lundi 30 novembre 2009

Alain Connue.(lettre à) 2 / n

Je raccroche!(regarde mieux: c'est le dernier (?!) modèle de chez Nokia.)
" Chère Fantomette,
Que se passe-t-il juste après? Juste après? je délire!
Mon esprit s'est évaporé lorsque j'ai raccroché et je pensais me finir l'enthousiasme avec quelques kilomètres à roller en fin d'après midi, mais le temps a changé d'avis sans un coup de téléphone divin pour me prévenir. Sans doute Dieu n'a t-il plus de forfait?
J'ai senti le sol trembler, les voitures disparaître dans le magma de l'en dessous. J'ai consulté ma montre : Il n'était pas encore 2012.
Souvent, d'avoir touché ton auréole, « j'ai du rêvé trop fort* ».
J'ai vu la pluie venir en regardant le ciel, crédule sans craindre de me mouiller puisque que grâce à toi et à ton amour, je suis invulnérable.
J'ai vu, candide et naïf que cela ne me rendais pas imperméable. Alors neuneu est entré s'abriter dans le temple de la consommation des marchands de déjections futures et de mangeaille immédiate faire le plein de nourritures terrestres.
La pluie m'a fait changer d'avis sur ma dernière "décision": Hier, il faisait beau et je voulais acheter une moto pour me débarrasser de l'imitation de bécane, cette 125 prétentieuse qui se déprécie dans le garage, comme si j'étais riche.
Aujourd'hui, avec la pluie, je pense qu'il n'est pas raisonnable de miser:
"-tapis!"
sur un engin aussi instable que moi incapable de tenir seul, debout, sans mon fils en guise de béquille et qui glisserais sur une bande blanche humide me rendant propriétaire d'un tas de ferraille et de plastique inutile.
Je suis une feuille morte qui vole au gré du vent dans l'air du temps sans pouvoir sur ma direction. Spécimen d'humanoïde, spectateur impuissant des délocalisations, consommateur de la misère de là-bas pour le confort d'ici, sujet à la grippe A, aquaboniste* devant sa fin prochaine pour cause de réchauffement climatique avec mes envies d'eau chaude matinale et de migration annuelle vers: "la mer, la mer qu'on voit danser, le long, le long, des golfes pas très clairs"*. Responsable-mais-pas-coupable car j'ai un alibi: Pendant la décadence, je cherchais le cache misère d'un pseudo emploi d'esclave véritable parmi la plèbe de Rome.
J'ai des envies, parfois de quitter ce monde d'invisibles pour celui du peuple mordoré qui pourrit à l'automne, échappe à l'hiver et renaît tout neuf au prime temps.
Vierge et absout de toutes les avanies passées et en commettre de nouvelles.
Bon, c'est pas tout ça, il faut se bouger, t'écrire c'est t'aimer, te sentir, te toucher.
Humecter un index, presque majeur, d'un peu de salive comme pour feuilleter un livre et tourner la page deux de notre rencontre.
Chercher le bouton rose caché entre tes lèvres comme un mot précieux au détour d'une phrase, poser ma bouche sur la tienne et découvrir tes mystères, explorer notre carte du tendre, oublier qui nous sommes et se révéler qui on est. Tu es un délice, un tendre cadeaux à croquer, un bonbon à sucer, un désordre apparent et une vérité indispensable.
Te caresser à l'infini, te posséder peut-être, me laisser envahir de folie raisonnable, heureux de te regarder avant et après et t'entendre pendant, gémir enfin, peut-être. Ton corps me suffit puisqu'il est l'antichambre de ton âme.Par toi, jaillir enfin de la caverne de Platon vers ta connaissance, me réchauffer à ton soleil, désenchainer d'ignorance, ébloui de lumière et boire à ta vérité. La seule acceptable!
Bon! nous commencerons par un café et confirmerons la persistance de nos affinités.
Parce qu'il hors de question que tu finisses entre deux voitures anonymes dans un parking souterrain, les jupes retroussées, les mains posées sur un capot de voiture inconnue, la culotte en perdition autour d'une cheville. ça y est! il fait re-beau: je vais m'acheter une moto.
Tu vois, je t'avais prévenu: je délire!
énormes baiser." * 1 Merci Alain! *2 de la posture "à quoi bon": puisque je ne peux rien faire, j'ai intérêt à m'en foutre si je veux dormir peinard. éclipse jusqu'à jeudi

dimanche 29 novembre 2009

Alain Connue.(lettre à)1/n

J'entame aujourd'hui un monologue avec mon inconnue, sous forme épistolaire, pour parler de tout et de rien avec Ma Passante, mon Absente. S'il y a de l'écho, j'en posterai d'autres.
"Chère Fantomette,
j'ai vu "Le Concert".
Film d'un citoyen roumain: Radu MIHAILEANU mais classé film français: la nationalité de l'argent prime sur la nationalité du talent au pays de l'art n° 7.
Le film, un peu naïf et plein de clichés sur la période post pérestroïka, se laisse voir avec un peu de patience car l'on attend la scène finale du concert et là on n'est pas décus: un orchestre de bras cassés et de losers qui trouvent l'euphonie dans leurs dissonances.
Je l'ai entendu avec toi,dans le fauteuil vide à mes cotés, tant il y avait d'émotion dans la recherche de l'harmonie, entre cette soliste adulée et ce maestro déchu porteur de l'espoir de tout son orchestre.Sur le fil du rasoir du fiasco elle donne soudain le tempo par des signes perceptibles d'eux seuls sous l'oeil de tous. Elle dirige par ses regards le chef d'orchestre en attente de son éclat. La lumière intérieure, obscure des deux complices invisible dans celle, aveuglante, des spots. Le chef d'orchestre c'est elle, tout en sensibilité, en suggestion, d'une sincérité évidente pour qui la comprend. Deux personnes en font une troisième de bonheur, d'éloquence silencieuse, de simultanéité sonore et de compréhension réciproque.
Je ne suis pas très connaisseur en matière de musique classique mais je suis sensible à ce qu'elle suggère.
Je suis entré dans la salle avec toi, ma soliste, et tu ne m'as pas quitté de la nuit et de ma matinée de bricolage.
D'ailleurs, je me suis tapé sur les doigts de ma distraction et de mes rêveries.
Symbolique sanction de mon chef d'orchestre interdit.
Je suis sûr que je crois que je t'aime.
Baiser tendres.
P.S:Ne sois pas tenté de n'y aller que pour Tchaïkovski, dans le dernier quart d'heure: tu raterais le crescendo de l'émotion. Le bonheur se cache derrière un peu d'ennui."

vendredi 27 novembre 2009

Pendant l'éclipse.2/2

mercredi 25 novembre 2009

Pendant l'éclipse.

Georges Brassens - Le Roi Boiteux (cover)
On clique sur le lien pour cette version aux arrangements intéressants.
Paroes : Gustave Nadaud Musique : Georges Brassens Arrangements : Testou & Stef
Un roi d'Espagne, ou bien de France,
Avait un cor, un cor au pied ;
C'était au pied gauche, je pense ;
Il boitait à faire pitié.
Les gens de cours, espèce adroite,
S'appliquèrent à l'imiter ;
Et qui de gauche, qui de droite,
Ils apprirent tous à boiter.
On vit bientôt le bénéfice
Que cette mode rapportait ;
Et, de l'antichambre à l'office,
Tout le monde boitait, boitait.
Un jour, un seigneur de province,
Oubliant son nouveau métier,
Vint à passer devant le prince,
Ferme et droit comme un peuplier.
Tout le monde se mit à rire,
Excepté le roi, qui, tout bas,
Murmura : « Monsieur, qu'est-ce à dire ?
Je crois que vous ne boitez pas ?
— Sire, quelle erreur est la vôtre !
Je suis criblé de cors ; voyez :
Si je marche plus droit qu'un autre,
C'est que je boite des deux pieds.
Pourquoi la chanson? Parce que la république fabrique autant de courtisans que la monarchie. Leur noms change simplement: on les appelle désormais ministres et hauts fonctionnaires.

samedi 21 novembre 2009

Lost inside the matrix.

Quelque part dans la matrice, le programme adrénaline et défonce. The second life sans feu rouge, no future and outlaw avant de partir au taf docilement.

jeudi 19 novembre 2009

lundi 16 novembre 2009

Importance de l'être: E= mc2 Mon ami!

De la relativité des évènements!

"- Pierrot est mort!"

La cloche se balance au clocher de l'église et le curé a parlé à la cantonade. Parole et musique synchro du professionnel de la confession en relation directe avec son fournisseur: L'hôpital.

Il a jeté la nouvelle en pâture à la salle de restaurant devenu scène de théâtre.

C'est un peu en avance. Soixante ans pour Pierrot et les douze coups de midi pour l'église.

Le plongeur, le pizzaïollo, les serveuses et le chef sont sortis des cuisines dans une hiérarchie inversée devant les clients stupéfaits et Jeannot a quitté son comptoir.

Un peu plus au nord et toujours au Sud-Ouest, le téléphone a sonné et donné la même nouvelle.

Thomas Benjamin Dunid a mis trois mois avant de se décider à décoller les posters de la chambre du fond désertée par l'ado précoce à voler de ses propres ailes.

Pierrot c'est, c'était, pour certain un record à six chiffres au flipper sans que son café n'ait eu le temps de refroidir.

Pour Tom c'est, c'était une pointure en littérature.

Ils se rencontraient "par hasard" chez le bouquiniste attirés par les ouvrages improbables entre de vieux Gérard de Villiers et des Genevoix oubliés. Ils entamaient, sur les marches de l'office du tourisme, des conversations impromptues entre « Son Altesse Sérénissime » et « Raboliot »dans la cohue du déballage des camelots du marché aux touristes.

Il a juste un peu oublié l'escabeau sur lequel il était monté quand il entendit la nouvelle, et la décolleuse de papier peint qu'il tient à la main. Attention à la marche, le ridicule ne tue pas, il mouille seulement.

Il fallut choisir entre l'envie d'être là bas et l'envie d'ici, d'assister au premier match du fillot qui réclame "son daron" pour l'accompagner au match.

Il a choisit, le terrain de foot, la senteur de la pluie et les odeurs de vestiaire.

"-L'amitié à moins besoin de réciprocité que l'amour et je n'ai pas d'amis! Enfin il ne savent pas que je les aime, mes amis imaginaires, surtout que je n'hésite pas à les ègratigner" pense Tom.

De l'amitié il n'a connu que celle qui vampirise, celle des ados en travaux, celle des entrepreneurs du chantier de la vie avec une identité à construire et la première pierre posée sur la mouvance du sable.

Autant dire un temple sans idole à bâtir sur les fondations de l'affect.

« Ce temple je le regarde de l'extérieur, je m'interdit d'y entrer avec mes névroses où les autres disciples ne me renverraient que le reflet de mes propres névroses. Durant des années je ne rencontrerai que des miroirs. Puis un jour lointain je saurai que je peux enfin franchir son seuil. »

Les souvenirs de Tom font du ricochet entre les deux rives de la mémoire et du présent.

Au présent, il doit trancher des disputes de "hors jeu", lui qui n'a jamais compris cette règle de base,entre un public aussi clairsemé que la pelouse et les parents aficionados.

Au passé, avec Pierrot, l'amitié était muette, tacite ou imaginaire, épisodique et réconfortante.Unilatérale peut-être.

Peut-être que là-bas les clients ont sorti les pizzas en cour de cuissons, éteint les feux du piano, réglé les additions qu'ils avaient eux même établit à l'aide du menu et laissé des pourboires.

Il voit son héritier courir sous la pluie, glisser dans la boue, sortir du terrain et se voit lui faire honte en le couvrant d'un poncho devant ses potes, sur le banc de touche. Il a toujours peur que ce grand corps dégingandé perde un os à la poursuite d'un ballon ou s'enrhume sous la pluie.

Pierrot, c'est, c'était l'un des rares dont la notoriété ne se chiffrait pas en gramme d'alcool mais en tonne de bouquin qu'il avait lu. Pas de quoi faire une icône pour Tom mais concevoir du respect pour la sagesse de cet homme qui avait, pour de mystérieuses raisons raisons sentimentales, quitté sa réussite de banquier prospère pour une vie plus petite de boulanger déraciné propriétaire d'un terrain et de deux ânes sur la route de M....

Le match est perdu sans tristesse, "l'ami " est partit avec sa sagesse.

Tom a son compte de statues, pourtant il a envie de poser une gerbe discrète aux pieds de celle-là.

Un peu plus au nord, un peu plus tard, il y en a un qui chausse ses rollers pour un moment de silence hors de la maisonnée indifférente et bruyante,s'enfuyant pour un dernier tête à tête.

Le trottoir de l'avenue Thiers est couvert des feuilles mortes de "Prévert et Cosma" comme un paillasson à l'entrée du monde de "l'en dessous".

Tom B. Dunid s'arrête entre les deux rives sur le pont de pierre. Au mitan du monde virtuel où coule son sang, rive gauche et rive droite, celui du monde réel où réside l'enveloppe de chair. Au milieu, entre le maelström de l'en bas où s'agite la Garonne et le ciel entre chien et loup, déchiré de cirrus du monde de l'en haut.

Il y a, à l'intersection de ces deux médianes, l'alcôve du temps suspendu où il aime à rêver.

Peut-être que le monde absurde respectera une minute de silence tandis que Pierrot hésite entre ces deux versions de la vérité et que durant ce répit....

Quelque part en Absurdie:

Peut-être que cette mère afghanne aura vendu un bon prix sa petite fille de 8 ans pour payer l'amputation de son fils de quatre ans.

Peut-être que l'on trouvera à nouveau du Lindt 99% à Karouf.

Peut-être que la matrone ne trouvera pas un tesson de verre et de la main d'oeuvre pour immobiliser une enfant à exciser qui conservera son clitoris un jour de mieux.

Peut-être que l'on se qualifiera pour la coupe du monde et que le fiston cessera de prendre 2/0 sur des terrains de foot anonymes.

Peut-être que le joystick du F15 Strike Eagle s' enrayera à l'instant de lâcher le fer et le feu de la croisade contre le Mal de là-bas, pour la coke et le pétrole du Bien d'ici .

Peut-être que l'on cessera les rediffusions de "La petite maison dans la prairie" sur M 6.

Peut-être que le jerrycan d'essence paternel sera vide ou le briquet en panne au moment d'enflammer son bébé fille pour ne pas payer une dot ruineuse dans 15 ans.

Peut-être que la taxe d'habitation et les prix cesseront de flamber.

Peut-être que pendant ces quelques secondes les enfants cesseront de mourir de faim et les femmes battues de la violences des hommes.

Peut-être que Christophe ou Christine ouvriront leur galerie d'art.

Peut-être que Josiane Boudin cessera de réveiller sa fillette à 6h pour passer 3 heures dans les transports entre la mamie, nounou improvisée et son mi-temps/trois quart de SMIC qui l'occupera jusqu'à 21 heures.

Peut-être que La Madonne et Angelina cesseront de visiter les orphelinats du tiers monde comme on feuillette un catalogue sous les objectif des photographes.

Mais rien n'est sûr!

"La sagesse de Sénèque n'empêcha pas la folie de Nèron".

En tout cas le record de Pierrot sur le flipper du Bar de la place n'est pas prés de tomber: Le taulier a débranché la machine!

Salut Pierrot!

Les sujets se suivent mais ne se ressemblent pas. C'est la vie qui est indécente: un ami parti discrètement, un sage assurément, mon ami Pierrot.
Luca Giordano, La mort de Sénèque, vers 1684 huile sur toile 155 cm x 188 cm © [Louvre.edu] - Photo Erich Lessing.

samedi 14 novembre 2009

Blowjob

Magritte et Photographe : Lara Alegre.
vu chez Ladyblogue
Encéphalogramme plat. Sujet à risque.
No comment!
"Tant pis, j'avais trop d'amies de toutes façons."

vendredi 13 novembre 2009

Anne One I Mats.3/3

Rébus:point final du tryptique: Paul & Mick; Rébus & bonus; Anonymats.
"C'est à cela que ressemble, Tereza le sait, l'instant où naît l'amour : la femme ne résiste pas à la voix qui appelle son âme épouvantée; l'homme ne résiste pas à la femme dont l'âme devient attentive à sa voix." M.Kundera, L'insoutenable légèreté de l'être.
Mais aussi !ou !ou encore
La citation de Kundera?
Rien à voir!
Mais ça fait du bien de se soutenir l'être réputé léger le matin de bonne heure.
Rien à voir? un peu quand même!
L'anonymat qui traine ici et là sa quête identitaire et qui guette l'âme frère ou soeur , est un appel dans ce magma invisible.
Bon, la soluce:
En grossissant les photos, on voit le calendrier qui indique le 26 juillet. St Anne.
Le personnage de papier qui rattrape celui qui sort du cadre , la main secourable qui lui évite la chute, charitable rappelle ma première syllabe et suggère la deuxième: One.
Unité en anglais. The one. Le seul. L'Unique.Trois lettres intéressantes de l'être.
NéO, l'élu de "Matrix"; Noé, l'arche! celle qui contient tous les ADN de l'humanité. La connotation messianique simultanément sauveur, générateur d'espoir et gardien des identités génétiques
Le I pour faire la jonction avec la forêt de mats, la nuée d'Anne One I mats.
Un appel pour qu'ils en sorte de l'anonymat, qu'ils ouvrent le verrou dans la tête, qu'ils cessent d'envoyer des bouteilles à la mer, des mails, de regarder par le trou de la serrure, qu'ils franchissent le mur et passent à l'ouest: qu'ils prennent un pseudos!
Puis, le flux des idées m'amène de la vague, le ressac: positivant je me dis que si l'oeil est joli, il embelli ce qu'il regarde.
Un blog est comme un mur qui appartient à celui qui le regarde.
Devise de graffeurs et de taggeurs que j'approuve sauf quand ils viennent graffer le mien, de mur.
Le labyrinthe est celui de la pensée qui s'égare, des rêves qui s'oublient dans le renoncement.
Les Hellénistes se souviendront de la Crête du roi Minos, du rite sacrificiel de la jeunesse des deux sexes livrée en pâture au Minotaure symbole de la mort.
Les empiristes se souviendront de la morale qui vainquit le mal avec l'astuce d'Ariane, simple comme un coup de fil, associée au courage de Thésée.
Les freudiens y verront la parabole sur la sexualité, la domination, la mort, petite comme finalité de l'orgasme ou grande comme le danger de l'amour, du sexe qui dévore.
Les féministes y verront la contrainte ou le viol, les mariages forcés, l'aliénation de la femme, l'origine du mal et la prégnance du mâle dans cette fourniture de chair fraîche au vieux beauf.
Les plus torturés verront dans ce Minotaure reclus, l'enfermement des fous, le bannissement des êtres différents, la rétention de l'étranger, la diabolisation du mal.
Bienvenu dans ma tête!
Bonus étant le texte "Boite à l'être" que j'adresse à l'anonyme lectrice qui pour moi n'est pas si inconnue.
Crédit image:
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jeudi 12 novembre 2009

Rebus & bonus.2/3

Réponse: tout à l'heure!
Boite à l'être.
Prés d'elle était un livre entrouvert comme un fruit entamé.
Pénétrante,
indécente et seule,dans le labyrinthe du songe, elle

s'était endormie, de plaisir peut-être, de bonheur sûrement!
P.S: On clique sur les photos, elles franchissent le mur à

Check point Charly et, passant à l'ouest de l'écran , elles grandissent.
Que la lumière soit!
P.S: Je t'aide.C'est un mot de quatre syllabes. Sujet A et DE polémique. Il ne faut prendre en compte que les quatre premières images de droite. Celle de "Big brothers" est là pour mon boss* qui est venu regarder par le trou de la serrure vers 11h et les quatre photos finales sont un condensé des angoisses du sujet de ce rébus.
*t'inquiète pas, je serai au taf à l'heure ce soir.

mardi 10 novembre 2009

Paul & Mick.1/3


J'ai trouvé, par hasard quelque part sur la toile, un texte de notre maître à tous, sauf un, que certaines d'entre vous connaissent.
Comme d'habitude, c'est vif et plein d'esprit.
Cependant, c'est assez tendancieux et le talent ne doit pas être au service du mèpris.
Et de toute façon, j'aime bien déboulonner les statues. Surtout celles qui sont trop grandes pour moi.
Face A:
"Il y a, dans l’acte de bloguer, et sur Internet en général…un encouragement vivace à l’anonymat. L’anonymat se pratique à l’aube, à l’heure ou la ville sort péniblement de sa torpeur, ou bien alors tard le soir, quand les enfants sont couchés, que les couples s’enfoncent profond dans les canapés, devant la télé. Le blogueur anonyme se débarrasse alors de son identité de la journée, il délaisse son manteau social sur le dos de la chaise. Il se sert un café ou un thé. Il s’installe sur son petit bureau cosi, coincé entre la plante artificielle et la lampe Ikea. Enfin installé, le voici prêt à entamer son petit plaisir solitaire dans de secrètes activités cérébrales. Patiemment, savamment, un sourire courtisan au coin des lèvres, il pratique des associations d’idées tortueuses, il fait sa petite fête à l’imagination. Il se délecte des délices de la pensée, libre dans une petite solitude feutrée, comme une récompense de fin de journée. Le blogueur anonyme est satisfait, il entretient son petit mystère et partage avec un public d’autres anonymes gagnés d’avance, son goût pour la dissidence bourgeoise et la subversion un peu frustrée. Il prend son temps, choisit ses termes, entreprend sa rédaction patiente, méditant ses adjectifs et son verbe, n’omettant jamais de consulter son petit dictionnaire des synonymes toujours posé à côté de lui. Le blogueur anonyme, il se recrute dans toutes les couches de la société, de l’homme de lettres au petit comptable, du boulanger à l’ingénieur en aéronautique. Internet lui offre cela, la possibilité d’entretenir l’anonymat non plus dans sa notion d’être perdu dans la masse, mais plutôt dans celle d’endosser une seconde peau telle une vocation jusqu’ici injustement méconnue. Et quels mystères en vérité ? On serait bien ennuyé de parvenir à les percer. Savoir que derrière celui qui se cache, derrière cette bête de sexe, ce petit génie satyrique, ce défenseur de la veuve sans l’orphelin, ce critique acerbe de la politique, ce jongleur des mots, ce poète inconnu, il n’y a pas bien grand-chose à cacher. Rien de condamnable, rien de ridicule, rien de singulier, rien même de bien honteux. On serait bien avancé de le voir là, remplir sa machine à laver, chercher ses clés de voitures, gronder les gosses qui mettent encore des miettes sur le canapé, pester contre le voisin qui passe la tondeuse le dimanche. A vrai dire, son secret ne vaut même pas le coup. Comme toutes ces questions qu’on se pose à propos de ce vieil ami d’adolescence qu’on à perdu, qu’on imagine parti vivre en Inde, et puis qu’on retrouve à Roubaix, et qui nous raconte le cancer de Roseline, la petite dernière qu’a raté son bac, Mireille et son accouchement difficile et puis Jean Paul qui est encore au chômage. Voilà tout ce qu'on peut trouver finalement derrière tout ça. Mais enfin, ils y tiennent quand même les blogueurs à leur anonymat, ça leur laisse des possibilités, exister dans les pensées des autres, dans les rêves des autres, dans leurs rêves à eux…" Fishturn (Blogueur anonyme)
La réplique
D'un shyzo à l' autre.
Face B:
Je courais.
Comme d'habitude, j'avais étiré la phase du bonheur sise entre celle de l'échauffement et celle de la récupération, par un run plein d'endorphines. J'en étais à la retombée de la récup quand j'entendis le tap tap des pas de l'anonyme dans mon dos. Je ne l'avais pas vu venir. Il me dépassa sans me regarder avec son allure toute neuve, chaud mais pas fatigué. Il m'ignora dédaigneusement alors qu'il me guettait, tapi pour me surprendre de sa foulée "sublime forcément sublime".
Il est seul à savoir ma fatigue et sa forme, il jouit de me laisser sur place. D'habitude je le laisse jouer seul sa compétition sans adversaire.
Aujourd'hui je lui emboite le pas et parviens à Sa Hauteur.
Quelle ne fut pas ma stupeur de le reconnaitre?
Il n'est pas anonyme c'est un pseudo vivant. Ex Bloggeur talenteux et compulsif, il est de notre monde. Il en est le pléonasme et le métalepse. L'antécédent et le conséquent aujourd'hui paradoxe toujours en quête d'excellence. Chez moi, il est encore et toujours, une légende pisciforme qui tourne sur une télé éteinte dans un bocal Conforama plein d'eau Ikéa sans But et encore sans mémoire.
Il nous donne une leçon de texte avec des phrases construites habilement de protase en apodose.
De la philosophie il cultive le sens plutôt que l'étymologie. A l'amour de la sagesse, il rajoute sa science du sophisme. "Caressez un cercle il devient vicieux" et sa philo perso devient redondante psychologie, théologie, obscurantisme dans le même glissement sémantique.
A force de métonymie, à coup de tropes et de prétérition, qu'il confond avec persuasion, il feint de dire tout en disant clairement la suspicion que lui inspire le bloggeur lui taillant un habit de délateur.
"Anonymat; Courtisant, Petit bureau; idées tord- tueuses; Petit dictionnaire; Subversion frustrée; plaisir solitaire."
Dans son monde élitiste d'amalgame et de mépris, "Les comptables sont petits et les ingénieurs ont les goûts de chiotte des boulangers".
Le débit de sa logorrhée mesurée à l'aune de l'herméneutique alimente sa rhétorique et écrase son lecteur de sa richesse et de sa forme le laissant sur place, coi et pantois dépassé par cette attaque qui ne dit pas sa sournoiserie.
Bloggeur avocat devient bloggeur procureur et moqueur. Il connait notre monde de l'intérieur.
Il est le tailleur de Fernand Raynaud qui impose et déforme l'apparence de son client pour le faire entrer à tout prix dans ce costume qu'il nous a mal taillé. Mais:"y a comme un défaut."
Il change d'habit comme on change de maître, pourtant son nouveau costume de procureur est encore trop grand pour lui. Alors, il enfle de la tête et des chevilles, s'emplit d'air et d'importance prenant des risques de baudruche à la rencontre d'une aiguille.
Et pshiiit : Le démon du dedans s'enfuit vers l'en dehors pour un autre démon. Le solide, qui ne l'était pas très, devient gazeux.
Dans l'azur se con dansant* devient liquide et nous arrose de sa pluie acide.
Blogger ou balancer, il faut choisir! Cette parisose te serviras de prolepse.
A toi de faire, Fish!
Du quatuor Paul et Mick, Hank Kholer nous a quitté.
Il reste, pour quelques temps encore, Alex Cessif son hyperbole et sa schizophrénie.
Serviteur!
*ne te vexe pas , Fish j'aime le calembour facile.
P.S: Je sens que je vais en prendre une, moi.

dimanche 8 novembre 2009

One more time*.

De plume et de sang. (variante versifiée de "Rencontre.....")
Elle est de plume et de sang
Son amoureuse épistolaire
Elle a de la plume, le talent
Il a fini par lui plaire
Elle a du sang, le courage et la fièvre
Lui son cas est réglé, simple et évident
Elle a des mots, la ferveur au bout des lèvres
Elle a du sang, la vie et l'envie
De mordre à pleines dents
Liberté OU solitude il a du choix, le dilemme
Affaire de conjonction de coordination
Liberté ET solitude il choisit celle qu'il aime
Du ver à l' étoile, la future intersection
Le calendrier compte les jours, énumère les saints
qui inexorablement le rapproche des siens
La rencontre est prévue sur terre
Elle y a consenti, généreuse, limpide et claire.
Déjà et enfin elle arrive à peine moins jolie
que Psyché, Vénus et Aphrodite
Et lui, plus encore éloigné d'Adonis
Mais la chose était sue puisqu'elle était dite
Il vit en l'apercevant tout à son émoi
une femme pour la première fois
Le choc des premiers pas, des naissances
des amours successives, idéalisées
Enfin et trop tard en découvrir l'essence
De sa quête infructueuse, jamais récompensée
Que l'espoir lui apporte, que le hasard amène
Dans sa tête encore, conservait son hymen
Il comprit in petto
Que de l'amour, sentiment allegro
Bien que croyant
N'en fut jamais pratiquant.
[interlude]
Deux sommeils antagonistes détachés
Puis le besoin à Elle, de s'approcher
Au coeur de la nuit, habiller sa nudité de ses mains
A la forme de ses seins
Pour quelques heures siens
Désormais, plus de place pour les larmes
Absence et présence, intimes, en harmonie
Le manque d'Elle vaincu par du souvenir, le charme
De chaque nuit blafarde fait une symphonie
Hier, de la rencontre d'une adulte et demi
Aujourd'hui, deux adultes accomplis
S'embrassent et se quittent
Cassiopée, Beltégeuse, Alpha du Centaure, météorites
Le voilà désormais dans la cour des grands
Inaccessible étoile, comme l'absinthe interdite
Orion, Comète de Halley, étoile filante et de passage
Elle reviendra, c'est d'Hermés le message.
Elle est de plumes et de sang.
Elle est joyau, ivresse, bonheur et il est son amant!
*à lire deux fois.

samedi 7 novembre 2009

No one.

Source: Pierre Farel. Tous les personnages de l'artiste sont sans visages, mais il est sympa il retire les bourrelets et rajoute des cheveux.
Des corps mais pas de visages.
No one: personne, comme nous!
Pourquoi ce post?
Parce qu'il doit y avoir l'anniversaire de la naissance de quelqu'une quelque part. L'Inconnue. Personne. Une nouvelle étoile.
On y va?
Et le sixième jour Dieu a dit:
"-que la lumière soit!"
et la lumière fut.
Enfin, d'après Victor Hugo: "La légende des siècles"
Novembre a commencé comme toujours par la fête des morts et de tous les saints. Détestable et inéluctable habitude. Puis viendra le 11. L'armistice. Fin de boucherie production.
Entre les deux, au delà du mitan, mais comment faire avec un chiffre impair,c'était déjà hier, Novembre avait six jours et d'une étoile nouvelle, la lumière fut.
Comment s'appelle-t-elle?
L'inaccessible?
No one!"
"Et pourtant elle tourne"
Et elle en fait, des révolutions dans le coeur des hommes.

"Quand tu aimes il faut partir

Quitte ta femme quitte ton enfant

Quitte ton ami quitte ton amie

Quitte ton amante quitte ton amant

La monde est plein de nègres et de négresses

Des femmes des hommes des hommes des femmes

Regarde les beaux magasins

Ce fiacre cet homme cet homme ce fiacre

Et toutes les belles marchandises

Il y a l’air il y a le vent

Les montagnes l’eau le ciel la terre

Les enfants les animaux

Les plantes et le charbon de terre

Apprends à vendre à acheter à revendre

Donne prends donne prends

Quand tu aimes il faut savoir

Chanter courir manger boire

Siffler

Et apprendre à travailler

Quand tu aimes il faut partir

Ne larmoie pas en souriant

Ne te niche pas entre deux seins

Respire marche pars va-t-en

Je prends mon bain et je regarde

Je vois la bouche que je connais

La main la jambe le l’oeilJe prends mon bain et je regarde

Le monde entier est toujours là

la vie pleine de choses surprenantes

Je sors de la pharmacie

Je descends juste de la bascule

Je pèse mes 80 kilos

Je t’aime"

"Quand tu aimes il faut partir"

Je note et je pars! Merci Blaise Cendrars

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