dimanche 25 février 2018

Obsédé textuel

Lettre à: (emplacement à louer)

Amoureux des mots, des textes sombres à l'humour désabusé, parfois facile. Cynique, naïf consentant ou lucide complaisant, érotomane juste avant l'obsession, chez lui le goût de la perfection domine l'action, l'inhibe parfois, l'éteint quelquefois, la stimule rarement et tantôt l'inspire.

A la recherche de la perfection, sa procrastination est pathologique. Pourtant, remettre au lendemain est le temps nécessaire à la collecte, et quand les paramètres de la réussite sont réunis, l’action, polluée par le doute, ne suit pas toujours sa pensée.

Curieux désordonné, stakhanoviste paresseux, intermittent de l'effort, il a l'oxymore maladroit et l'éclectisme persistant. Enclin au mauvais goût et exclu du succès, il est sublime dans l'erreur. Son humour est pesant ou indécent, sa syntaxe approximative et son orthographe hésitante. L'herméneutique révélerait la pauvreté du vocabulaire, mais qui s'en souciera?

Derrière l'apparente volonté se dissimule l'obsession et sous le langage, la stratégie. Le courage n'est qu'imprudence, l'enthousiasme, impatience et l'ambition, démesure et arrogance.

De désordres inoffensifs en indignations passagères, parfois animé d'un soupçon de cohérence jusqu'à vouloir transformer le hasard en destin. Pourtant IL n'est qu'une promesse!

Voilà! Habillé pour l'hiver l'Excessif et ses semblables.

Une fois séparé le bon grain de l'ivraie, seules resteront les plus persistantes: n'est-ce pas chez nos compagnes fendues que l'on trouve en quantité, le courage et la constance?

A vous lire!

samedi 17 février 2018

Amazone(s)

A ma zône


   "Vous qui passez sans me voir"
   "Tu m’as déjà lu" dis-tu, pourtant:

    A force d’avoir lu, dit, écrit et aimée, as tu encore assez de musique dans le cœur pour faire danser ta vie ? A force d’avoir dispersé les nuages au dessus de ta tête, à force d’avoir souvent connu la flamme, chatte échaudée craint l’eau froide. Pourtant depuis la découverte du feu, nous n’avons plus jamais froid et il faut se souvenir que la perfection est immobile.
 
    Je ne te connais pas assez pour dire si tu appartiens à cette élite des femmes autonomes. Certaines deviennent des forteresses vides entourées d’anciennes amitiés. Ou d’anciens amants. Parfois distantes et mutiques, elles sont douées d’une parole rétive à l’adresse de l’inconnu qui passe: "Je te vois venir avec tes gros sabots, ce n’est pas demain que je vais baisser le pont levis pour le premier mort de faim venu " !
   Mais qu'en est-il de leur propre appétit ?
   Elles affichent ou s’imposent un "cahier des charges" listant un rapport à l’humain protégé, équitable, social et respectueux. Sans risque et sans exposition, elles élèvent discrètement des enfants, s’entourent, caressent quelques animaux dociles et dépendants, fidèles comme un chien. Il n’y a plus de loup !
   Guerrières invaincues, louves solitaires, amazones prêtes à sacrifier un sein pour tirer à l’arc, blessées d’un divorce, meurtries d’une amitié déçue, trahies par un homme, ce sont des petites filles aux genoux écorchés qu’aucun garçon n’est jugé digne de porter le cartable.
 
    Elles rentrent seules dans la cour des grands.

    Parfois elles laissent un étranger feuilleter quelques pages de leur journal intime au printemps des bourgeons, au chevet de leur table, si la concomitance livre à domicile la chair de leur faim.
En tout cas merci du temps que tu m’as accordé.

dimanche 11 février 2018

Cappillotractage


Conscience . Mécanique de la

C’est  fou ce que tous les êtres humains se ressemblent quand la pression se fait trop forte : ils ne sont intéressés  que  par une seule chose : leur propre survie !
Qu’y a t-il de plus mauvais en soi ? Ce que l’on fait pour survivre ? Qu’as-tu commis pour survivre ? Et plus banalement qu'as tu fais pour briser les barreaux d'une existence captive le temps d'une permission de sortie? Qu’importe, c’est private ! Par contre il est utile de prévenir : dans la confidence murmurée à chaque vacance de l’esprit, il n’y aura pas de repos. Même si ton smarphone te tient compagnie jusque dans les chiottes, tu retrouveras, dans un remord,  tout  ce – tous ceux et, la pire forfaiture, celle – que tu as sacrifié pour survivre, puisque tu as réussi mon grand : tu as sur-vécu ! 
C’est pour cela que tu redoutes autant chaque nuit  et chaque jour d’une vie accompagnée de fantômes. Ce bal où danse le chagrin dans les bras du souvenir une valse à trois temps, une valse à mille temps qui tourne comme une malédiction.

Sur-vivre, c’est une re-mort. Alors qu’il suffisait, tout doucement, de vivre sans remord !

"Le déterminisme est une notion philosophique selon laquelle la succession de chaque événement est déterminée en vertu du principe de causalité, du passé et des lois de la physique." 
Ou de la morale



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