendue sur le sable frais balayé par un vent de Noroit- je suppose sans savoir juste parce que j’aime bien écrire : Noroit, çà a de la gueule- en pensant à Freddy Krueger et surtout relisant mentalement un peu de Romain Gary ("Les griffes de la nuit", Freddy et "Les promesses de l’aube"de Romain qui les tient, lui ses promesses. Suivez, merde !).
Une mouette m’a éveillé. Superbe ! Ailes blanche, bec jaune, queue dégradée de gris souris vers le noir Soulages (Pierre). Endormi magnifiquement la planète dans le dos, la face vers le ciel, à poils, je repris conscience pitoyablement recroquevillé en chien de fusil-qui n’a pas tiré son coup- comme un clodo traquant le moindre filet d’air glacé. J’avais remis mes bottes et raté le levé de sa majesté. Le ciel aussi chichement couvert que moi laissait cependant rougeoyer quelques rayons. La mer était belle. Le phare de la pointe éteint, les passes au loin écumaient d’un peu de blancheur entre la houle et les vagues brisées. Un bateau labourait le bassin et j’aperçus dans la flèche de son sillon, il me semble, un bivouac sur le banc d’Arguin sud. La mouette cherchait de la bouffe.
Elle en avait trouvée.
Surnaturellement sans peur, elle entamait ma couvrante à coup de bec. L’effroi était de mon coté. Me levant brutalement je vis une bonne centaine de ses copines formant la troupe serrée d’une armée fantastique. Affamée !
Lorsqu’un bec lacéra ma jambe, je protégeais mes yeux. Le sang jaillit encourageant ces piranhas volants. Aveuglé, terrorisé et meurtri, j’entendis les sternes s’esclaffer comme des spectatrices ailées à la projection du film d’Hitchcock. T’as l’ bonjour d’Alfred me dis-je ! Retrouvant un peu d’instinct de conservation au fond à droite dans le couloir de l’estime de soi, je saisis, à l’aveuglette de ma main restée libre, les pattes d’une rieuse et m’en servis comme d’un fléau agricole, battant l’air aléatoirement avec des moulinets tragiques pour ces oiseaux de cinéma.
Je me réveillai de ce cauchemar.
La mouette était bel-le et bien là. La mer était encore plus belle. Le phare de la pointe éteint, les passes au loin écumaient d’un peu de blancheur entre la houle et les vagues brisées. Un bateau labourait le bassin et j’aperçus dans la flèche de son sillon, c’est certain, un bivouac sur le banc d’Arguin sud.
Il me restait une dernière éminence au nord que je n’avais pas gravis puisque je ne l’avais vu. Je m’en acquittais prestement histoire de finir le taf puis descendis par le même chemin de crête dans un jour inédit vers d’autres aventures plus ordinaires. La famille, mes fringues, ma moto, un café solo m’attendaient en bas.
*Les prénoms ont été ….toute ressemblance…
Rupture(s) Le Pyla Aout 2017

lundi 31 juillet 2017

On the road ...again

Il est permis au juste, une fois dans son existence, de laisser la luxure prendre le pas sur le principe

Merde j’arrive trop vite, trop fort !
« -Trop vite c’est combien ?
- j’te dis pas au cas où les condés dragueraient par ici
- c’est du déclaratif tu pourras toujours dire que tu frimes !
- cela m’arrive.... d’embellir
- allez envoie la purée ! »
Trop vite ? Je jette vite fait un coup d’œil à l’indic. Ah ouais, quand même ! Forbidden zone, 100 bornes au dessus du street légal sur cette départementale déserte entre Le Bosq et Casteljaloux!
Réflexe de puceau, je me jette sur le levier de frein, l’avant se plante, Elle se relève alors qu’Elle devrait se coucher pour passer la courbe et le gonze d’en face avec sa caravane au Q se prépare à m’embrasser sur la bouche.
Une vieille gitane en génuflexion me prédisait en m’avalant qu’un jour je finirais comme un mosquito sur un pare brise.
Mouais, je vis, je baise, je roule au-dessus de mes moyens parce que j’ai du Reggiani plein les esgourdes:
"Combien de temps encore ?
Des années, des jours, des heures, combien ?
Je m'en fous mon amour... Quand l'orchestre s'arrêtera, je danserai encore...
Quand les avions ne voleront plus, je volerai tout seul...
Quand le temps s'arrêtera..
Je t'aimerai encore
Je ne sais pas où, je ne sais pas comment...
Mais je t'aimerai encore."
(La meule est celle du fiston  loin des radars, là bas à Madagascar.
Quand j’ai essayé sa mobylette, elle m’avait déshabillé au premier rendez-vous. Vêtu d’un blouson de ville, d’un tee-shirt et d’un vieux 501 élimé, plein de souvenirs, que je ne voulais pas lâcher. Une loque bien déchirée aux genoux et aux fesses, sa toile stone watched était à bout de souffle comme Bébel dans le film de Godard.
A fond de quatre, le blouson s’est ouvert comme un parachute. Il s’est envolé quand j’ai lâché le guidon reculant en fond de selle tout en coupant les gaz.
Bon ça c’est fait !
Il m’en restait deux : La cinq et la six. J’ai remis les watts! Un frisson orgasmique dans le bas du bide aux voisinage des 1300 tours/minutes sur chaque vitesse du vaillant triple pattes. Le tee-shirt s’est enroulé autour de mes épaules tandis que le vent lacérait mon bénard avec liposuccion de mes bourrelets au rencard des 250 compteur.
Pas de goods vibrations comme sur -et dans- mon petit bicylindre qui de toute façon, crache ses poumons à l’approche des 200, mais un frémissement dans le guidon qui me rappelle qu’elle est clitoridienne et que je dois m’occuper d’Elle. Ça tombait bien, au péage de Virsac, je n’avais plus que ma ceinture, mes bottes, mon casque et mes gants. Je m’acquittais de l’octroi et quittai l’autoroute pour un chemin de traverse qui sentait la noisette et pas encore le stupre et la fornication.)
Bon, je n’ai pas emplâtré le voisin d’en face avec son 4x4, son pare-buffle et sa caravane puisque je suis au clavier.
Mais j’ai senti une sueur délicieuse me caresser l’échine et la bave de la "bête qui un jour aura raison de ma fière prestance, ma merveilleuse allure et verra ma fière arrogance tomber dans la sciure et le sable rougi"(merci Charles)
J’ai bien vu que le frein m’était aussi inutile qu’un candidat PS largué par ses potes entre les deux tours.
Avec la Ducati j’arrivai sur ce virage avec 40 bornes de moins et, en tortillant du fion, elle "passait" la courbe à un petit 150 sans trop me faire jouir.
Avec cette jeunesse, son enthousiasme et sa vigueur qui ne supportait pas la semi-molle, fallait s’imposer. En coupant les gaz, j’ai gratté quelques kilomètres/heure. Sortant le genou intérieur en aérofrein et glissant littéralement mon petit corps hors de la selle, je réduisis l’inclinaison de ma partenaire qui profitait de mon coup de rein pour lâcher prise et m’accorder ce plaisir incommensurable, capiteux et violent que seul procure le contrôle d’une machine le genou par terre entre Eros et Thanatos. Elle avait raison, ça passait! Et mon coup de frein était celui de l'inhibition.Une ambition à taux minable indigne de sa tenue, de route, vertueuse. La chevauchée de cette noble mécanique se méritait. De l'or liquide bruissait dans ses veines le temps de ces instants d'ivresse intemporelle.
Le ridicule de ma position de pilote de grand prix ne risquait pas, dans ce no man land Lot & Garonnais, de n'avoir d'autres spectateurs que quelques écureuils plus occupés à stocker de la noisette.
J'avais perdu deux kilos de sueur entre la peur et la victoire saluée par une nuée de papillon s'envolant dans mon ventre.Je me suis arrêté tenté par un chemin, de traverse encore et toujours. Pantelant, livide et vidé, je repris mon souffle et un rythme standard pour mon vieux palpitant. Contre un pin adossé je sentais la sève vibrer sous l'écorce rugueuse tandis que mes petites jambes tremblaient.
Début des négociation entre passion et raison, entre vantardise et panache avec ce conseil érotique de Brigitte "je tiens bien moins à la vie qu'à mon terrible engin" * à qui je dois quelques érections juvéniles et les premières branlettes
Bisouxxx
*(Merci Gainsbourg)

La religion à Mada

L'héritier publie parfois ces idées et opinions sur sa et la vie à Madagascar - ci dessous: la religion -
Je relaie fautes comprise sans toucher à rien de ce style un peu rugueux.
Faudra quand même que je fasse une mise à jour sur le féminin sacrée à ce jeune queutard



" Le vazaha 2017-7: Madagascar et la religion
Est ce que Dieu existe ? Question que tout le monde s'est posé au moins une fois dans sa vie, croyant ou pas. En France, la religion n'est pas omniprésente, donc on ne s'attarde pas sur la question. Mais à Madagascar, elle est partout. Et ça fait peur.
Déjà faut savoir que les sectes sont autorisées ici. Quand je vais manger chez les parents de Seheno, y en a une à côté. Ils n'arrêtent pas de gueuler des "Alléluia" en veux tu en voilà. Mais ce n'est pas le sublime Alléluia de Jeff Buckley, rien à voir. A tel point que moi c'est pas chez Charlie que je prendrai la kalach, mais je ferai fermer la gueule a tout le monde là dedans, laissez moi bouffer mon entrecôte de zébu tranquille bordel !
Ouh, attention à ce que tu dis Dadou, tu vas être fiché S. Non je déconne, ce sont les manifestants écolo qu'on fiche S, dans la vraie vie ...
Une connaissance d'ici à eu un accident. Elle et son enfant sont sortis indemnes, le mari légèrement touché mais rien de grave. Elle dit "grâce à Dieu" nous n'avons rien. J'ai répondu "grâce à Dieu t'a eu un accident...". C'est vrai, s'il est le créateur de toute chose. Peut être même que c'est lui qui a personnellement provoqué l'accident sans faire de dommages, pour qu'elle puisse dire "Dieu nous a sauvé". Moi je crois plutôt que c'est un problème mécanique ou de conduite qui a provoqué l'accident, et la carrosserie qui les a sauvés. Mais bon, ça n'engage que moi.
Autre exemple, les taxis brousse. Petit florilège d'autocollants:
- Dieu is my king
- Jésus je t'aime
- Que Dieu nous protège
- Dieu est en nous
Y en a plein. Toutes ces bénédictions n’empêchent pas les accidents. C'est peut être pour ça qu'ils conduisent comme des connards, ils se croient protégés ! La bénédiction a-t-elle du bon ?
L'autre jour à la maison, discussion avec un responsable de l'université catholique où bosse Seheno, une bonne sœur était avec nous. Le gars me demande pourquoi nous les occidentaux, nous sommes de moins en moins croyants. https://www.facebook.com/images/emoji.php/v9/fd0/1/16/1f602.png
😂https://www.facebook.com/images/emoji.php/v9/fd0/1/16/1f602.png😂https://www.facebook.com/images/emoji.php/v9/fd0/1/16/1f602.png😂 t'as trouvé le bon client Bobby, je vais t'expliquer. Les prêtres pédophiles, la misère de leur pays pourtant si riche, Daniel Balavoine emporté par une tempête de sable, les cyclones qui les dévastent en tuant des centaines de personnes ... j'ai essayé de varier les arguments, de prendre des exemples concrets plutôt que politiques ... puis regardant la bonne sœur m'écouter, je lui dis que logiquement elle a fait don de chasteté. Elle me répond par un grand sourire avec ses yeux qui sentent le cul. Ah la coquine. Je n'ai pas osé demander si elle gueulait "oh my god !" quand elle prenait la queue du curé dans son cul. Et stop, valait mieux que je m'arrête là, car si je commence à développer là dessus, soit ils me bouffaient en brochette, soit la foudre allait s'abattre sur moi !
J'ai conclu avec cette phrase de mon discours de mariage, petit rappel pour ceux qui s'en souvienne : "on ne s'est pas marié à l'église car nous ne sommes pas croyants. Et je pense que c'est justement plus respectueux que de demander une bénédiction à quelqu'un en qui on ne croit pas". Je ne sais pas si je les ai convaincus, en tout cas j'ai répondu ce que j'en pensais. Libre à eux et à moi de croire en ce que je veux, ce n'est pas Dieu qui nous y autorise, mais la Déclaration des droits de l'Homme et du citoyen, du concret.
Même dans un des pays les plus croyants au monde, pays majoritairement chrétien qui plus es (je précise car certains diront que c'est parce qu'on n'a pas la bonne religion que Dieu n'est pas là), le mal est partout. D'ailleurs ici, le fanatisme est beaucoup plus présent dans le christianisme que dans l'islam. Les rebeus d'ici ce ne sont pas des rebeus mais des indo- pakistanais en général. Je précise leur provenance mais ça ne change rien, ils sont dans leur coin, font leur business, on ne les entend pas. Et pour l'aïd, ils ne bouffent pas dans des cités délabrées mais dans de belles villas ou au resto. Ne serait ce pas la grande différence avec l'Islam extrémiste qu'on connaît en France ? Vaste sujet...
Alors quand on me dit que je perds un bébé parce que je ne suis pas baptisé (la mère d'Emilie), quand je voie tous les problèmes qu'il y a dans le monde ... désolé je ne crois pas en toi Oh mon tout puissant. Ou alors le diable avec sa grande fourche, il te l'a mis bien profond.
D'ailleurs, "savez vous avec quoi on peut combattre le diable ? Avec cette chose qu'on appelle l'amour". C'est pas de moi, c'est de Bob.
Parfaitement d'accord avec lui et avec toi mon Gillou, qui disait que la seule chose vraiment universelle sur Terre, c'était l'amour.
Alors aimons-nous les uns les autres et baisons !
Ah non tiens, je me souviens de témoins de Jéhovah qui était passés chez moi, me disant que le sida était l'œuvre du diable ... je crois plutôt que c'est parce que des militaires enculaient les singes ...
Bref, que Dieu vous bénisse ! Moi je suis Belzébuth, le démon du sexe m'habite https://www.facebook.com/images/emoji.php/v9/fd0/1/16/1f602.png
😂https://www.facebook.com/images/emoji.php/v9/f57/1/16/1f609.png😉 et avec ma queue ... oh tiens, ma chérie m'appelle ! Pour la prière ou pour la cartouche ? Sont croyants mais pas fous quand même, Madame préfère la cartouche. Je vais la doubler pour la peine https://www.facebook.com/images/emoji.php/v9/fd6/1/16/1f608.png😈https://www.facebook.com/images/emoji.php/v9/f9f/1/16/1f61b.png😛au nom d'Aphrodite, toujours représentée comme une bonasse déesse de l'amour https://www.facebook.com/images/emoji.php/v9/f57/1/16/1f609.png😉
Et pour conclure, je reprendrai du Doc Gynéco : "Allah, Krishna, Bouddha ou Jéhovah, moi j'opte pour ma paire de Puma".
Et merci à mes parents de ne pas m'avoir baptisé et laisser croire en moi plutôt qu'en l'inconnu.
Inspiré de bon matin, aujourd'hui je vais récupérer les papiers de ma société et réserver mon local, loué à un musulman. Grâce à Dieu, ou grâce à mon pognon qui va payer le loyer ? That is the question.
Bisous
"

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