dimanche 13 mai 2018

Déplacez-vous de la synchronicité à l'apophénie


LES SYNCHRONICITÉS
"La Vie saupoudre notre quotidien de petits moments magiques pour lesquels on a trouvé le merveilleux nom de synchronicité.
Tous ces petits "hasards", ces coïncidences, ces rencontres fortuites qui, nous font faire WOW ! et qui nous laissent souvent sans voix.
Ces instants précieux où nous pensons à une personne et qu'elle nous appelle ou nous écrit en même temps.
Une expérience difficile que nous vivons alors que nous tombons sur un article qui exprime exactement ce que nous ressentons.
Ces retrouvailles non orchestrées qui tombent pile au bon moment.
Ces discussions spontanées qui nous font réaliser certaines choses cruciales pour nous alors que nous sommes prêts à les entendre.
Tous ces événements, ces rencontres qui surgissent au moment où nous en avons précisément besoin et qui s'emboîtent l'un dans l'autre comme la résolution parfaite d'un casse-tête magique !
Ces synchronicités sont de magnifiques cadeaux de la Vie, des signes qu'elle met sur notre chemin pour nous indiquer la route à prendre, des baumes qu'elle nous offre gracieusement quand nous avons besoin de réconfort, des évidences de ce qui est plus grand que nous quand nous sommes sur le point de perdre foi en la Vie, en nous-mêmes, parfois.
Au début, il faut parfois les chercher, y prêter attention, les dénicher dans la banalité apparente d'un événement.
Mais plus nous sommes ouverts, plus nous constatons que ces synchronicités abondent et plus nous éprouvons de la gratitude envers l'immense générosité de la Vie." 
Diane Gagnon


 "Au début, il faut parfois les chercher, y prêter attention, les dénicher dans la banalité apparente d'un événement.
Mais plus nous sommes ouverts, plus nous constatons que ces synchronicités abondent et plus nous éprouvons de la gratitude envers l'immense générosité de la Vie." 


Il faut pondérer cette affirmation car parfois les mots sont des chiens enragés et, aux signes du destin, il faut éviter les traquenards et dans la synchronicité se garder de l'apophénie*.  

*L'apophénie est un terme utilisé en psychiatrie pour désigner une perception trompée, qui donne à une chose un sens autre que celui qu'elle recèle.

Nous parlons de la même chose. Au-delà du sens psychiatrique, moins vendeur.
Il y a dans la synchronicité le versant romantique d’être objet de la bienveillance déiste du hasard et, en opposition, du pragmatisme dans  la vilaine pathologie de l’apophénie à voir partout des signes du destin.
Je voudrais, et tant pis si je brise vos rêves, vous inciter à la prudence. Vous êtes un phare de la nuit pour certains et à minima un vecteur d’opinion. On vous lit comme le tournesol suit la course du soleil. La beauté de votre écriture et la douceur de votre vocabulaire sont des tropes et non pas des truismes. Certains  se déterminent par des décisions et partent vers des destinations aventureuses sur des chemins dangereux et, lisant votre horoscope vous prédisant la rencontre d'un bel et sombre inconnu, vous partiriez à l'aventure sur le porte bagage d'une mobylette à vivre d'amour et d'eau fraîche.
Exemple : « Quand tu savais vivre de peu la vie t’accompagnait comme un essaim d’abeille et tu payais sans marchander le prix exorbitant de la beauté » Nicolas Bouvier. 
Sur cette phrase synchronisée avec une émission de France Inter parlant du GR 70, je suis parti sur les chemins. Quelques mois plus tard, j’ai reçu un SMS de rupture de cette femme exceptionnelle qui trouvait surprenant cet homme capable de passer six mois immobile à regarder  le mur d’en face puis, se détendant comme la corde de l’arc que seul Ulysse pouvait bander, le voir partir sans autre bagage qu’une carte bleue et 6 kilos de vêtements.
Je n’étais pas Ulysse, elle n’était pas Pénélope.
Ainsi l’histoire ne fit aucun bruit dans le grand fracas du monde. Elle est passée totalement  inaperçue chez Homère, Ruteboeuf, Jodelle et Clément Marot, Shakespeare, Marcelline Des bordes-Valmore et Voici.  Nous cheminons désormais, chacun sa vie en écoutant la petite musique du renoncement dans le fauteuil de l’abandon

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